NEW WAY

Une ville mise sous quarantaine où des personnes se découvrent des pouvoirs.
 
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 A deux on est toujour plus fort |Ian|

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Salome Patterson

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MessageSujet: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Mer 30 Juil - 13:23

Cela fait dix ans qu’elle connaît Ian.
Dix années d’amitié qui a parfois dérapé sur quelques baisers désirés aboutissant dans ses bras puis dans ses bras.
Dix années que la jolie Salomé est le témoin de son attachement à sa défunte tante.
Elle savait qu’il était anéanti depuis ce décès qui en faisait à présent un orphelin prisonnier dans sa ville d’adoption.
Et pourtant, le jour de l’inattendue explosion, leur attachement l’un à l’autre et l’affection qu’ils se portent n’a pas suffi à les sauver d’une dispute.
S’il avait accepté qu’elle le raccompagne alors qu’il était totalement ivre, ils auraient pu ensemble se réfugier dans un abri et elle ne serait pas victime de ses étranges hallucinations.

Toutefois, même si au moment où il quitta le bar investi, elle lui cria qu’elle ne voulait plus le voir, elle avait couru après lui quelques minutes plus tard et aujourd’hui, elle tenait absolument à renouer avec ce dernier. Elle tenait à lui parler en tout confiance de ces phénomènes étranges qu’elle ressent de plus en plus fort, au point qu’elle ne parvienne plus à justifier ses hallucinations persistantes, elle voulait savoir où il était, s’il vivait la même chose qu’elle et surtout, lui demander de l’aider dans sa recherche d’un alibi correcte.

Combien de temps encore les militaires vont ignorer l’université ?
Combien de temps encore va-t-elle réussir à cacher son mensonge ?
Que va-t-il lui arriver lorsque quelqu’un découvrira qu’elle n’a pu rejoindre un abri assez tôt ?
Que va-t-on lui faire ?
Trop de questions sans réponse, elle devait parler et Ian, bien qu’il soit en conflit pour l’instant, restait la meilleure personne pour se faire.

Salome enfila donc un jean’s et une blouse noir et bleu avant de prendre le métro vers la maison de son meilleur ami. Respirant une bonne fois pour se donner du courage, elle cogna la lourde porte, attendant qu’on lui ouvre.


« Oh… mais on dirait bien que c’est la petite Paterson… » s’exclama un groupe de jeunes de la faculté qu’elle ne pouvait pas encadrer. Elle se retourna donc lentement, un sourire faussement joyeux au coin des lèvres, feintant l’indifférence alors qu’elle n’était absolument pas dans l’état d’esprit parfait pour affronter ces railleries.

« Mon cher Julien, comment vas-tu ce matin ?
- Tu es venu voir si ton petit ami est sorti de son trou à rat ? Quand on est sorti de l’abri, lui, il était déjà dans sa maison….je parie il est resté dehors… »

En voilà un de plus, un autre petit merdeux qui se sent obligé de spéculer sur la vie des autres. Certes, Salomé avait eu de la chance, mais elle imaginait mal Ian, aussi bourré soit-il, de manquer de discernement au point de rentrer chez lui malgré l’alerte. Dès lors, de colère et surtout surmenée, elle répliqua :

« Il te l’a avoué ? Il t’a dit qu’il était contagieux ? Il lui pousse de furoncles horribles sur le corps.... Heureusement, ça ne se voit pas sur son visage... »

Elle avançait tout doucement en direction du petit caid de la fac tout en continuant à « inventer » n’importe quoi, le doigts en direction du petit voyou dont il est question :

« Et comme tout le monde sait qu’on couche ensemble…..si j’étais toi, je courrais vite avant que je te touche…. »

Ils firent tous un pas en arrière et partant dans un grand rire, Salomé se redirigea vers la porte d’entrée en ponctuant par un sarcasme la pathétique scène à laquelle elle venait de participer :

« Tu es Ridicule mon petit Julien »
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Ian Parker
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MessageSujet: Re: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Lun 4 Aoû - 15:56

    La journée venait à peine de commencer, Ian avait déjà mal au crâne. Il avait chaud, très chaud, trop chaud. Il activa sans regrets, la climatisation, rajoutant également l’aide des, non moins précieux, ventilateurs. La désagréable impression d’être tombé en plein milieu d’un désert avide de tout sentiments humains, de toute forme d’humanité empiétait sur son moral. Oui, pour lui, New Way était devenue un désert. Plus de réel humanité, parsemé de suspicions, de doutes, d’accusions, de commérages … L’horreur en somme. Pour quelqu’un qui avait quelque chose à se reprocher comme lui : Avoir été dehors quand il ne fallait pas ! Certes, il était persuadé de ne pas être le seul, il le savait, un certain Joe Kenter, avec qui il avait eu une discussion la vieille semblait vraiment partager ses dons. Bien qu’il l’ai cru sur le coup, aujourd’hui, il s’accordait le bénéfice du doute. Tombant également dans la spirale d’interrogations de la ville.

    On frappa à la porte, Ian fit quelques pas en direction de l’entrée, avant de se stopper net, et d’entendre des voix, qui lui étaient plus que familières … Salome était ici. Qui est ce allez vous vous demander ? Sa meilleure amie. Celle qui connais depuis plus de dix ans. Celle qui sèche ses larmes, celle à qui il sèche ses larmes. Celle avec qui, il partage fous rires et gros délires. Celle avec qui, il eut des premières fois … Première cuite, première clope, première si, première ça … etc ^^ Une belle relation qu’ils avaient réussis à entretenir malgré leurs attirances physiques, souvent purement sexuelles, comme si l’instinct les dominaient. Elle restait avant tout, sa meilleure amie. Ian se mordit les lèvres à l’écoute de ce qu’elle subissait par ses pauvres ingrats, qui ne manqueraient pas de remettre à leurs places s’ils continuaient à importuner Salome ainsi ! Mais il laissa faire … Sachant que Sal’ était dotée d’une répartie des plus exceptionnelles, c’était une fille belle, douée, intelligente ! Qui savait quoi faire, quand le faire et pourquoi.

    Citation :
    « Mon cher Julien, comment vas-tu ce matin ?
    - Tu es venu voir si ton petit ami est sorti de son trou à rat ? Quand on est sorti de l’abri, lui, il était déjà dans sa maison….je parie il est resté dehors… »

    Il entendit dire qu’on le suspectait d’être resté dehors ! Ian eut la mine soudainement plus inquiéte, de panique, il s’alluma une clope, alors qu’il venait d’en finir une, à peine … Toujours planqué derrière la porte, il l’écouta ce qu’il se disait …

    Citation :
    « Il te l’a avoué ? Il t’a dit qu’il était contagieux ? Il lui pousse de furoncles horribles sur le corps.... Heureusement, ça ne se voit pas sur son visage... »

    C’était bien elle ça. Prête à tout pour défendre son « Ianou », comme elle s’amusait à l’appeler de temps en temps. On sentait réellement dans sa voix une grande affection, une grande détermination à prouver l’innocence de cet être aimé, comme un frère.

    Citation :
    « Et comme tout le monde sait qu’on couche ensemble…..si j’étais toi, je courrais vite avant que je te touche…. »

    Une petite touche d’humour, qui fit ouvrir la porte à Ian, fier de voir qu’une fois de plus, elle s’est avec brio, sortie d’une situation désagréable !

    Hey salut toi …. Il l’as pris dans ses bras en guise de salutations, mais surtout, avec grand besoin de réconfort … Je suis désolée … Dit elle sans aucune once d’hypocrisie. La retrouver, et la serrer dans ses bras, cela lui avait beaucoup trop manqué, il avait eu peur de la perdre, il ne referait plus les mêmes erreurs…
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Salome Patterson

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MessageSujet: Re: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Lun 11 Aoû - 16:53

Voir Julien détaler comme un lapin arracha à la jolie brune un large sourire satisfait. Ce qu'il pouvait être bête. Julien était de ces jeunes gens agréable à regarder au premier coup d'oeil mais enlaidi par sa méchanceté, à mesure qu'il s'exprime. Toutefois, bien qu'elle s'amusait de la situation, cette persistante inquiétude qui lui noircissait le coeur reprit de l'ampleur. Rire quelques instants lui avait pourtant fait du bien. Cela devenait si rare.

Tout d'abord, il y avait cette dispute avec son cher Ian, ce jeune homme si cher à son coeur qui, depuis plus de dix ans la console lorsque Sarah lui cherche querelles, qui essuie ses larmes si d'aventures son coeur est brisé, qui la ramasse lorsqu'il lui prend l'envie de trop boire, qui est toujours disponible quand elle a envie de sortir, qui lui ouvre les bras lorsqu'elle a besoin de tendresse, qui a fumé sa première cigarette avec elle caché dans les toilettes de l'école, qui est venue la chercher lorsqu'elle a fait le mur, qui l'a couverte pour ses parents.....bref, son meilleur ami qui depuis le début de l'adolescence est à ses côtés et qu'elle n'a pas su comprendre la veille de l'explosion.

Il était parti fâché et si elle a voulu le suivre et le retrouver lorsque les sirènes de la ville retentirent, elle a causé ses propres angoisses en finissant sa course à terre, évanouie, inconsciente. Ensuite, la tension permanente au sein des rue de New Way n'était pas pour la rassurer. Vivre normalement - ou le plus normalement possible - était à présent l'une de ses préoccupations premières. Dès demain, elle trouverait du travail mais pour commencer, il était impératif qu'elle recolle les morceaux avec son meilleur ami qui d'un geste rapide, venait d'ouvrir la porte au moment même où la belle Salomé venait d'accentuer le ridicule de Julien dans une touche d'humour cynique totalement de circonstances.


« Ca me fait du bien de te voir » chuchota-t-elle à l'oreille de son ami lorsqu'il la serra fort dans ses bras.

Temple de sa religion, c'est l'endroit où elle se sentait le mieux et ce, depuis que son coeur fut brisé par un imbécile de la même trempe que ce Julien. Elle n'y faisait plus jamais allusion, elle était guérie grâce à l'attention de son meilleur ami qui, il fallait bien l'admettre, n'avait plus qu'elle à New Way depuis le décès de sa tante. Salomé déposa alors sur la joue de Ian un léger baiser en guise de bonjour et s'approchant de son oreille, lui chuchota qu'elle devait impérativement lui parler.

A qui d'autres pouvait-elle confier ces phénomènes étranges dont elle est victime ?
D'autant plus que leur fréquence augmente et que d'un matin de temps à autre, moins d'une semaine suffit pour qu'il se compte en nombre régulier...
Chaque matin...
Chaque soir...
Elle devait constamment veiller à s'observer dans un miroir, pour cacher son nez, sa bouche ou ses yeux s'il changeait de formes ou de couleurs.

Elle se libéra, certes à contre-coeur, de l'étreinte amicale d'un Ian qui suscitait également son inquiétude, afin de le pousser légèrement vers l'intérieur et de refermer la porte derrière elle. Prenant la main de ce dernier, elle l'attira un peu plus avant dans cette maison qui n'était pas la sienne mais où elle avait passé tant de temps. Quelques souvenirs envahit sa tête et la nostalgie s'empara alors de son coeur. Il fut un temps où elle aurait déjà été accueillie par des cookies, un sourire radieux et des compliments à tout va.. .La tante de Ian allait lui manquer et elle se doutait qu'il devait être plus que difficile pour lui de vivre dans cette maison, pleines de souvenirs et d'éclats de rire.

Un peu nerveuse, se demandant comment elle allait bien pouvoir aborder le sujet qui la tracasse. Volant des mains et de la bouche de Ianou la cigarette qu'il consumait, elle aspira une bonne bouffée et recrachant le polluant qui lui brûlait les poumons, elle se tourna face à son meilleure ami, l'obligea à s'asseoir sur le sofa d'une pression des mains sur ses épaules et annonça gravement :


« Ian....j'ai un problème, un grave problème et je sais pas comment le gérer, j'ai personne à qui en parler à part toi et je m'en veux terriblement à cause de notre dispute....en plus, l'endroit ou tu étais pendant l'explosion est plus que capitale... Pour ta santé, pour ma survie...J'ai toujours pu te faire confiance Ian et je sais que ça ne changera pas de si tôt...malgré tout, je dois admettre que je suis vraiment morte de peur... Ou étais-tu Ian ? »

S'il était dehors, il pourrait monter un mensonge ensemble.
S'il était dans l'abri commun, elle ne pourrait jamais faire croire qu'elle était avec lui.
S'il était dans un abri seul, elle pourrait toujours laisser croire qu'elle était avec elle dans celui qu'elle à trouver en cours de route et de recherche..

Toutefois, si l'on parle de probabilités, combien y-avait-il de chances qu'il soit ailleurs que dans l'abri commun ? Peu.....
Par contre, qu'il soit dehors, alors qu'il était saoul, semblait beaucoup plus probable mais dans ce cas, souffrait-il lui aussi d'hallucination ?
Son corps changeait-il de forme ?
Pourrait-il comprendre Salome sans la prendre pour une folle furieuse ?
Pourrait-il la rassurer comme il avait toujours su le faire ?
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Ian Parker
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MessageSujet: Re: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Mar 12 Aoû - 15:51

    Elle lui rendit son étreinte, chaleureusement, comme elle savait, là aussi, si bien le faire. Elle devait se douter pertinemment, que lui aussi n’allait pas vraiment.. ce qu’on pourrait qualifier de « bien ». Il y avait le décès de sa Tante, encore trop tôt à digérer pour le jeune homme, mais également, la fameuse journée du 13 octobre ou ils s’étaient tout deux déchirés comme jamais. Violemment, excessivement en somme. Jamais, jamais, jamais, ils n’étaient allez aussi loin dans leurs disputes. Ian n’avait pas su, ce jour là, gérer ses émotions, il n’avait pas su faire preuve de patience, il n’avait pas su faire preuve d’objectivité, et s’était enfermé dans sa peine, peut être un brin égoïste, mais il n’avait pas su partager cette douleur avec son amie de toujours. Il n’avait pas su être celui qu’il avait été durant toutes ses années.

    Ce 13 octobre, ou tout as basculé, ce 13 octobre, ou il s’est retrouvé dehors, à errer saoul, dans les rues, pendant qu’elle, devait se morfondre, il en était sûre. Lui aussi, vous me direz, il s’en est voulu atrocement. De part sa réaction impulsive, et de part son ivresse abominable, qui ne lui avait pas permis de rentrer chez lui à tant, une fois l’alerte donnée.

    Passé ses longs jours d’attente, ou il ne savait rien, comme les autres, de ce qu’il devait faire, de ce qu’il allait se passer, il avait enfin pu sortir, et avait décidé de prendre en main son destin. De ne plus se laisser aller, de faire son deuil, et d’avancer. D’oublier également cette journée. Il savait qu’il faisait partit de ses parias, ceux que tout le monde cherchaient et dévisageaient du regard. New Way n’était plus paisible, New Way n’était plus qu’une ville de suspicions, d’accusations à tout vas. Pour le moment, il avait réussie, sans trop d’efforts, à échapper à ses excès d’accusations, bien qu’il ait faillit se griller, il y a de cela quelques jours, dans un bar miteux, critiquant ouvertement la présence des militaires.

    Citation :
    « Ca me fait du bien de te voir »

    Elle lui glissa ses quelques mots réconfortants au creux de l’oreille. Il sourit, rassuré, elle ne lui en voulait plus. Il voulut s’excuser, mais elle ne lui laissa pas le temps, il le ferait, assurément, plus tard, il lui devait, à elle. C’était la seule personne qui arrivait vraiment à le voir tel qu’il était, et non pas par ce qu’il laissait paraître, c’était la seule personne avec qui il avait osait pleurer, de longues heures, dans les bras. C’était la seule personne qu’il le connaissait entier. Sa Tante était là aussi, mais ce n’était plus que du passé.

    Elle fit quelques pas dans la douillette maison, ils laissèrent tout deux un silence nostalgique s’installer, accroître, une gêne, immense… Elle n’était vraiment plus là. Ian n’entendait plus le son de sa voix cristalline envahir la pièce et accueillant comme sa propre fille, Salome. Sa tante l’adorait, tout les jours, elle lui parlait au moins une fois d’elle, dans le fond, elle espérait qu’elle serait celle qu’Ian emmènerait à l’église, bien qu’elle soit au courant de sa bisexualité. Mais elle n’écartait pas cette possibilité, elle était au courant de tout, ils avaient faillis être ensembles, mais ils ne se l’étaient pas autorisés, au nom de leur amitié ? Qui sais ? Même eux n’étaient surent de rien …

    Un baiser sur la joue, furtif mais doux, il sourit à nouveau, ne sachant que dire, par ou commencer … Elle lui prit la main, la serrant fort, tout deux heureux de se retrouver. Elle voulait lui parler, de quoi ? De cette journée ? De leurs disputes ? Voulait-elle encore s’y attarder ? Non, il y avait la anguille sous roche, elle restait trop silencieuse, mystérieuse pour que cela ne concerne que cette dispute. Il la connaissait, c’était plus grave. Il était à mille lieux de se douter de ce qu’elle allait lui demander …

    Ils firent quelques pas dans la maison, Salome la connaissait par cœur, ayant passé de nombreuses journées et nuits ici, elle était comme chez elle, ce qui plaisait à Ian. Elle était la seule à qui il autorisait de faire, vraiment et justement « comme chez elle ». Ils s’installèrent dans le salon, ou elle le força gentiment à s’asseoir, puis, faisant preuve d’espièglerie, elle lui piqua sa cigarette, qu’il était en train de savourer …

    Citation :
    « Ian....j'ai un problème, un grave problème et je sais pas comment le gérer, j'ai personne à qui en parler à part toi et je m'en veux terriblement à cause de notre dispute....en plus, l'endroit ou tu étais pendant l'explosion est plus que capitale... Pour ta santé, pour ma survie...J'ai toujours pu te faire confiance Ian et je sais que ça ne changera pas de si tôt...malgré tout, je dois admettre que je suis vraiment morte de peur... Ou étais-tu Ian ? »

    Il lui reprit la cigarette, l’ayant écouté plus qu’attentivement, et laissant délibérément affiché un air de surprise inouïe sur son visage ténébreux … Il laissa de nouveau un blanc s’installer, écrasa sa cigarette, pour en allumer une autre et en filer une à Salome, sans lui demander son avis, elle en aurait bien besoin. Depuis quelques temps d’ailleurs, Ian fumait comme un pompier, il excusait cela par la présence et l’aura manquante de sa Tante …

    Pourquoi lui demandait-elle cela ? Elle insinuait tellement de choses, qu’il avait l’impression que c’était marqué sur son front « J’étais dehors, Ian, j’étais dehors. » Possible ?!!? Imaginable ? Ce serait tellement libérateur et fantastique pour celui qui se croyait seul, enfin moins depuis sa rencontre avec un certain Joe Kenter, qui lui avait également parlé de dehors … Mais elle, si elle aussi était dehors, il ne serait la, vraiment, plus seul, elle seras avec lui, dans la même galère et la même merde. Comme autrefois, quand ils se mettaient dans des situations embarrassantes et qu’ils arrivaient, plus ou moins avec brio, à s’en sortir comme des chefs.

    Je … Il cherchait ses mots, ne sachant par quoi commencer, gêné, n’osant la regarder droit dans les yeux … Il ne pouvait lui mentir, pas à elle. Je … J’étais .. Enfin, Sal’ … Tu sais j’étais bourré, complètement, on venez de s’engueuler … Il tira plusieurs lattes de sa cigarettes avant de se laver et d’aller servir un verre à Sal’ et à lui-même, il revint et poursuivit … Je n’ai pas pu être à temps ici.. Nouvelle latte.. J’étais dehors… C’était dit, c’était fait, c’était avoué, libéré il était. Trop pleins d’émotions, il essuya une larme qui tentait de couler le long de sa joue …
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MessageSujet: Re: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Mer 27 Aoû - 18:44


Compte tenu de l’intensité de leur précédente dispute, se retrouver dans ces bras de cette manière la rassurait au plus haut point. Bien calée dans ses bras, la tête cachée dans son cou, elle en avait presque oublié qu’elle souffrait d’un mal innommable… un mal sans doute mental suite aux inhalations toxiques de cette bombe…un mal qu’elle devait garder secret puisqu’il était claire que scientifiques et militaires courraient après les gens comme elle…

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et bien entendu, elle dut quitter ces bras si apaisant pour revenir à la réalité et le choc fut difficile. Il fallait avancer, qu’elle lui parle, qu’elle se confie et qu’elle en sache plus sur ce qui lui était arrivé. Elle ne lui laissa donc pas le temps de parler, l’entraînant dans le salon accueillant où bon nombre de souvenirs l’envahirent.

Comment son ami pouvait-il survivre dans cette maison ?

Elle-même se sentait envahir de cette douce nostalgie et malgré l’absence, parvenait à son nez l’odeur sucrée de son parfum. Cette odeur qui emplissait la pièce et qui était plus forte encore lorsqu’elle venait serrer celle qu’elle rêvait de sa famille, dans ses bras chaleureux. La mélancolie s’installait et elle offrit un baiser réconfortant à son ami, consciente de sa douleur et de sa peine. Main dans la main, ce geste symbolique les entraîna dans ce sujet délicat qu’était cette explosion, ses hallucinations et le parcours de Ian. Ayant cruellement besoin d’une cigarette, la demoiselle qui tentait pourtant d’arrêter, vola le filtre de la bouche de Ian avant d’entreprendre un monologue fait de questions et de sous-entendu.

Ou était-il ?
Serait-il en mesure de lui sauver la mise, comme toujours ?

Attentif aux moindres mots de sa meilleure amie, les yeux océans du jeune homme la fixaient intensément au point qu’elle aurait pu en être troublée. Il récupéra sa cigarette sous le regard inquiet de la belle presque paralysée par l’attente ou plutôt, le mégot qu’il écrasa. Sans doute déçu, il en alluma une autre qu’il offrit à une Salomé docile qui instinctivement porta le filtre à sa bouche. « Un fumeur ayant arrêté reste un fumeur en sursis » répétait sans cesse son père, mais dans pareille circonstance, comment ne pas se laisser aller au plaisir que procure l’apaisante nicotine l’empoisonnant.

Qu’attendait-il pour parler ?
Qu’attendait-il pour répondre à ses questions ?
Allait-elle enfin pouvoir entendre le son de sa voix ?
Allait-il enfin la libérer de ces craintes ?

Enfin, un sujet qui provoqua chez la jolie brune un sursaut d’attention alors qu’elle venait de se perdre négligemment dans ses pensées les plus inquiétantes. Inclinant la tête naturellement, elle invitait l’homme au regard fuyant à continuer mais…..il semblait chercher à retarder au maximum l’instant où….

Où quoi ?
Elle allait se mettre à pleurer ?
Elle allait être soulagée ?
L’instant où il annoncerait qu’il était dehors et que depuis, il se sentait différent ?
Qu’il était à l’intérieur et ne la voyant pas dans l’abri qu’ils se choisirent quelques années plus tôt, il s’était douté qu’elle était une paria ?
Qu’il s’en voulait de l’avoir laissée seule après cette dispute ?

Il lui apporta un verre et elle n’en pouvait plus d’attendre comme une coupable assistant à la lecture de son jugement, priant pour son salut quant enfin le verdict tombe. Il n’était pas protégé par les radiations, il était dehors, à l’extérieur, tout comme elle. Elle soupira de soulagement et culpabilisa aussi tôt lorsqu’elle le vit essuyer une larme perlant au coin de ses yeux. Elle aussi sentait cette boule de larmes coincés dans son estomac et pourtant, elle ne pouvait que la retenir afin d’être forte et de soutenir Ian.
Elle ne savait que répondre et pourtant, des mots s’imposèrent à elle :


« Moi non plus….Moi non plus je n’ai pas su rejoindre un abri…J’ai glissé sur un caillou et j’ai fait une chute. Depuis, je dois admettre que j’ai peur…. Que j’ai eu très peur mais maintenant, nous sommes deux et on se laissera pas faire… .Toi et moi, nous étions dans un abris, celui près de l’avenue Hardingtown… Je suis sûre de mon coup parce que j’ai erré quelques nuits en quête d’un abri vide et celui la l’était, j’y suis restée seule pas mal de temps, j’ai cru que j’allais devenir folle mais ce n’est pas le plus étrange…au contraire… »

Elle ramassa le verre que lui avait servi le beau Ian et avala une longue gorgée avant de tirer une nouvelle cale sur la cigarette.

« Depuis lors, je souffre d’hallucination…. »

La simple allusion à ce phénomène provoqua chez elle une telle frayeur que sans le contrôler, ses cheveux noirs éclaircirent, ses traits se masculinisait et ses yeux s’éclaircirent au point d’être aussi bleu que ceux d’un Ian face à son portrait cracher.
Elle ne se rendait compte de rien…
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Ian Parker
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MessageSujet: Re: A deux on est toujour plus fort |Ian|   Lun 8 Sep - 22:02

    Elle sut, comme toujours, le réconforter. Elle, qui lui avoua être resté dehors, malencontreusement, lors de ce tragique 13 Octobre. Hormis le fait qu’il soit concentré sur sa cigarette. Ian semblait se déconnecter au fur et à mesure de la discussion. Il restait la, immobile, fixant la fraise de sa clope, sans bouger, n’osant même pas la regarder. D’honte, de gêne. Il aurait du lui dire plus tôt. Mieux encore, il n’aurait pas du partir ivre, la laissant seule. Il aurait du se douter, la connaissant du bout des doigts, qu’elle aurait essayé de le retrouver, après un bref instant d’hésitation ! Quel con avait il fait sur ce coup là ! Le remord le rongeait, en plus de la peur qui ne cessait d’accroître au fil des jours, des sensations et des hallucinations étranges qui semblaient avoir … Bien qu’il se doute qu’il ne s’agissait là, que de réelles évènements, qui transformaient, lui-même, en hallucination, pour se rassurer intérieurement.

    Il but ses paroles, se contentant d’acquiescer lorsque celle-ci lui parla de « son plan » pour qu’on ne les embête nullement, et qu’on les soupçonne. Bien qu’il soit difficile à New Way, ces derniers temps, de ne soupçonner personne. Elle était vraiment restée dehors, et avait déjà préparé un plan de sauvegarde. C’était tout elle, réfléchi, posée, très intelligente et stratégique quand il fallait l’être. C’était là, une belle qualité qu’elle avait. Et heureusement, Ian n’aurait jamais pensé à cet abri abandonné. Il se serait contenté de parler de « chez sa Tante », en restant évasif, ce qui aurait pu éveiller des soupçons, la, ils avaient du « concret » et solide pour se défendre.

    La fumée de cigarette vint envahir la pièce, générant un fin nuage bleu/gris qui s’emparer du salon, ne dérangeant en rien, nos deux fumeurs, et amis de toujours, bien habitués à cela.

    Citation :
    « Depuis lors, je souffre d’hallucination…. »

    Hallucination ? Un mot bien étrange, qu’Ian semblait utiliser intérieurement pour se convaincre de certaines choses. Comme une résistance accrue aux fortes chaleurs. La dernière fois, il ne s’est même pas cramé en sortant un plat du four. Comme aussi, l’apparition de petites flammes du bout de ses doigts, comme ce jour ou voulant allumer le gaz, et ne trouvant de briquet, un comble pour un fumeur, il s’était énervé, et bim, par magie, son doigt s’était enflammé … Choqué, surpris, apeuré, il n’avait su quoi faire, que dire, à qui parler. Même pas à Salomé, vue qu’a l’époque, il ne se doutait même pas un instant qu’elle puisse être restée dehors.

    Puis, le choc, la transformation. Ian sursauté, et vint reculer de quelques centimètres du canapé, s’éloignant un peu d’elle, surtout, très surpris par un tel changement physique, qui se faisait petit à petit, étape, par étape, jusqu'à ce que celle-ci lui ressemble, quasiment comme deux gouttes d’eau, exceptés quelques détails … L’équivalent de trois dernières lattes vint se consumer tout seul, Ian, les yeux grands ouverts, la bouche bée, continuer de fixer Salome, tout en jetant la cigarette dans le cendrier..

    Il bégaya quelques faibles mots, la jeune fille devant sans doute se demander pourquoi … « Sal’ … T’es moi … Enfin … Qu’est ce qu’il se passe .. Regarde toi …. » Sur ses mots, il sortit son portable, qui avait la faculté de servir de miroir, quand on ne touchait pas au clavier, donc qu’on le laissait en veille, pour qu’elle puisse se regarder, et « admirer » le résultat, d’une métamorphose physique soudaine et inattendue. Quoi qu’elle puisse lui dire, quoi qu’ils puissent partager, Ian n’avait jamais oser penser, que de tels choses puissent exister ….
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