NEW WAY

Une ville mise sous quarantaine où des personnes se découvrent des pouvoirs.
 
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 Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]

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Savannah Andrews
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Savannah Andrews

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MessageSujet: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyVen 8 Aoû - 1:12

{Ouaiiis ma collège de prénom ! xD Tu m'excuseras pour le titre, je suis nulle à ce niveau-là !}

Le temps était plutôt froid en ce lundi après-midi. Il n'était que quinze heures mais la plupart des étudiants que Savannah croisaient sur le parking du campus étaient vêtus de pull épais ou de vestes. On voyait également quelques écharpes autour de cous frileux. Le mois de Novembre allait bientôt se terminer et Décembre apporterait son lot de basses températures et de grands vents. La brunette n'avait pas hâte d'être à cette période, il fallait bien l'avouer ! Elle avait toujours préféré l'été à l'hiver, parce qu'au moins cela lui permettait de ne pas se coltiner des épaisseurs incroyables de fringues ne serait-ce que pour aller à l'épicerie du coin. Et puis au moins quand il faisait beau, elle pouvait non seulement lire sur les berges de la rivières, près de la caabane du pêcheur, mais aussi se faire des virées en voiture comme elle les aimait : vitres grandes ouvertes, musique à fond et cheveux au vent. Dommage que les derniers jours cléments aient été gâchés puisqu'ils avaient du rester enfermés pendant un mois dans un abri anti-bombe. Ils n'auraient pas pu faire ça en Janvier, non ?

Regardant sa montre, la brunette se dit qu'elle devait se dépêcher si elle ne voulait pas arriver en retard au travail. Terminant donc à quinze heures, Mme Kane lui laissait vingt minutes pour arriver jusqu'à la bibliothèque où Savy avait trouvé un emploi dès son intégration à la fac. Ses parents ne l'y avaient pas obligée mais elle souhaitait les aider financièrement. Ils ne cessaient de dire que c'était à eux de payer ses études, qu'il s'agissait de leur rôle en tant que parents de subvenir à ses besoins jusqu'à ce qu'elle ait un réel travail. Savannah n'était pas d'accord : maintenant qu'elle avait l'âge de commencer à bosser, c'était également son devoir en tant qu'enfant qui souhaitait faire des études supérieures de soulager le compte en banque de ses parents. Si leur famille avait eu les moyens, alors elle aurait peut-être envisagé de ne pas prendre ce poste à la bibliothèque, mais elle ne voulait pas que les Andrews se serrent la ceinture à cause de ses envies de devenir anthropologue...

Il ne lui fallut que dix petites minutes pour rejoindre le bâtiment de la bibliothèque. En voiture bien sûr, puisque ce dernier se trouvait un peu plus loin que l'université. Mme Kane l'accueillit avec son éternel sourire d'apparence froid mais qui paraissait plus chaleureux quand on la connaissait un peu. Elle devait se demander ce qui s'était passé avec Sam il y a deux jours, quand ils avaient été s'enfermer dans la salle de repos pour n'en ressortir qu'après la pause de Savannah. Vivant à New Way depuis très longtemps, la propriétaire savait qu'ils étaient amis depuis toujours, mais elle avait forcément du penser qu'ils avaient fini par sortir ensemble. Normal, parce qu'à sa place, la brunette aussi aurait imaginé ce genre de choses au vu des circonstances. Mais Sam et elle étaient bel et bien amis et rien d'autre, et ce qui s'était passé dans cette pièce... Secret défense.


- Tiens, voici les nouvelles acquisitions, elles sont toutes prêtes tu n'as plus qu'à les placer au bon endroit dans les rayons. Merci.

Savy tourna la tête vers la table où se trouvaient les fameuses acquisitions et retint un soupir. Il devait y avoir une cinquantaine de bouquins, de toutes tailles, toutes épaisseurs et tous sujets. Bon après tout, Savannah était là pour bosser, mais elle préférait se trouver derrière l'accueil : elle était rarement dérangée et ça lui permettait de travailler sur son boulot de fac entre deux clients. Cette après-midi Mme Kane avait d'autres plans pour elle... Tout ce que l'étudiante espérait, c'était qu'il n'y aurait pas trop de livres sensés être entreprosés tout en haut des rayons, parce que sinon elle serait obligée de se trimballer le tabouret partout dans la pièce au risque de déranger les lecteurs. Bien que ces derniers puissent tout à fait comprendre les efforts fournis pour ranger les bouquins mis à leur disposition, certains s'avéraient peu sympathiques et ne se privaient pas de lancer des regards noirs vers la jeune femme. Evidemment, elle ne baissait pas la tête devant eux et leur faisait comprendre d'une simple expression que c'était son travail et qu'ils n'avaient pas à râler. Non mais, et puis quoi encore ? Avec un sourire et tout en commençant sa tâche, Savannah songea que ce serait beaucoup plus sanglant si Alexandra bossait là. Elle n'hésiterait pas à hurler sur le moindre client lui posant problème et puis, une Miss Gaffes dans un endroit aussi silencieux, ça pouvait faire beaucoup de dégâts.

Au bout d'une heure environ, elle avait pratiquement fini. Ca lui avait pris plus de temps que prévu puisque presque à chaque fois qu'elle venait placer un nouveau livre, elle en remarquait certains qui n'étaient pas à la bonne place. Des lecteurs qui n'avaient pas envie de prendre deux minutes pour ranger correctement. Si elle pouvait les avoir en face, elle pourrait très bien changer de comportement et devenir une vraie Alex en puissance. Ce genre de choses l'insupportait royalement, et pas seulement parce qu'ils manquaient de respect envers les bibliothécaires, mais parce qu'ils en manquaient aussi envers les autres. Et puis, ça ne se faisait tout simplement pas. La jeune femme s'exaspéra une nouvelle fois et remis un roman de Cornwell en place avant de regarder la cote de celui qu'elle devait ranger. Comme il devait se situer tout en bas, elle s'agenouilla et écarta deux romans pour y insérer celui-ci. Prête à se relever, elle sentit quelque chose de lourd sur sa tête et retint un "Ouch". Ses yeux cherchèrent le responsable et tombèrent sur une magnifique jeune femme. Heureusement que ce n'était pas un vieux bougre parce qu'elle lui aurait hurlé si ça n'était pas trop demandé d'attendre qu'elle ait fini. Mais bon... Cette personne avait l'air vraiment gênée de lui avoir lâché un bouquin dessus, aussi Savannah se contenta-t-elle de ramasser le livre et de lui tendre une fois de nouveau debout sur ses deux jambes.


- Tenez, dit-elle avec un sourire, histoire de la déculpabiliser un peu - il n'y avait pas mort d'homme non plus, ce genre de choses arrivait.

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Gabriel O'Bryen

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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyLun 11 Aoû - 22:39

Gabriel se laissa retomber dans son divan en soupirant. Voilà maintenant elle était sûre que les militaires allaient lui pourrir la vie pour une histoire stupide d'amnésie. Elle n'y pouvait, elle, rien si elle avait un trou de trois semaines dans son emploi du temps. Les souvenirs de cette période avaient visiblement décidé de partir en vacances et ce, pour une durée indéterminée... Jetant un coup d'oeil à la pendule, elle réalisa qu'il était l'heure de nourrir son petit protégé récalcitrant. Sortant une boîte de pâté pour chat, elle en renversa le contenu dans une coupelle, qu'elle posa devant la porte avant de s'asseoir sur les escaliers afin de réfléchir. Et de fumer. Elle avait grand besoin de fumer. D'oublier un peu que cette maison était en passe de lui tomber sur la tête et que les militaires étaient devenues une menace sérieuse. Elle songea qu'il lui faudrait peut-être prendre la tangente un peu plus vite que prévu. Mais pour le moment, elle était condamnée à rester ici...

Deux yeux dorés apparurent dans l'herbe haute en face d'elle, la toisant avec méfiance.


“Oh ça va le chat! Si tu veux manger, il va falloir faire preuve d'un peu plus d'ouverture d'esprit! Commence par venir ici...”

Se faisant elle eut la désagréable sensation d'agir comme une vieille folle, mais peu lui importait. Pour le moment, ce chat était la seule personne, hormis Lena qui s'était montré non hostile ou dangereuse. Elle agita l'assiette de pâté devant les yeux du félin pour l'inciter à la rejoindre. Ce que l'animal finit par faire. Grimpant avec souplesse les marches qui le séparaient de sa pitance, le chat vint s'asseoir à côté de la jeune femme et engloutir son repas dans un grand bruit de mandibules. Profitant du moment de répit qui lui était accordé, Gabriel se mit à réfléchir à ce qu'elle pourrait bien trouver à faire durant l'après-midi. Se rendre à la bibliothèque ne semblait pas un si mauvais choix que ça au fond. Le milieu de l'après-midi s'annonçait et la jeune photographe qui craignait la pluie et n'avait pas l'intention de rester oisive toute la journée. Enfilant un manteau, elle se prépara à partir. Et c'est en cherchant ses clés de voiture qu'elle le découvrit, confortablement installé sur le divan. Le chat, qui avait visiblement saisi le fait qu'aucun mal ne lui serait fait, s'était introduit dans la bicoque dans le sillage de Gabriel et d'un bond avait trouvé une place dans l'un des oreillers antiques du divan. A priori l'animal avait ses habitudes et le dernier mois les avait perturbé. Mais maintenant qu'il s'était habitué à la présence de la nouvelle locataire des lieux et qu'il avait retrouvé un peu de stabilité grâce à des horaires de repas fixe, il n'y avait aucune raison qu'il ne reprenne pas sa place au sein du foyer.

“Ben je t'en prie, sale chat, ne te gêne pas surtout” commenta la jeune femme en se penchant au-dessus du félin endormi.

D'une main délicate, elle flatta la petite tête noire en se rendant compte soudain que l'animal qu'elle caressait était encore fort jeune. Et qu'elle ferait mieux de ne pas trop s'y attacher. Elle ne pourrait pas l'emmener. Encore que... elle secoua la tête. La pauvre bête serait peut-être malheureuse le jour de son départ. Mais elle le serait encore plus si elle la forçait à vivre dans un 4X4.

Entrant dans sa voiture, la jeune femme prit le chemin de la bibliothèque en cherchant quel genre de livres elle allait bien pouvoir y consulter. Elle commencerait sans doute par chercher des ouvrages sur l'histoire de la ville. Puis elle s'occuperait de trouver des livres concernant les chats. Si elle devait s'occuper de cet animal autant le faire dans les règles de l'art.

Les parents de Gabriel avaient toujours catégoriquement refusé que leurs enfants s'entichent d'un animal quelconque. Se sentant profondément responsables de tout ce qui leur appartenaient, ils ne pouvaient se résoudre à se charger d'un chat ou d'un chien en plus de leurs trois enfants et parfois, la jeune femme se disait que la présence d'une bestiole dans la maison aurait peut-être contribué à adoucir un peu la solitude qu'elle avait ressenti quand les jumeaux se liguaient contre elle.

Elle roula vers la bibliothèque sous le ciel plombé de Novembre, emmitouflée dans un grand manteau, la vitre ouverte et la radio à fond. Garant son monstrueux moyen de transport dans le parking, elle en sortit d'un bond et le verrouilla sous l'oeil moqueur de plusieurs étudiants. Pas besoin d'être sorcière ou télépathe pour comprendre la raison de leur hilarité. Oui cette voiture avait grand besoin d'être retapée. Mais elle roulait encore. Et plutôt bien. Et elle était sûre qu'elle durerait bien plus longtemps que les petites voitures sensibles et nerveuses que conduisaient ces petits cons.

Se dirigeant vers la porte du bâtiment, elle l'ouvrit et pénétra dans le saint des saints...

Un quart d'heure plus tard et en équilibre instable sur un escabeau destiné à venir en aide aux personnes verticalement défavorisées, Gabriel pestait contre les effets de la gravité. Bien décidée à fournir à Shadow,le chat noir qui squattait son divan, un hébergement digne de ce nom, la jeune femme tentait d'attraper un volume qui concernait les soins à fournir aux félins. Malheureusement, le bouquin se trouvait bien trop haut pour elle et, malgré tous ses efforts, ses doigts effleurait la tranche sans jamais parvenir à la saisir. Cependant, la jeune photographe n'était pas le genre de filles à renoncer facilement. Elle finit par réussir à saisir et à sortir le livre et s'apprêter à pousser un cri de victoire quand elle vit son butin basculer presque gracieusement vers la tête d'une jeune femme occupée à ranger les rayonnages en contre-bas.


“Atten...”

Trop tard, le volume venait d'atterrir sur la tête de l'inconnue. Laquelle se redressa. Et lui rendit le livre avec un sourire.

“Je suis désolée... Veuillez me pardonner... Visiblement ce n'est pas mon jour de chance...”

Elle entreprit de descendre l'escabeau mais glissa sur une marche et finit son trajet le derrière sur le sol de la bibliothèque avec la sensation que le destin avait quelque chose contre elle depuis ce matin...

[HJ]Encore désolée pour le retard[/HJ]
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Savannah Andrews
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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyJeu 14 Aoû - 0:31

Quand les yeux de Savannah se posèrent sur la jeune femme qui venait de lui abattre un livre sur la tête, elle fut bien contente de ne pas s'être laissée emporter et de lui avoir simplement rendu son bouquin sans grogner quoi que ce soit. Cette brunette aux yeux vert émeraude affichait une expression des plus coupables. Non, elle n'avait rien à voir avec ces petits vieux ingrats qui pensaient être prioritaires sur les employés juste parce qu'ils étaient plus âgés. Dans ses bons jours, ça faisait rire l'étudiante de voir à quel point certains pouvaient jouer sur le respect dû aux aînés pour avoir ce qu'ils voulaient dans les plus brefs délais.

Une fois à l'accueil, alors qu'elle était en train d'enregistrer plusieurs DVD documentaires pour un élève en biologie, une mamie, se rendant compte qu'elle devrait faire la queue - derrière une seule personne ! - s'était approchée et avait argumenté dix minutes sur la priorité que devaient avoir les gens du troisième âge. Soi disant parce que leurs jambes ne leur donnaient plus la force de rester plantés à rien faire, qu'il fallait que le sang circule et bla bla bla. L'excuse totalement bidon, mais bien sûr la mémé pensait que Savy était bien trop crédule pour ne pas l'avaler. N'empêche qu'elle ne l'était pas et lui avait sorti un argument de fer qui avait cloué le bec à cette veille peau. L'étudiant en bio avait ensuite échangé un sourire complice avec Savannah. Depuis, ils se croisaient de temps en temps parce que ce dernier venait souvent emprunter des trucs - il semblait préférer la bibliothèque locale à celle de la fac, allez savoir pourquoi - et aimaient reparler de cette scène bien marrante. Quand à la mamie, maintenant elle attendait comme tout le monde... Non mais, fallait les éduquer un peu... ! Bien évidemment, Savy ne parlait pas d'une manière générale, la plupart restaient extrêmement polis, et dans ce genre de cas, la brunette appréciait les écouter raconter leurs petites anecdotes. Surtout que ceux qui venaient le plus régulièrement étaient des personnes âgées seules, et pour certaines l'interaction avec la bibliothécaire restait l'une des seules de la semaine.

S'excusant auprès de l'employée, la cliente n'avait donc pas voulu la gêner dans son travail et avait simplement souhaité prendre un livre, pensant y arriver sans déranger qui que ce soit. Malheureusement et comme elle venait de le dire, ce n'était visiblement pas son jour de chance. Son bouquin dans les mains, elle tenta de descendre de l'escabeau sur lequel elle était perchée mais l'une de ses chaussures ripa sur une marche. Bientôt, elle se retrouva par terre entre le rayon et une table de lecture dépourvue de toute personne consultant un ouvrage. Savannah contourna l'escabeau en question et s'approcha de la jeune femme pour l'aider à se relever. Combien de fois avait-elle dit à Mme Kane de mettre des anti-dérapants sur ces marches ? Elle ne comptait plus, surtout que parfois, même les personnes âgées (encore elles !) s'en servaient, ne souhaitant pas appeler quelqu'un de plus jeune pour attraper un livre qu'elles voulaient. Quand elle voyait ça, Savy se précipitait et le faisait à leur place, mais elle n'avait pas non plus des yeux partout. Enfin, tout ça pour dire que Mme Kane était bien trop radine pour investir quelques dollars là-dedans, et que la brunette avait fini par ne plus en parler, dépitée.


- Rien de cassé ? demanda-t-elle, un peu inquiète mais un petit sourire rassurant aux lèvres.

En même temps, elle n'était pas tombée de deux mètres mais ce genre de chute pouvait s'avérer plutôt douloureux. Savannah se souvint d'une fois très spéciale : elle était en train de jouer au handball en cours de sport au collège et avait glissé sur le sol de la salle. Elle avait atterri sur les fesses et avait eu le souffle coupé pendant quelques secondes. Bon, ça n'avait pas l'air si important pour son interlocutrice, mais au moins, ça rendait sa question plus que pertinente. Puis, histoire de changer de sujet - parce que personne n'était jamais bien fier de ce genre de mésaventure - Savannah jeta un oeil sur la couverture du bouquin toujours dans les mains de la lectrice et élargit son sourire pour le rendre plus amusé.


- Ah, je vois que vous aussi vous venez d'accueillir un chat chez vous ! Ou peut-être que vous prévoyez d'en acheter un ?

Savy réfléchit à ses paroles juste après les avoir prononcées. C'était un peu bizarre comme interrogation sachant que ça faisait plus d'un mois maintenant que personne n'avait eu l'occasion de s'offrir la compagnie d'un félin. Il n'y avait pas d'animalerie à New Way, et les quatres semaines dans les abris ainsi que la quarantaine avaient empêché - et empêchaient encore - quiconque de quitter la ville. D'un autre côté, Savannah avait elle aussi adopté un chaton resté dehors, probablement abandonné. Il n'était chez elle que depuis quelques jours mais illuminait déjà son quotidien. Quant à planifier d'en acheter un, et bien qui sait, cette jeune femme pensait peut-être que l'isolement des habitants ne durerait pas indéfiniment. Son visage ne disait rien à l'étudiante en tout cas, soit elle habitait à l'autre bout de la ville et n'était jamais venue à la bibliothèque, soit... elle était arrivée peu avant le bombardement. D'ici, Mme Kane ne pouvait pas voir son employée. La brunette pourrait donc faire connaissance avec cette personne. C'est pourquoi elle ajouta en tendant une main :

- Je m'appelle Savannah.

Miss Andrews ne faisait pas ce travail pour rien. Il lui permettait en effet de discuter avec plein de gens et rien ne lui faisait plus plaisir que cela. Dommage que parfois, elle n'en ait pas le temps quand les lecteurs affluaient, comme le samedi, mais ce n'était pas non plus aussi rapide que dans un bar. Aussi, il lui arrivait de prendre du temps pour apprendre à connaître un certain habitant de New Way, et demander de ses nouvelles lorsqu'il revenait. Cela instaurait un bon climat dans l'établissement, comme le disait Mme Kane. Sa patronne ne voyait que le côté "fidélisation du client", ce qui n'était pas du tout le cas pour Savannah. Mais ça, allez le faire comprendre à quelqu'un d'aussi borné que Madââme Kane...

{Très peu satisfaite de mon post, je te promets de faire mieux au prochain ><}

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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyMar 19 Aoû - 23:44

Gabriel tenta de reprendre sa contenance en se disant que c'était le genre de journée où elle aurait mieux fait de ne pas se lever. En général, être réveillée par le bruit d'une canalisation qui lâche, devoir la réparer pour recevoir ensuite un militaire qui lui avait posé des questions sur un ton de suspicion évident ne gageait pas de passer la meilleure après midi. Et maintenant, elle se retrouvait assise par terre, devant une jeune femme qu'elle ne connaissait pas et qu'elle avait failli assommer par mégarde. Ignorant la sourde douleur dans son coccyx, la jeune photographe sauta souplement sur ses pieds, se retrouvant à hauteur de son interlocutrice.

“J'ai vu pire” assura la jeune femme en souriant. “J'ai eu la même sensation que si j'étais en train de rouler dans ma voiture sur une route mal pavée.”

Et pour cause... Les amortisseurs avaient vécu et deux ans passés sur les routes des USA et dieu sait qu'elles n'étaient pas toutes bien pavées loin de là, n'avaient rien fait pour arranger les choses. Mais de ça comme du reste, la jeune femme s'en était accommodé. Ce n'était rien de plus que les aléas du road movie qu'elle avait choisi de vivre. Ça comme tout le reste. La bombe, la quarantaine et les militaires. Elle s'y ferait avec le temps. Elle secoua la tête pour essayer de sortir de son esprit les évènements récents. Elle s'y ferait, elle en profiterait pour travailler un peu, elle passerait leurs foutus examens quand elle le jugerait nécessaire puis elle se tirerait de ce patelin pourri. Ce n'était pas un petit contretemps qui allait la décourager.

Mais l'heure n'était pas aux jérémiades. Pour le moment, Gabriel se trouvait dans une bibliothèque et elle devait faire abstraction de tout ce qui pouvait bien lui gâcher la vie. Ce genre de choses aurait le temps de la rattraper une fois dehors...

Son interlocutrice venait de remarquer l'ouvrage sur les chats que la jeune femme avait bien l'intention de consulter et n'avait pu s'empêcher de se poser des questions. Adopter un chat? On adoptait pas un chat, Gabriel était bien placée pour le savoir... C'était toujours lui qui décidait si vous entriez dans sa conception du pigeon parfait. Celui capable de lui fournir nourriture, confort et affection, mais aussi suffisamment intellectuellement avancé pour comprendre quand il fallait lui foutre une paix royale. Et c'était précisément pour ça que la jeune photographe avait toujours eu une profonde affection pour les félins. Pour le simple fait qu'ils étaient capables plus capables d'une réflexion construite que les chiens... Et puis, il fallait l'avouer, un chat était tout de même plus propre que le dernier des chiens-chiens à sa mèmère.


“Oh... Non, mon but n'était pas vraiment de l'adopter. Mais il avait ses habitudes dans la maison où j'ai pris mes quartiers et je ne vois pas trop l'intérêt de le chasser. Il ne me dérange pas. Nous vivons en bonne intelligence à défaut d'avoir le moindre lien d'affection. Il finit mes fonds d'assiette, il squatte le divan et moi ça me fait un peu de compagnie. Ça me change de d'habitude...” expliqua la jeune femme, avec un petit sourire amusé.

Oui, parfois la solitude lui pesait et il lui arrivait de souhaiter ne jamais avoir quitter New-York, sa petite vie tranquille et les amis plutôt branchés qu'elle s'était fait à l'école d'art. Mais lorsqu'elle voyait, au travers de ses clichés le chemin qu'elle avait accompli jusque là, tous les gens qu'elle avait croisé, les expériences qu'elle avait vécu, sa peine s'atténuait. Le chemin était presque fini et elle avait l'intime conviction que lorsqu'elle se serait posée, qu'elle aurait la certitude que sa vie nomade était fini alors, tout ça lui manquerait.

C'était en tout cas ce qu'un de ses professeurs lui avait un jour dit alors qu'elle s'entretenait avec lui de son orientation. À l'époque, la jeune femme pensait percer dans le journalisme. Mais rapidement, on l'avait détrompé sur les espoirs qu'elle nourrissait. L'homme lui avait dit qu'elle ne devait pas perdre son temps à gravir péniblement les échelons, qu'elle devait frapper un coup d'éclat qui en mettrait plein la vue à de potentiels employeurs. Elle avait longuement réfléchi et le jour de la remise de diplômes était venue annoncer son coup de folie à l'équipe médusée de ceux qui lui avaient enseigné la photo. Certains lui avaient conseillé et d'y renoncer. De patienter quelques années en se faisant la main dans une petite entreprise à faire des clichés de mariage et d'enfants. Mais Gabriel avait écarté cette idée d'un revers de la main. Les mariages avaient quelque chose de profondément tarte qui l'avaient toujours révulsé et elle détestait purement et simplement les enfants. Elle préférait plusieurs années de solitude sur les routes que gâcher sa vie, son talent et son caractère à New-York. Et la chose lui avait plutôt bien réussi.

Elle regarda son interlocutrice et sourit. C'était une jolie jeune femme. D'un bon caractère évident. Qui ferait merveille sur une des photos de New Way que Gabriel se destinait à faire. Et elle avait de plus un nom que la jeune artiste trouvait fort exotique. Savannah. La consonnance était douce, glissait sur les lèvres et avait en lui-même une certaine aristocratie qui collait parfaitement à la peau de cette jeune bibliothécaire.


“Gabriel O'Bryen” répondit-elle, serrant la main qui lui était tendue. “Nouvelle arrivée à New-Way. Photographe et ex-New Yorkaise de mon état. Enchantée de vous connaître Savannah...”

Un sourire vint éclairer le visage de la jeune photographe qui se dit que la journée n'était peut-être pas perdue

[H.J] Navrée pour le post foireux, je me rattraperai promis! Mon inspiration commence à revenir[/H.J}
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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyMer 20 Aoû - 16:27

{J'ai pas trouvé moi ! :p}

La remarque de la jeune femme sur sa chute du petit escabeau arracha un sourire amusé à Savannah. Ca lui était arrivé aussi quelques fois. A New Way, les routes étaient bien entretenues mais quand on sortait de la ville, ça pouvait devenir légèrement plus cahoteux, surtout si l'on sortait de la principale pour s'engager dans des chemins. Certains d'entre eux menaient à des maisons, voire à des fermes solitaires, éloignées de tout. La brunette adorait ça. Les virées en voiture, c'était son truc, et ça commençait à sérieusement lui manquer. Un mois enfermée dans un abri, et en sortant il fallait encore rester coincé ici ! Pour décompresser, Savy aimait partir seule dans le vieux 4x4 de ses parents et rouler deux jours, en ne s'arrêtant que la nuit. Ses amis ne le savaient pas, car bien qu'elle passe beaucoup de temps avec eux il leur arrivait de ne pas se voir pendant presque une semaine : chacun faisait des études différentes, avait un job à côté... Il fallait composer avec le temps libre qui leur était accordé. Les Andrews en revanche étaient au courant, et avaient donné leur autorisation, à condition de ne pas quitter la maison plus de deux jours. Savannah ne le faisait pas non plus tous les mois, c'était quelque chose qui coûtait de l'argent - celui de l'essence et de l'hôtel surtout. Et puis ses profs ne lui en donnaient pas toujours l'occasion non plus, puisqu'ils semblaient prendre un malin plaisir à coller plus de devoirs que nécessaire. Là, après ces quatres semaines d'enfermement total, Savy avait envie de liberté. Seulement la quarantaine ne lui en laissait pas l'occasion. Sa nouvelle connaissance qui, visiblement, ne détestait pas rouler non plus, devait subir le même sort. Tout espoir n'était pas perdu, peut-être que les militaires partiraient bientôt...

Remarquant le livre que tenait la jeune brune, Savy s'imagina que celle-ci allait adopter un chat ou bien venait de le faire. Après tout, la bombe avait laissé beaucoup d'animaux dehors et certains n'avaient pas retrouvé leurs propriétaires. En fait, c'était vraiment horrible mais quelques personnes avaient filé dans un abri sans emmener leur chat ou leur chien, et les avait foutu dehors en revenant, de peur que l'explosion leur ait donné une quelconque maladie qu'ils choperaient en les gardant. N'importe quoi. Pour Savannah, qui adorait les animaux, c'était tout simplement impensable. Chocolate ? Elle l'avait trouvé dans la rue, sans tatouage ni collier. Il était encore très jeune et n'aurait probablement pas survécu tout seul. Avant que les militaires ne mettent la main dessus ou bien s'en servent comme entraînement au tir - horrible, mais ça arrivait, elle avait déjà vu ça dans des documentaires à la télé - la brunette avait écouté son coeur et avait emmené Chocolate chez elle. Là, il était heureux et ne risquait rien. Ce chat était absolument adorable.

L'explication de la lectrice étonna légèrement Savy. Dans la maison où elle s'était installée ? Logiquement quand des gens déménagaient, ils emmenaient leurs animaux de compagnie avec eux, alors que faisait ce chat ici ? Etait-elle un membre de la famille d'une personne âgée qui était récemment décédée, et qui avait décidé de venir habiter dans son logement ? Des questions auxquelles la brunette n'aurait probablement pas de réponse, car toute curieuse qu'elle était, il s'agissait tout de même de quelque chose d'un peu indiscret à demander. Peut-être le saurait-elle au fil de la conversation, si conversation il y avait. Cette personne pouvait être pressée, ou alors Mme Kane passerait par là et fusillerait son employée du regard pour qu'elle reprenne le boulot. Savannah eut un sourire quand celle qui lui avait lâché un bouquin sur la tête annonça que la compagnie du félin lui changeait de l'habitude. Déjà, ça signifiait sans nul doute qu'elle était célibataire. Après, peut-être qu'elle était tout simplement quelqu'un de solitaire, et/ou qui faisait un travail contraignant qui l'obligeait à se couper d'éventuelles relations sociales. Et oui, l'étudiante allait chercher loin, d'un autre côté elle avait toujours aimé émettre des hypothèses et les vérifier par la suite pour savoir si elle avait eu raison ou tort.


- Tant que c'est que le divan, le mien ne se gêne pas pour faire ses grasses matinées dans mon lit ! rit-elle. Mais bon, il est tellement mignon que je n'ai pas le coeur à le déranger.

Se faire avoir par ces p'tites bêtes qu'elle aimait tant, c'était inévitable. Savy aimait tellement les animaux qu'elle leur passait presque tout, dans la limite du respectable quand même. Hors de question que Chocolate grimpe sur la table, ce genre d'endroit n'était pas fait pour les chats. Bon, le lit c'est pas franchement mieux, mais au moins elle prenait du temps pour secouer sa couette et y passer éventuellement l'aspirateur histoire d'enlever les poils qui restaient accrochés. Parce que c'était si agréable de sentir son chaton dormir à côté d'elle... Savannah s'en sentait presque plus en sécurité, un peu comme c'était le cas avec Snowball quand elle était encore enfant.

Il était temps de passer aux présentations. S'il y avait bien un truc que l'étudiante ne supportait pas, c'était de discuter avec quelqu'un sans connaître son prénom au minimum. S'échanger cette information permettait en général d'installer un climat plus sympathique. Elle tendit donc une main, que la jeune inconnue accepta avant de se présenter à son tour. Gabriel O'Bryen. Mais ce ne fut pas tout : elle ajouta être tout juste débarquée à New Way en provenance de la Grosse Pomme. Décidément, Savannah ne rencontrait que des New-Yorkaises ! Sa ville attirait-elle plus de gens qu'elle ne se l'était imaginé pour une raison obscure ? D'abord la mannequin Lena, et puis cette photographe...


- Moi de même, Gabriel. Je vous souhaiterais la bienvenue à New Way avec plaisir, mais vous avez du vous rendre compte par vous-même que vous n'avez pas choisi le bon moment, dit-elle avec un léger rire. Mais je vous le garantis, cet endroit a beaucoup à offrir quand les militaires ne sont pas à tous les coins de rue.

Savannah était fière d'appartenir à New Way. Il s'agissait d'une pauvre ville perdue au milieu de nulle part, mais ça n'empêchait pas qu'elle l'aimait et n'avait jamais manqué de rien ici. Los Angeles, Manhattan... Ca ne l'attirait pas spécialement. Pour voir oui, mais surtout pas pour y habiter. De toute façon son futur métier ne la mènerait pas dans des lieux si peuplés, bien au contraire ! Son truc à elle, c'était les sociétés ignorées du reste du monde, qui vivaient encore en communion avec la nature sans avoir besoin de tout ce qui nous était indispensable. Comme les téléphones portables, les télévisions, les frigos... Le boulot de Gabriel le menait-elle également sur les routes, sans arrêt ? Etait-ce pour ça qu'elle avait sous-entendu être plutôt solitaire et qu'elle semblait passer du temps dans sa voiture ? Ce serait vraiment passionnant. Si tel était le cas, alors il faudrait qu'elles se revoient, qu'elles aient l'occasion de discuter plus longuement. Savannah écouterait alors son interlocutrice avec un immense intérêt, parce que finalement, ce serait un point commun qu'elles partageraient.

- Photographe ? souligna-t-elle alors. Est-ce que vous êtes plus du genre à vous concentrer sur un endroit particulier ou bien êtes-vous doublée d'une aventurière qui aime faire des clichés du monde entier ?

La jeune femme sourit, et espéra que la réponse serait celle à laquelle elle s'attendait. Enfin, peut-être pas pour Gabriel, puisque cette dernière serait alors obligée de lui montrer ses photos et de lui raconter certaines anecdotes vécues dans des pays étrangers peu visités par les gens - si elle avait déjà eu ce genre d'expérience. Elle semblait jeune, à peine plus âgée que Savannah peut-être, mais l'âge n'empêchait rien. A supposer qu'elle avait eu l'argent pour ça, Savy serait elle-même déjà loin...

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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyJeu 21 Aoû - 0:40

Visiblement son interlocutrice aimait aussi les chats. Et visiblement, le félin de cette dernière était fichtrement moins mauvaise tête que Shadow. Ce vulgaire chat de gouttière qu'elle avait mis des lustres à apprivoiser. Mais au final, c'était sans doute le temps qu'il lui avait fallu pour investir la maison de la vieille femme. Le temps pour évaluer les réparations qu'il lui faudrait faire pour rendre cet endroit vivable, pratique et pourquoi pas agréable. Le temps aussi de prendre ses habitudes et enfin de ne plus avoir l'impression de marcher au milieu des affaires d'une morte dans un mausolée aux dimensions dantesques.

L'odeur de cadavre vint à nouveau hanter les narines de Gabriel et furtivement, la nausée l'envahit... Repoussant ce malaise passager, la jeune femme espéra que ce dernier ne s'était pas trop exprimé sur son visage. Elle ne voulait pas passer pour une traumatisée ou dieu sait quelle malade mentale. Elle ne connaissait personne ici et elle souhaitait se faire des connaissances et au mieux des amis. Cette jeune bibliothécaire qui venait, elle aussi, d'adopter un chat constituait une amie potentielle pour notre photographe exilée. Celle-ci décida de saisir l'occasion et de cesser pour un tant de penser aux évènements des jours écoulés. Elle oublia quarantaine, militaires, interrogatoire et tuyauterie antique. Ne resta que la principale raison de sa venue. Le manque d'argent pour continuer son voyage. Elle décida de ne pas mentir sur son lieu de résidence. Après tout, la nouvelle viendrait vite aux oreilles du dernier des clodos et si Gabriel n'assumait pas qu'elle squattait la maison d'une vieille femme décédée pendant le mois d'enfermement, alors elle deviendrait rapidement la suspecte idéale.

La jeune femme fatiguée, traquée, acculée et inquiète disparut pour laisser place à l'artiste chaleureuse et sympathique qui était arrivée là près d'un mois plus tôt. Après tout, elle aurait tout le temps de se soucier des militaires si jamais ces derniers en venaient à la chercher. D'ici là, elle vivrait sa vie comme n'importe quel habitant de cette ville. Elle gagnerait de l'argent, elle préparerait son départ et elle aurait une vie sociale. Comme n'importe quelle jeune femme de son âge.

Son esprit revint vers Shadow et un sourire éclaira son visage. Elle devait avouer que malgré son absence totale de reconnaissance du ventre, elle avait de l'affection pour cet animal. Parce que quelque part au fond de ses grands yeux dorés, elle avait vu briller une lueur d'intelligence plus grande que dans le regard de bien des militaires qui hantaient les rues de New-Way. Le chat avait tout compris. Il vivait au jour le jour. Il avait attendu de savoir si Gabriel n'allait pas le jeter dehors et maintenant qu'il était certain d'avoir sa place à la maison, il n'avait pas hésité une seule seconde. Peut-être que sous peu, la jeune femme le retrouverait dans son lit, à ronronner entre deux oreillers. Oui après tout, cela n'avait rien d'impossible.


“J'imagine que tôt ou tard, c'est inévitable, le mien aussi investira mon lieu de villégiature nocturne... Ce genre de bestioles a un sens du confort très développé et qui plus est ce sont des opportunistes patentés...” constata Gabriel avec un sourire amusé. “J'apprécierai seulement qu'il fasse preuve d'un petit peu d'affection à mon encontre. Pas que sa présence à l'heure des repas me dérange. Ce serait plutôt le fait que le reste du temps, monsieur Shadow brille par son absence.”

Les chats étaient certes indépendants mais le félin noir qui hantait le jardin de la maison qu'occupait Gabriel l'était un peu trop à son goût. Il se contentait d'apparaître à l'heure des repas, de vider son content de nourriture puis de se volatiliser à nouveau jusqu'à ce que l'heure de la pitance ne soit revenue. Mais enfin cet après-midi, Shadow s'était accordé une petite sieste digestive sur le divan. Peut-être ce soir, la jeune femme pourrait-elle regarder la télé en compagnie d'un être vivant autre que les mouches.

S'imaginant bien que la jeune femme se posait des questions sur le pourquoi du comment de l'adoption soudaine d'un chat par une étrangère, Gabriel lui expliqua sa situation. Enfin, ce qu'il lui semblait être la réalité de sa situation.


“Je suis arrivée un peu par hasard à New Way, le jour de la bombe. J'étais à cours d'argent. Il se trouve que j'ai manqué de chance. Enfin pas tant que ça. Au moment où les alarmes se sont déclenchées, une vieille femme m'a interpellé et m'a dit de la rejoindre. Je me suis réveillée trois semaines plus tard dans son abri anti-bombe. Elle était morte d'une crise cardiaque et moi j'avais un black-out total. On m'a autorisée à rester dans sa maison le temps de la quarantaine. Ensuite, et bien je présume qu'on me fichera dehors sans tambours, ni trompettes. Ce chat, il était là avant moi. Et il sera toujours là après. Je ne suis que la personne qui le nourrit pour le moment...”

Voilà tout ce que la jeune femme pouvait dire honnêtement de sa situation. Elle était là le temps de se faire suffisamment d'argent pour avoir essence, logement et nourriture le temps de son voyage. Ensuite, elle n'aurait qu'à rentrer à la maison. Ses parents avaient continué de payer le loyer de son appartement. Il lui suffirait de montrer ses photos et d'espérer qu'une galerie d'art les trouverait à son goût. Sinon, Gabriel n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle ferait. Sans doute reprendrait-elle le volant pour explorer les coins des USA qui lui restaient inconnus. Et puis pourquoi pas, elle s'offrirait le monde sur un plateau...

“J'imagine bien que New Way doit être très différente sans tout ce foutoir créé par la présence des militaires, la quarantaine etcera. Ça me plairait de voir la ville que vous connaissez et je pense que j'en aurai le temps. Il faut que je trouve un emploi, et que je mette suffisamment d'argent de côté pour repartir. Ça peut durer un moment... Alors même si la présence des militaires s'éternise, je pense que j'aurais quand même la possibilité de voir New Way telle qu'elle est en réalité. Et pas seulement son visage en temps de crise.”

La question de la jeune femme la surprit. Et la ravit tout autant. Visiblement, elle semblait très intéressée par le fait que le métier qu'elle exerçait. Et par le fait qu'elle se trouvait sur les routes. Mais non, elle allait la détromper, elle n'avait jamais exercé hors du pays. Pourtant, elle avait trouvé le long de sa route des communautés traditionnelles dont la façon de vivre contrastait superbement avec le reste du monde dans lequel ils se voyaient obligés de vivre.

“Non, je n'ai pas encore mis les pieds hors des Etats-Unis. Ce voyage est ma première grande expérience en tant que photographe. Je suis encore une petite nouvelle. Mon projet choc histoire de me faire remarquer par un employeur quelconque. Je voudrais travailler dans le journalisme. Mais j'avoue être trop flemmarde pour gravir patiemment les échelons. J'en ai appris plus sur ce pays en deux ans sur les routes qu'en 10 ans d'école... Si vous êtes intéressée par un sujet en particulier, pourquoi ne pas me le dire Savannah, j'ai peut-être des clichés intéressants à vous montrer...”

Se faisant, Gabriel montra du doigt le sac en bandoulière qui ne la quittait jamais. Elle aimait parler des gens qu'elle avait rencontré, des expériences qu'elle avait vécu et, à cet instant, elle faisait référence aux quelques mois qu'elle avait passé dans une réserve Nez-Percés...
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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyVen 22 Aoû - 18:34

Les chats étaient des créatures indépendantes, contrairement aux autres animaux domestiques que l'on pouvait trouver dans des maisons ou appartements. Pour avoir également un chien portant le doux prénom de Snowball - rapport à ses poils uniformément blancs - Savannah avait eu l'occasion de le découvrir. Sa Westie ne la quittait absolument jamais, il suffisait que Savy rentre de cours pour qu'elle saute du canapé où elle dormait profondément et la suive partout dans la maison. Il fallait même ruser pour éviter qu'elle ne s'inscruste dans la salle de bains quand la brunette voulait prendre sa douche ! Ce comportement avait toujours fait rire Catherine. Evidemment, Snowball était une exception, parce que même si la plupart des canins étaient collés à leur maître, ils leur laissaient en général un peu de répit malgré tout. Et puis Savannah avait aussi pu voir à quel point un furet pouvait être câlin, parce que son meilleur ami Jack en possédait un depuis peu de temps, juste après la sortie des abris en fait. Le jeune homme lui avait récemment raconté que Martin prenait un malin plaisir à lui mordre l'oreille pour le réveiller le matin, ce qui évidemment avait fait rire l'étudiante. Mais les chats... C'était une autre histoire. Si Savy avait eu de la chance de tomber sur ce félin qui ne dépassait pas les quelques mois, elle savait que plus tard, il pouvait s'éloigner. En général les chats aimaient déambuler dans le quartier, passer tout leur temps dehors à errer ou bien à chasser. Et puis ils ne revenaient à la maison que pour piquer un petit somme et manger. Savannah adorait les animaux et s'était beaucoup attachée à Chocolate, même si elle ne l'avait adopté que depuis peu. S'il devenait comme ça en grandissant, ça lui ferait mal... Elle aimait lorsqu'il dormait sur ses genoux, alors qu'elle était en pleine rédaction d'un devoir. Ou bien quand il se pointait dans sa chambre et miaulait en sautant sur le lit, comme s'il voulait lui dire de lui laisser une petite place. Le côté positif ? Chocolate était encore petit et si Savy faisait bien attention, alors il y avait tout de même des chances pour qu'il reste proche de la famille plus tard.

- Je comprends, j'ai de la chance que le mien ne soit pas comme ça ! Mais il s'habituera à vous, il est peut-être juste timide, supposa-t-elle en riant. Si ça se trouve dans quelques semaines vous allez prier pour qu'il vous lâche un peu. Les animaux sont si imprévisibles, parfois.

Les deux jeunes femmes ne tardèrent pas à faire connaissance après quelques échanges sur les félins. Savy eut donc le plaisir d'apprendre qu'elle discutait avec Gabriel O'Bryen, une photographe originaire de New York. Ce serait marrant qu'elle connaisse Lena, mais il y avait une chance sur Dieu seul savait combien de millions. Déjà parce que Manhattan était extrêmement grande, mais en plus de cela elles ne semblaient pas du tout provenir du même milieu. Alors que Lena aimait se montrer - normal, c'était une mannequin - et semblait assez superficielle, Gabriel brillait par son naturel. Savannah pouvait se tromper, mais c'était son point de vue pour l'instant. La brunette était vraiment très jolie mais ne semblait pas porter une attention particulière aux artifices tels que trois tonnes de maquillage et des vêtements hors de prix. De ce côté-là, la demoiselle Andrews ressemblait plus à Gabriel qu'à Lena. Sa nouvelle connaissance ne tarda pas à donner de nouveaux éléments qui confirmèrent la différence entre les deux New-Yorkaises. Alors que Lena roulait littéralement sur l'or, Gabriel se trouvait précisément à cours d'argent lorsqu'elle était arrivée en ville.

Elle lui raconta les circonstances de son arrivée à New Way et se qui s'était passé lorsque l'alarme s'était déclenchée. Oui, effectivement d'un côté c'était vraiment pas de chance : à peine débarquée et il lui fallait supporter un mois d'enfermement, surtout qu'au départ elle n'avait pas du comprendre ce qui lui arrivait. La vieille dame en question, Savy la connaissait bien. Elle l'avait croisée plusieurs fois et avait effectivement appris son décès. Apparemment, Gabriel ne semblait pas être au courant de la solitude de cette personne, et ce serait bien étonnant qu'on la fiche dehors étant donné que la maison resterait à l'abandon. Quelques accords passés avec la Mairie et ça devrait s'arranger. Désireuse de l'aider, Savy lui donna ces quelques informations.


- Vous savez, cette vieille dame vivait seule et n'avait plus aucune famille. Ca m'étonnerait beaucoup qu'elle ait fait un quelconque testament qui certifierait que la maison appartiendrait à quelqu'un en particulier. Vous devriez exposer cette situation à la Mairie, je pense que ça peut se discuter. Du moins pour le temps que vous prévoyez de rester.

Ne voulant pas que Gabriel parte de New Way avec une opinion négative, Savannah entreprit par la suite de lui assurer que cet endroit pouvait être bien quand les militaires n'étaient pas partout. Maintenant, on ne pouvait pas sortir de chez soi plus d'une demi-heure sans rencontrer un homme en treillis qui demandait expressément à voir nos papiers. Ca devenait invivable, même si la plupart des gens se retenaient de râler, parce que c'était toujours mieux que de rester enfermé dans un abri anti-bombe. Ils venaient de vivre cloîtrés pendant un mois entier, alors pouvoir ressortir les avaient rendu fous de joie, et peu importe si les militaires surveillaient la zone. Bien sûr ça ne les réjouissait pas pour autant... Quand la quarantaine serait levée, les habitants se sentiraient mieux et New Way reprendrait son visage de toujours : une ville paumée au milieu de nulle part mais où l'on ne s'ennuyait pas et qui offrait beaucoup de choses à découvrir. Gabriel acquiesça aux paroles de Savannah et précisa que son séjour ici pourrait durer un moment, le temps qu'elle trouve de l'argent. Pour quoi faire ? Ce fut la première question qui lui vint à l'esprit, cela dit elle se retint de le demander, ce n'était pas ses affaires, et elle aurait de toute façon une réponse quelques secondes plus tard.

- Pour votre emploi, je pense que vous avez vos chances du côté du centre commercial. Malgré le peu d'habitants ici par rapport aux grandes villes, on a pas mal de magasins et le centre est grand. Ce n'est pas rare qu'ils recherchent des employés, l'informa-t-elle avec un sourire.

Dommage que la bibliothèque n'ait pas besoin d'une personne en plus, Savy aurait juré que les deux jeunes femmes se seraient bien entendues. Ceci dit, si Mme Kane était déjà trop avare pour se munir d'escabeaux anti-dérapants, ce serait étonnant qu'elle accepte de prendre quelqu'un d'autre, même à mi-temps. Et puis l'endroit n'était tout de même pas assez visité pour avoir besoin de beaucoup d'employés. Du coup, Savannah avait préférer aiguiller Gabriel sur le centre commercial, là où elle aurait le plus de chance de dégoter quelque chose de pas trop contraignant et assez bien payé.

La conversation tourna sur le métier de Gabriel, car toute curieuse qu'elle était, l'étudiante n'avait pas pu se retenir de lui demander des informations sur ce qu'elle faisait réellement. Ainsi, elle n'était jamais sortie des Etats-Unis et ce voyage était le tout premier pour elle. Pas étonnant, étant tout de même jeune elle n'avait pas encore eu l'occasion de se rendre partout tel un grand reporter. Avec gentillesse et tout en montrant son sac d'un geste entendu, Gabriel proposa de montrer quelques clichés à Savannah si un sujet particulier l'intéressait. Avait-elle déjà rencontré des peuples peu connus durant son expédition ? Finalement, elles avaient plus d'un point commun. Déjà, elles semblaient toutes deux aimer voyager, bien que Savy n'ait pas fait grand-chose pour le moment. Et puis l'ambition était aussi quelque chose qu'elle partageaient. Si Gabriel n'était pas assez patiente pour "gravir les échelons" et espérait devenir journaliste par la simple force de son talent, Savannah se donnait à fond pour réaliser son rêve, et ce n'était pas simple : être une grande anthropologue quand on sortait simplement de l'université de New Way tenait du miracle...


- En deux ans, je suppose que vous avez du voir beaucoup de choses ! Pour être franche, je serais intéressée par absolument tout, avoua-t-elle avec un large sourire. Mais si vous avez des photos d'endroits particuliers, que vous avez vécu quelques expériences avec des peuples ou des tribus vivant d'une autre manière que nous... Ce serait vraiment super. Je suis étudiante en anthropologie, ce sont donc des sujets qui me passionnent littéralement.

Oui, elle avait envie d'écouter Gabriel, de voir tous ces clichés. Ca lui permettrait d'en savoir plus sur la jeune femme tout en apprenant des choses qu'elle ne savait pas encore sur certains groupes de gens parmis lesquels la brunette aurait passé du temps. Levant soudain un index comme si elle avait eu une idée, Savy demanda à Gabriel d'attendre quelques secondes avant de s'éloigner vers l'accueil. Mme Kane bossait sur l'ordinateur. L'employée lui demanda si elle pouvait prendre sa pause maintenant plutôt que dans une heure et insista un peu en lui expliquant qu'elle avait un truc à faire qui lui servirait scolairement. Mme Kane était peut-être chiante sur les bords, c'était quelqu'un de compréhensif et elle céda sans trop de mal. Revenant vers Gabriel, Savy lui lança avec un sourire :

- J'ai vingts minutes devant moi, c'est peu mais comme je suis au travail... On peut s'installer à cette table si vous le souhaitez. En tout cas je vous remercie de prendre du temps pour moi, je suis vraiment très impatiente à l'idée de découvrir vos photos et de connaître vos aventures sur les routes des US.

Elle n'était pas non plus hystérique, mais on aurait presque dit une gamine excitée à l'idée d'avoir sa première maison de poupée. La photographie était un art qui lui plaisait particulièrement, alors s'il se combinait avec sa passion première, forcément ça ne la laissait pas indifférente. Si Gabriel le voulait bien, peut-être même qu'elles pourraient se revoir un autre moment, quand Savy n'aurait pas d'obigations concernant son job... et discuter un peu plus, de son métier ou de tout autre chose, pour faire connaissance. Cette personne lui inspirait de la sympathie et de la confiance. Et les intuitions de Savannah étaient rarement fausses.

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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyVen 5 Sep - 19:59

Sa jeune interlocutrice semblait en connaître un rayon sur les chats ce qui fit sourire la photographe. Elle-même avait toujours éprouvé une grande affection à l'égard de tout animal un tant soit peu sympathique mais n'avait jamais pu en posséder. Ses parents n'avait pas voulu et son mode de vie depuis deux ans ne lui permettait pas d'en acquérir un. Elle ne voulait pas imposer ses propres choix à une bête qui aurait d'un minimum d'équilibre qu'elle était incapable d'offrir. Shadow, lui, utilisait sa présence pour le confort et la satiété qu'elle lui procurait. Elle ne se doutait pas qu'il deviendrait plus familier au fur et à mesure que les jours passeraient. Comme elle était certaine qu'il n'hésiterait pas à aller manger ailleurs ou à se battre pour une femelle ou juste pour le territoire. Il était un chat après tout et avait ses propres occupations.

“Sur le chapitre de l'imprévisible, je ne vous contredirai pas. Shadow m'a collé une peur bleue la première fois que je l'ai vu. Imaginez que vous soyez sur une terrasse la nuit et que la seule chose que vous puissez apercevoir soit une paire d'yeux dorés qui vous fixent dans un arbre. Avec l'atmosphère qui planait sur la ville les cinq premiers jours, je vous assure que j'ai failli faire un arrêt cardiaque...” raconta-t-elle en riant de sa mésaventure.

Il fallait dire que ce soir-là, le temps était à l'orage et l'ambiance qui régnait dans la vieille maison n'avait rien eu de rassurant. La jeune femme qui revenait de l'enterrement de la propriétaire de la demeure avait donc préféré prendre son dîner sur la terrasse, éclairée par la lueur des lampes vieillissantes. Et soudain, elle les avait vu, les yeux. Terrorisée par leur soudaine apparition, elle avait battu en retraite pour chercher un couteau de cuisine avant de réaliser que son mystérieux observateur n'était autre que le chat que le prêtre lui avait dit que la dame nourrissait. Et de se sentir idiote quant à sa réaction précipitée et digne d'une enfant de 4 ans qui a peur du noir.

Jusque là, Gabriel n'avait eu de réels contacts qu'avec deux personnes. Lena qui n'était certainement pas là depuis assez longtemps pour être d'une aide quelconque et qui n'avait pas besoin de bosser pour avoir quelque chose dans l'assiette et le militaire Josh Turner qui ne rêvait visiblement que d'une chose, malgré toutes ses apparentes inquiétudes sur la santé publique, trouver une sorcière à brûler pour les militaires et la populace. Si bien que la jeune femme n'avait pu obtenir de réels renseignements sur la vie en ville et ses habitants avant le drame de l'explosion. Ses voisins la regardaient avec méfiance en se demandant si elle n'y était pour quelque chose dans la disparition de l'ancienne propriétaire. Mais la jeune femme n'en avait cure. Les gens étaient encore sous le choc et la présence des militaires ne faisaient rien pour arranger les choses. Elle s'était accomodée des regards soupçonneux de ceux qu'elle devait côtoyer tous les jours et ne s'était pas gênée pour essayer d'en savoir plus sur la femme qui lui avait sauvé la vie. Et Savannah ne fit que confirmer que ce qu'elle savait déjà. Oui, la vieille dame était célibataire et sans famille proche. Les militaires avaient cherché loin pour être sûr qu'un suspect potentiel ne leur échapperait pas. Mais il s'avérait que toute sa famille avait péri depuis longtemps et qu'elle vivait recluse.


“Je tâcherais d'aller voir la Mairie le plus tôt possible. Pour éviter de devoir dormir dans mon 4X4. Les aléas de la vie sur les routes. Vous avez beau mettre de l'argent de côté tôt ou tard, la réserve finit par se tarir et vous vous retrouver au milieu de nulle part sans essence et sans liquide. Et je ne vais pas appeler papa et maman à chaque fois que je me retrouve dans la mouise. La première fois que ça m'est arrivé j'ai eu la chance de me retrouver dans une réserve Nez-Percés. Il y avait un éleveur de chevaux là-bas. Il cherchait des palefreniers. Je n'avais aucune expérience et je me suis retrouvée à m'occuper de tous ses canassons. Ça m'a appris pas mal de choses. Et en six mois j'étais repartie. Avec une petite fortune. Qui m'a permis d'arriver jusque ici.”

Elle sourit. Elle avait fait un joli bout de chemin depuis le début de son voyage. Elle avait rencontré tant de gens. Mais les personnes avec lesquelles elle avait sans doute le plus accrochés étaient celles qui avaient manifesté la volonté de lui faire comprendre leur monde. Elle s'était rapidement rendue compte qu'en vivant à New-York, son éducation avait été entâchée d'un certaine snobisme vis à vis de certaines tâches effectuées par les “provinciaux”. Tâches qu'après avoir accomplies par elle-même, elle avait appris à considérer comme normales et nécessaires. Alors maintenant, Gabriel ne crachait plus dans la soupe. Elle avait besoin d'argent, elle prenait n'importe quel job, du moment qu'elle restait dans la légalité. Et visiblement pour le moment, elle allait devoir essayer de se faire employer dans le centre commercial de la ville. Après tout, il s'agissait juste de gagner sa croûte le temps que cette quarantaine s'achève et qu'elle ait de quoi rallier Los Angeles ou Seattle.

Car non, Gabriel ne savait pas encore quelle de l'une ou l'autre marquerait la fin de son voyage. Succomberait-elle aux paillettes d'Hollywood ou mettrait-elle le cap sur la frontière canadienne? Elle n'y avait pas encore pensé très clairement jusqu'ici, mais finalement, alors que le moment fatidique du choix se rapprochait, la jeune femme sentait une angoisse envahir son ventre et repoussait sans cesse le moment de mettre le nez dans les cartes routières... Car choisir sa “destination finale” reviendrait à considérer que le voyage était quasiment déjà fini. Et elle ne pouvait pas se résoudre à une telle chose. Pour le moment son voyage était une béquille qui l'aidait à ne pas trop laisser la claustrophobie l'envahir et à ne pas craquer de nouveau comme elle l'avait fait à la sortie de la cave...

Puisque la jeune femme avait l'air si intéressée par le travail qu'elle avait accompli jusque là, Gabriel se ferait une joie de les lui montrer. De toute façon, elle ne se déplaçait jamais sans, car, il fallait bien l'avouer, elle avait bien trop peur qu'il leur arrive quelque chose. Conservées dans une pochette rigide, le tas de clichés n'avaient jamais subi la moindre avanie... Si bien que la jeune femme transportait sur elle, en permanence, l'équivalent d'une petite banque d'image. Mais elle savait parfaitement que son interlocutrice n'était pas là pour s'amuser. Elle devait sans doute être la subordonnée de quelqu'un et ce quelqu'un ne serait pas forcément ravi de la voir musarder dans les rayonnages en discutant avec un des lecteurs. Mais la solution sembla venir d'elle-même car Savannah lui demanda d'un geste d'attendre un peu. Ce qui laissa le temps à Gabriel de farfouiller suffisamment dans ses dossiers pour trouver des images susceptibles d'intéresser la jeune femme. Elle en trouva rapidement, mettant la main sur la période durant laquelle elle avait vécu dans l'Idaho chez les Nez-Percés. Entraînant son interlocutrice sur une table que personne n'occupait, un peu à l'écart des lecteurs, Gabriel posa le reportage receuilli sur le bois ciré.


“Les Nez-Percés ont rapidement acquis une tradition équestre de très haut niveau. Ils ont créé une race, que vous connaissez peut-être les appaloosas...” expliqua-t-elle en exposant la première photo, qui représentait un magnifique spécimen de la race, que montait une petite fille souriante. “Malheureusement, les exactions commises par l'armée à l'époque, les massacres et les vols d'animaux, ont contribué à faire disparaître les pur-sang de sorte que les animaux que nous connaissons aujourd'hui ne sont que des demi-sangs. Néanmoins, en 1992, une femme de la tribu et son mari, issu du peuple Navajo, les Nez-Percés ont entrepris un vaste projets de recréation de l'espèce par des croisements plutôt intéressant. Quand je suis arrivée là-bas, la réserve ne ressemblait déjà plus à ce que l'on s'attend à trouver. Les problèmes d'alcoolisme ont quasiment été éradiqués par un retour à l'emploi de la population. Et tout le monde s'est impliqué. On m'a trouvé une place à l'écurie et on m'a donné une fourche. J'ai mis la main à la patte... et voilà comment j'ai réussi à prendre tous ses clichés...”

Elle laissa le temps à Savannah de regarder les images qui passaient entre ses mains, profitant du silence pour revivre les quelques mois qu'elle avait passé là-bas. Ce séjour forcé s'était rapidement transformé en partie de plaisir quand les vieux de la vieille avaient réussi à dépasser leurs a-priori sur cette étrangère toujours munie de son appareil photo et qui le dégainait vraisemblablement pour un oui pour un non. Les plus réfractaires avaient fini par lui adresser la parole autrement que dans leur propre langue et avaient même consenti à lui enseigner quelques mots de leur dialecte. Tant et si bien qu'à son départ, elle avait été invitée à revenir quand elle le voudrait. Ce qu'elle ne manquerait certainement pas de faire. Reprenant le fil de sa pensée, elle recommença ses explications.

“Les Indiens sont très fiers de nature. Et si, parfois, leurs comportements me semblaient tout à fait incompréhensible, je me suis rapidement aperçu que je passais de mon côté pour une originale qui n'avait aucun sens des dangers que j'encourrais à parcourir les routes seules. Au début j'ai été assez mal perçu les gens pensaient pour la plupart que j'étais là en tant qu'espion du gouvernement pour vérifier que le marché ne devenait pas trop porteur. La ségrégation raciale est encore forte malgré tous les efforts qui ont été faits et il règne d'un côté comme de l'autre de très fortes rancoeurs... Je ne sais pas si elles disparaîtront un jour...”

Un cliché la fit sourire alors qu'elle apperçut une équipe de jeunes gens, dont elle, suant sang et eau pour pousser une brouette remplie de crotin en haut d'une pente plus qu'abrupte.

“C'était un pari que nous avait lancé le patron. Une prime pour tout le monde si nous réussissions sans utiliser de voiture à monter la brouette en haut de la colline. Autant vous dire que j'attends toujours la prime” dit-elle avec un petit rire, montrant la photo suivante sur laquelle se trouvait la même bande de gais lurons en train de ramasser le contenu de la brouette qui avait versé sur le côté...
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Savannah Andrews
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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyMer 10 Sep - 0:13

L'anecdote de la jeune femme fit sourire Savannah, et d'ailleurs elle pouvait aisément comprendre la peur bleue que Gabriel avait pu ressentir. La nuit était quelque chose de peu rassurant, et à sa place la brunette aurait certainement réagi de manière tout à fait excessive. Elle aurait très certainement couru dans la cuisinie prendre de quoi se défendre avant de s'enfermer à double-tour dans sa chambre. Et aurait gardé les yeux rivés sur la fenêtre et la porte. Bon d'accord, peut-être pas à ce point-là, mais pas loin... Ses amis pouvaient en témoigner : rares étaient les fois où elle se baladait toute seule après le coucher du soleil. Souvent elle téléphonait à l'un d'eux et lui demandait s'ils n'étaient pas partant pour une petite promenade histoire de prendre des nouvelles et de passer du temps ensemble. Dommage pour quelqu'un qui adorait l'atmosphère calme de la nuit, d'en être aussi effrayée. C'était limite contradictoire, mais Savy ne contrôlait pas non plus ses peurs et ses goûts. Plus tard, cela changerait certainement, parce qu'elle n'avait pas du tout l'intention de laisser cela contrôler son avenir. Et pour le métier qu'elle souhaitait exercer, elle avait tout intérêt à ne pas être trouillarde... Le tout était de faire des efforts. D'ailleurs peut-être que ce soir après le travail, la brunette pourrait faire un petit tour dans le quartier. Avec les militaires qui traînaient dans le coin, il y avait de toute façon peu de chances que quelque chose lui arrive. Ils surveillaient sans cesse. Il y avait au moins un point positif à leur présence.

Souhaitant aider Gabriel qui semblait être très sympathique, Savannah entreprit de lui donner quelques informations sur la manière dont elle pourrait s'en sortir le temps de son séjour ici. Peut-être même qu'elle pourrait glisser quelques mots au père d'Alexandra, pour qu'il puisse convaincre le Maire de ne pas mettre la jeune femme dehors, bien que la maison dans laquelle elle loge ne soit pas la sienne... En tout cas, elle pourrait trouver du travail dans les galeries du centre commercial et ça l'aiderait à se faire de l'argent. La photographe en profita pour lui expliquer sa façon de fonctionner, et Savy dut bien admettre qu'elle forçait l'admiration. Il lui fallait des dollars uniquement pour pouvoir manger, dormir et mettre de l'essence dans son véhicule et c'était difficile quand on roulait sans cesse. Il y avait forcément des moments où l'on devait s'arrêter pour gagner du fric. Gabriel aurait pu appeler ses parents mais voulait montrer qu'elle était capable de se débrouiller toute seule. Elle voulait faire ses preuves. Elle lui raconta une histoire sur les Nez-Percés et son boulot avec les chevaux. L'étudiante ne put s'empêcher de l'écouter avec une grande attention, les yeux presque brillants. Elle aurait tellement voulu être à sa place, vivre parmis cette population et découvrir leurs coutumes, savoir de quelle manière ils vivaient, goûter à leur quotidien. Six mois dans cette réserve ? C'était une expérience absolument exceptionnelle.

Espérant en savoir plus, Savy se rendit vers sa patronne et lui demanda une pause. Vingt minutes, c'était tout ce qu'elle lui accordait. D'habitude ça paraissait bien assez, juste le temps de se détendre un peu avec un café et de téléphoner à un quelconque ami pour planifier une sortie dans la soirée. Mais aujourd'hui, c'était extrêmement court. La brunette aurait aimé avoir plusieurs heures, et pouvoir écouter tout ce que Gabriel aurait à lui dire. Jamais elle ne pourrait s'ennuyer à voir ses photos. C'était un peu comme les cours. La plupart des étudiants sortaient en disant que ça les gavait, qu'ils préféreraient être ailleurs mais pas dans un amphi avec un prof qui déblatérait sur des sociétés maintenant disparues. Mais alors pourquoi avaient-ils choisi cette filière ? L'anthropologie, on ne prenait pas ça par défaut, on le prenait parce qu'on l'aimait. Du moins était-ce le point de vue de Savannah sur la question. Elle pouvait avoir raison ou tort, peu importait. Le principal ? Que plus tard, elle puisse vivre de sa passion et qu'en entendant son nom, on sache qu'il s'agissait d'une grande anthropologue. Son but n'était pas non plus de devenir célèbre, mais dans ce métier quand on voyageait vraiment beaucoup, quand on avait la chance de voir de nombreux endroits dont certains encore pas ou peu visités par l'homme, on était forcément un minimum connu. Et la brunette ne voulait pas se contenter de voir. Elle voulait partager ses découvertes.

L'heure n'était néanmoins pas aux rêves de miss Andrews, mais aux expériences incroyables qu'avait vécu Gabriel tout au long de son voyage. Prête à passer les vingt prochaînes minutes à en apprendre plus sur des gens pourtant délaissés de la population, elle se dirigea vers une table libre et laissa sa nouvelle connaissance s'y installer ainsi que sortir de nombreuses photos de son sac. Quelques explications lui apprirent qu'il s'agissait d'une réserve de Nez-Percés, et les clichés devaient provenir de ces fameux six mois passés à s'occuper des chevaux. Savannah en connaissait bien évidemment beaucoup sur eux puisque la filière anthropologie avait un cours spécialisé sur les Indiens d'Amérique. Elle hocha la tête lorsque Gabriel lui parla des Appaloosas. Elle en connaissait un rayon, c'était presque incroyable, on aurait justement dit une étudiante comme elle alors qu'il n'en était rien. Savy avait même entendu l'histoire des Appaloosas avant même de savoir qu'elle allait faire une fac d'anthropologie. Les chevaux l'avaient toujours fascinée, bien qu'elle n'ait jamais eu l'occasion de prendre des cours d'équitation. Ni les moyens d'en posséder un bien à elle. Ses parents lui avaient offert un énorme bouquin regroupant tout ce qu'on savait sur les chevaux, et chaque race y était décrite avec sa propre histoire. Sa préférée restait celle sur le croisement qui constituait aujourd'hui les Pur-Sang Arabes, mais elle se souvenait bien sûr de quelques détails concernant les Appaloosas. Du moins avant de voir ça plus en profondeur grâce à ses cours.

Faisant bien attention à ne pas laisser de trace sur les clichés, Savy les manipulait avec une grande précaution et s'attardait plusieurs secondes sur chacun d'entre eux, observant le moindre détail. On y voyait surtout la population dans différentes activités, et sur certaines d'entre elles Gabriel s'y trouvait également, souriante et semblant parfaitement ravie. Normal, d'ailleurs il n'y avait pas que son expression qui attestait de son bonheur d'avoir pu passer du temps avec les Nez-Percés : sa voix, alors qu'elle racontait ce qui lui était arrivé, était vraiment enjouée. Savannah ne savait pas si c'était son imagination ou non, mais elle aurait presque pu y déceler un brin de nostalgie. Surtout dans le sourire qu'elle fit en regardant l'une de ses photos, après avoir donné des détails sur le comportement des Indiens à son arrivée. Gabriel avait raison en tous les cas, la ségrégation raciale était belle et bien présente malgré tout ce que l'on pouvait dire ou faire, et elle doutait que celle-ci s'en aille un jour. Il y avait beaucoup d'exemples à prendre... La brunette ne voulait néanmois pas penser à des choses aussi aberrantes et contre lesquelles elle ne pourrait rien faire. Elle souhaitait simplement passer un bon moment avec Gabriel à suivre son histoire, et oublia donc le reste pour se concentrer sur la photo que la jeune femme lui montrait. L'anecdote la fit rire, bien sûr.


- Vous avez vraiment passé des moments fabuleux. C'est un plaisir de vous écouter parler de tout ça, et j'espère qu'un jour je serais capable de raconter les mêmes choses à mes proches ! Vos parents doivent être fiers de vous. En tout cas maintenant, une fois que j'aurais fini mes études, je saurais par où commencer ! Votre expérience donne vraiment envie, dit-elle avec un sourire, avant d'ajouter, clin d'oeil à l'appui. Et je ne manquerais pas de dire aux Nez-Percés que vous leur passez le bonjour !

En tout cas, Gabriel devait avoir hâte de reprendre sa route, et Savannah pouvait largement comprendre à quel point cette histoire de quarantaine pouvait l'ennuyer. De toute façon il lui fallait de l'argent, mais ça ne l'empêchait pas de s'inquiéter. Après tout personne ne savait quand les militaires s'en iraient et permettraient à la population de quitter la ville, de reprendre leur existence sans se dire qu'ils ne pouvaient pas sortir de New Way. Curieuse, l'étudiante demanda par la suite :

- Et vous savez où vous compter aller après ? Ou bien vous prenez une direction et vous filez droit jusqu'à ce que vous rencontriez un endroit qui vous intéresse ?

Savy, à sa place, aurait certainement choisi la seconde solution. C'était le genre de choses qui l'avait toujours botté en fait. D'ailleurs elle le faisait de temps en temps en voiture, mais plus tard, elle le ferait avec une simple carte et un sac à dos. D'abord elle se rendrait dans des endroits différents d'ici, dans d'autres pays, et se contenterait de marcher. Il n'y avait pas de meilleur moyen pour faire de grandes découvertes qui pouvaient changer une vie. Et qui sait ? Un jour, elle l'espérait, Savannah reviendrait à New Way, et passerait du temps à raconter la moindre petite anecdote à ses parents et à ses amis.

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Gabriel O'Bryen

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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyJeu 11 Sep - 13:55

Gabriel avait enfin trouvé une interlocutrice avec qui échanger sans avoir l'impression de discuter avec quelqu'un d'intéressé uniquement par l'image qu'elle aurait pu donner de cette personne. Pas que Lena eut été un mauvais modèle, bien au contraire. La jeune femme blonde était la touche de sophistication nécessaire dont la photographe avait eu besoin pour mettre encore plus en valeur la différence qui existait entre l'amérique où elle avait grandi avec ses buildings, ses ghettos et ses élégantes au sourire colgate et l'amérique qu'elle avait traversé, parfois rurale, parfois désuète et oubliée. Savannah, elle, n'était pas comme ça. Savannah était une jeune femme naturelle qui ne se berçait visiblement pas d'illusions sur ce qu'était devenu l'endroit où elle avait grandi mais qui ne perdait pas espoir de revenir à ce qu'elle avait connu. Une optimiste avec une pointe de réalisme. Et dont le QI était visiblement bien supérieur à celui d'un potager... Quelqu'un de cultivé et d'intéressant en somme. Quelqu'un qu'elle allait devoir photographier sous peine de le regretter plus tard si elle avait le malheur de s'en abstenir.

Passant la main dans ses longs cheveux noirs, la jeune femme réalisa quelle mine d'or la quarantaine était pour elle. L'occasion entre autres d'avoir le temps de voir le changement qui s'effectuerait dans l'ambiance de la ville entre les premiers jours de suspicion et la routine qui finirait obligatoirement par s'installer. Les gens adoraient tout bonnement l'habitude et le métro-boulot-dodo. Les habitants de New-Way y reviendraient forcément quand les militaires commenceraient à faire partie du paysage. Et Gabriel serait là pour voir les mutations, pour les capturer dans son appareil. Si les militaires lui en laissaient l'occasion peut-être en profiterait-elle aussi pour faire un panorama des soldats de l'Amérique moderne. En noir et blanc, jugeait-elle préférable. Le New-Way du moment ne se prêtait pas au technicolor. Ou peut-être juste la bibliothèque à des clichés où les couleurs chaudes du bois et l'ambiance d'étude qui régnait ici domineraient... Et puis, il y avait la vieille maison où elle vivait qu'elle avait déjà prise en photo plusieurs fois qu'elle préférait mettre sous une lumière pâle et déclinante pour mettre en valeur son délabrement et la sensation de solitude qui l'y avait envahi.

Elle revint à la réalité en se fixant sur Savannah, laquelle examinait les photos avec une attention et un soin tout particulier. Cette jeune femme était précautionneuse. D'une précaution que Gabriel n'avait vu que chez deux types de personnes. Les photographes professionnels tels que ceux qui lui avaient enseigné l'art difficile et contraignant du cliché. Et les passionnés. Ceux qui connaissaient la valeur des choses. Et pas de doute, Savannah appartenait à cette catégorie de personne. Elle lui avait confié qu'elle étudiait l'anthropologie et Gabriel trouva que cela n'avait rien d'étonnant. Tout d'abord, parce qu'il était évident qu'elle était étudiante et que si elle travaillait ici, c'était pour se faire un peu d'argent. Ça, la photographe avait pu le déterminer parce qu'elle savait des bibliothécaires de métier. La plupart étaient vieilles, portaient des lunettes et arboraient sur le visage tendu à mort par un chignon permanent un air réprobateur qui semblaient s'adresser à tout être vivant susceptible de produire le moindre bruit de respiration. Ou la moindre joie de vivre. Ensuite, Savannah n'étudiait certainement pas dans le domaine des sciences dites “dures”, puisqu'il était quasiment habituel que ce genre d'étudiant présente un mépris souverain pour tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à de l'art.

Et visiblement le récit de ses six mois de boulot chez les Nez-Percés ravissait la jeune femme. Qu'à cela ne tienne, elle passerait un coup de fil et mettrait Savannah en relation avec eux, si elle tenait à y faire un stage. Elle aurait un aperçu de ce qui l'attendait dans son boulot d'anthropologue. Se faire exploiter, passer pour une folle dingue, mal polie et trop curieuse et servir d'esclave consentant à une tribu hilare. Elle se tourna vers la jeune femme et lui déclara avec un grand sourire.


“Si quand toute cette histoire sera terminée, l'envie vous prend d'aller faire un tour chez ls Nez Percés prévenez-moi, je les avertirai par téléphone. Vous n'aurez qu'à poser votre bagage et à suivre leurs instructions. Comme ça ils auront eu le temps de vous préparer un petit bizutage de compétition histoire de bien commencer la journée... Mais croyez-moi c'est un passage obligatoire. Et c'est pire quand vous débarquez à l'improviste.”

Elle inscrivit son numéro de téléphone portable sur un papier qui traînait au fond de son sac et le tendit à la jeune femme avec un sourire en se disant qu'elle avait maintenant des contacts aux 4 coins des Etats-Unis. Contacts qui lorsqu'ils étaient tombés sur son répondeur avaient pu apprendre qu'elle était coincée à New-Way et ne cessaient depuis de prendre périodiquement de ses nouvelles. Mais quelque chose dans le discours de Savannah la fit éclater de rire aux éclats...

“Inutile de vous dire que mes parents ne sont pas aussi fiers de moi que ça. Ils ont respecté mon choix et m'ont encouragé à aller au bout de mes projets, mais ils auraient nettement préféré que je reste à New-York avec un métier plus stable et moins dangereux. Le fait que je sois coincée ici n'a fait que confirmer leurs angoisses... Heureusement pour eux, mes deux frères cadets, Nick et Taylor, sont tout à fait “normaux” dans leur façon de fonctionner. Si ce n'est que ce sont deux affreux jumeaux de mon point de vue... Mes parents sont heureux que j'ai atteint mes objectifs et que je sois en bonne voie pour réaliser mes rêves, mais j'ignore totalement si le mode de vie que j'ai choisi leur plaît ou non...”

Elle trouvait parfois cela un peu triste que peu de monde ait réussi à comprendre ce qu'elle trouvait d'attractif et de passionant dans le fait de ne pas savoir où elle allait et ce qu'elle allait croiser sur son chemin. Mais, de ce qu'elle savait, les gens ne courraient seulement qu'après ce qui leur manquait. Ainsi, elle, la petite fille gâtée de New-York, possédait tout ce qu'elle avait pu un jour souhaiter. Sauf la chose qu'elle continuait de traquer depuis le début de son voyage. La Liberté. Ce n'était pas un concept abstrait mais une sensation, la dose nécessaire d'une drogue que seule la route et le fait de ne pas avoir de pied à terre autre que sa voiture ne pouvait lui fournir. Elle aimait rouler, voir le paysage défiler, s'arrêter pour prendre une photo, reprendre le volant et ainsi de suite... Mais visiblement Savannah faisait partie de ceux que son aventure exaltait et qui rêvait de prendre part à ce genre de voyage. Pas de doute que si elles restaient suffisamment longtemps en contact, Gabriel apprendrait beaucoup d'elle...

“J'ai assez parlé de moi pour le moment. Et vous, Savannah, quelle partie du monde vous fascine et pourquoi avoir choisi des études d'anthropologie. Je ne doute pas du fait que la matière soit passionnante mais il faut reconnaître que c'est un choix pour le moins atypique...”

Elle voulait connaître un peu mieux cette jolie jeune femme brune à laquelle elle avait failli fracasser le crâne par accident et qui s'était montrée si gentille et si aimable avec elle. Les contacts sociaux amicaux lui manquaient cruellement et le passage de Josh Turner un peu plus tôt dans la journée n'avait pas contribué à rendre sa journée plus facile. Pourtant, en discutant avec Savannah, Gabriel avait quasiment oublié la détestable visite du suspicieux militaire. Preuve que la journée ne serait pas aussi pourrie que ça...

Elle jeta un oeil à son appareil, revint vers son interlocutrice et lui posa la question qui lui brûlait les lèvres.


“Et pendant qu'on discute, ça vous ennuierait que je vous prenne en photo?”
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MessageSujet: Re: Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)]   Et Pouf le Bouquin ! [Gabriel =)] EmptyJeu 25 Sep - 13:09

[J'espère que tu pourras me pardonner cet énorme retard...]

Parce que la jeune femme avait un métier qui nécessitait tout de même ce trait de personnalité, et également parce qu'elle avait choisi de passer du temps à lui montrer ses clichés, Savannah avait compris que Gabriel était d'une nature généreuse. Pour être photographe et accepter de vivre dans des endroits inconnus qui pouvaient être des réserves indiennes, il en fallait beaucoup. De l'ouverture d'esprit certes, mais également de la générosité. Une envie de découvrir les gens, d'apprendre à les connaître et les immortaliser sur du papier photo pour pouvoir toujours se rappeler des rencontres faites sur le chemin. Si la brunette avait la chance de faire le métier de ses rêves elle aussi, alors l'un de ses appareils serait son meilleur allié. Et une fois que l'âge l'aurait rattrapée, elle parcourerait ses albums avec fierté et la tête emplie de souvenirs que chaque image ferait remonter. Si l'on pouvait entrer dans ses pensées en cet instant précis, on se dirait qu'elle était tout de même bien jeune pour déjà songer à sa vieillesse et à la fin d'une carrière pas encore débutée. Savy était du genre à vivre au jour le jour mais il lui arrivait parfois de se laisser entraîner par les interrogations auxquelles chaque être humain était confronté. Où serais-je dans dix ans ? Aurais-je une famille ? Combien d'enfants ? Aujourd'hui et dans ce cas précis, elle aimait imaginer la photographie comme étant le meilleur moyen pour elle de ne jamais oublier tout ce qu'elle pourrait vivre en tant qu'adulte. Ce n'était pas la première fois néanmoins qu'elle se faisait cette remarque, mais l'étudiante n'avait encore jamais eu affaire à une personne qui se trouvait dans une situation similaire. La seule différence étant la raison de leurs voyages. Gabriel parcourait les Etat-Unis à la recherche de clichés inédits alors que Savannah le ferait pour en apprendre plus sur les peuples oubliés.

D'ailleurs, sa générosité qui semblait sans bornes ressortit une nouvelle fois lorsque la jeune brune fit une proposition à l'assistante bibliothécaire. Appeler la réserve pour annoncer son arrivée, et ainsi lui éviter un trop gros bizutage pour avoir débarqué sans prévenir. Savy esquissa un sourire et elle repartit alors dans des pensées rivées vers le futur. Quand elle aurait son diplôme en poche, elle commencerait sans hésitation chez ces Nez-Percés. Les photos lui avaient donné encore plus envie qu'auparavant, et puis l'idée que Gabriel puisse lui donner un coup de main était... presque rassurant. Elle avait beau s'être complètement prise de passion pour l'anthropologie et posséder beaucoup de courage, elle n'en resterait pas moins une débutante dans ce métier et en aurait certainement besoin. Elle ne doutait pas que l'un de ses professeurs la prendrait en charge, cela dit elle n'oublierait pas ce que son interlocutrice venait de dire. Quand il serait temps pour Savy de terminer sa pause, elles s'échangeraient leurs numéros de portable. Les deux jeunes femmes se reverraient certainement avant le départ de Gabriel et apprendraient probablement à mieux se connaître. En tous les cas, si Gabriel avait envie de se balader dans New Way et de voir ce qu'il y avait de mieux et de plus intéressant dans cette ville, elle serait là - chose qu'elle lui dirait aussi avant de retourner à son job. D'ici à ce que la photographe parte, peut-être auraient-elles vraiment bien sympathisé, et alors Gabriel lui donnerait des nouvelles au fur et à mesure de son voyage. Finalement, toutes deux possédaient un énorme point commun, parfois il n'en fallait pas plus pour que des gens réussissent à bien s'entendre.


- Merci, ça serait très gentil à vous ! Je ne manquerais pas de vous indiquer à quelle hauteur on aura réussi à monter la brouette, histoire d'échanger nos expériences personnelles de bizutage, rit-elle.

Et alors qu'elle répondait à Gabriel, cette dernière entreprit d'inscrire son numéro sur un bout de papier avant de le tendre à l'étudiante avec un sourire. Elle le ferait à son tour après un petit passage à l'accueil où elle trouverait des feuilles d'imprimante et une boîte pleine de stylos et critériums en tous genres. Contrairement à ce qu'elle aurait tout d'abord pensé, les parents de la jeune photographe ne semblaient pas apprécier son métier à sa juste valeur. Du moins, ils n'étaient pas spécialement fiers de leur enfant pour avoir choisi cette voie alors que, comme tous les parents, ils auraient voulu qu'elle devienne médecin ou avocate. Gabriel n'évoqua pas ces carrières mais parla d'un boulot plus stable et surtout, moins dangereux. Comment pouvait-on leur en vouloir ? Le propre d'un père et d'une mère était justement de s'inquiéter pour la chair de leur chair, à chaque seconde. Ils s'en faisaient déjà quand ils les laissaient traîner dans le quartier à vélo, alors imaginer que l'un d'eux puisse prendre son 4x4 et parcourir - seul - les routes des US pour prendre des tonnes de clichés... David et Catherine étaient des parents compréhensifs et étaient effectivement fiers de voir que leur fille avait décidé de partir dans la branche anthropologie. Ils avaient toujours aimé la voir se poser des tonnes de questions sur les différentes coutumes, les comportement humains, les réactions propres à chaque société pour une situation similaire... Malgré tout, ils avaient plusieurs fois abordé le sujet du danger. Partir en pleine forêt Amazonienne ou au find fond de l'Afrique pour passer du temps parmis des gens inconnus faisait partie du futur métier de Savy. Et c'était précisément cette part qu'ils n'arrivaient pas vraiment à assimiler. La brunette les soupçonnait même d'espérer un changement radical de but professionnel du jour au lendemain. Là encore, elle ne pouvait pas les blâmer. Ryan les avait quittés des années plus tôt et désormais, elle était leur seul enfant restant. Ils se faisaient encore plus de souci pour elle à cause de ce qui s'était passé à l'usine, et qui leur avait arraché leur fils. Et c'était à ce moment précis que Savannah les trouvait courageux. Pour ne pas l'empêcher de vivre son rêve malgré tout, pour la laisser choisir ce qu'elle voulait faire plus tard, quitte à se faire un sang d'encre de façon continuelle.


- Je comprends, indiqua-t-elle alors en hochant la tête, un demi-sourire sur les lèvres face à la réflexion de Gabriel sur ses frères jumeaux. Mes parents savent ce que mon futur travail implique, si j'arrive à vraiment faire ce que je souhaite. Pour autant, ils ne m'ont jamis donné aucune interdiction. Je crois qu'ils savent qu'ils ne gagneraient pas avec moi de toute façon. Pour moi, ce n'est pas uniquement un choix de métier, mais une passion, alors la personne qui me retiendra de faire de mon mieux pour arriver à mes fins n'est pas encore de ce monde.

Elle ajouta un nouveau sourire, plus sincère et amusé cette fois. Elle avait dit la vérité mais ne voulait pas sembler trop sûre d'elle. D'un autre côté, Savy n'avait fait qu'exprimer son ambition. Elle était certaine que Gabriel la comprendrait, parce qu'elle en était également dotée. Pour faire ce qu'elle faisait, se lancer dans une telle aventure malgré l'âge qu'elle semblait avoir, il fallait beaucoup de courage mais également d'ambition... C'était sa façon à elle de percer dans le journalisme, comme elle l'avait avoué lors des premières minutes de leur rencontre. Deux ans sur les routes à la place de dix ans d'une grande école. Savannah ne pouvait qu'espérer qu'elle réussirait, et comptait bien s'en assurer d'une façon ou d'une autre. Cette discussion ne resterait pas sans conséquences, voilà ce que son instinct lui soufflait. En gros, elle ne pensait pas qu'une fois que Gabriel aurait passé les portes de la bibliothèque puis aurait quitté New Way, ce serait terminé. La brunette tenait sincèrement à garder contact, et pas uniquement parce qu'elles partageaient cette soif de liberté et de connaissance. Qui sait, peut-être même qu'un beau jour, elles feraient un voyage ensemble ? On ne pouvait jamais prévoir ce que l'avenir réservait.

Leur conversation changea de cap pour se diriger plus particulièrement vers Savannah elle-même. Gabriel voulait en apprendre plus sur sa nouvelle connaissance, et ainsi comprendre pourquoi ce choix si spécial. Effectivement, cette branche n'était pas spécialement populaire, ou alors les étudiants la prenaient juste parce qu'ils aimaient la sociologie et l'histoire, mais rares étaient ceux qui prévoyaient de devenir de grands anthropologues. Encore une fois, l'ambition de Savy la guidait sur ce chemin, et elle se donnerait au maximum pour réussir. Alors que la brunette allait répondre, Gabriel reprit et lui fit une demande pour le moins étonnante. Enfin, pas quand on connaissait son métier, néanmoins ça restait relativement surprenant. La prendre en photo ? Savy ne put retenir un petit sourire légèrement embarrassé : elle n'avait évidemment pas l'habitude de ce genre de proposition. Mais cela la toucha réellement. Pourquoi la jeune femme voulait-elle avoir un cliché d'elle sinon pour se souvenir de leur rencontre ? Avec un hochement de tête, elle répondit un timide :


- Oui, bien sûr. Mais à une condition, ajouta-t-elle, cette fois plus espiègle. Je pense qu'on aura l'occasion de se revoir avant votre départ de New Way, et j'aimerais une photo avec vous. Comme ça, vous serez la première sur le futur album de mes voyages, pour être la personne qui m'aura permis d'échapper au bizutage maximum chez les Nez-Percés - qui seront, je l'espère, mon premier arrêt.

Evidemment, Gabriel comprendrait que ce n'était pas la seule raison, ni la principale. Le fait était que la jeune femme partirait forcément à un moment ou un autre pour retourner sur les routes, et Savannah voulait un souvenir de son passage ici, bien que leur communication ne s'arrêterait pas lorsque le 4x4 de Gabriel sortirait de New Way. Et puis il fallait bien avouer que la brunette adorait les photos justement, parce que ça permettait d'immortaliser des instants magiques. Parfois, elle fouillait dans ses pochettes et retrouvait des clichés de ses amis et elle, pendant des anniversaires ou de simples après-midi ensemble. Les revoir la remplissait toujours d'émotion. Laissant son interlocutrice lui répondre, Savy continua sur sa lancée. Gabriel lui avait demandé pourquoi l'anthropologie, et avec un sourire, elle le lui expliqua.

- Il paraît que j'ai toujours aimé étudier le comportement des gens. Petite, je posais des questions sur pourquoi untel faisait ci ou ça, pourquoi on réagissait de cette façon et pas d'une autre... Ma matière préférée a toujours été l'histoire. Et puis un beau jour je suis tombée sur une série télé parlant d'un homme professeur en anthropologie. Il racontait tout ce qui m'avait toujours passionnée. J'ai pris des informations sur ce métier et je me suis rendue compte que c'était exactement ce que je voudrais faire. Depuis, j'ai toujours gardé cette idée. Ca fait plus de deux ans que j'étudie dans cette voie et ça me plaît de plus en plus. Je suis particulièrement intéressée par les peuples disparus et ceux dont on entend jamais parler, comme s'ils n'existaient pas. Quand on imagine que certaines communautés vivent très bien et n'ont pas toute notre technologie... Ce sujet est évidemment un grand débat - surtout au niveau de la santé, mais personnellement je trouve que c'est incroyable et j'aimerais vraiment découvrir ce mode de vie.

La jeune femme se stoppa l'espace de deux secondes et secoua la tête. Elle venait de se rendre compte du petit monologue qu'elle avait sorti sans même faire attention si tout ça intéressait Gabriel. Bien sûr, elle se doutait que c'était le cas, sinon elle n'aurait jamais abordé tout ça de son propre chef. Cela dit entre répondre à une simple interrogation et déballer son point de vue sur cette branche, il y avait une grosse différence.

- J'ai oublié de vous prévenir de ne pas me lancer sur le sujet. Au moins vous avez vraiment la preuve que cette voie m'intéresse au plus haut point ! lança-t-elle en riant.

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