NEW WAY

Une ville mise sous quarantaine où des personnes se découvrent des pouvoirs.
 
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 Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]

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Gabriel Fox

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MessageSujet: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Jeu 14 Aoû - 15:58

    Il posa une main sur son réveil, les yeux fermés, un sourire aux lèvres. Normal. Tout était redevenu normal. Il se levait cinq minutes avant son réveil comme avant, il voyait ses parents comme avant, voyait Asher et ses collègues comme avant. A ceci près que Gabriel Fox pouvait influer sur la météo. Brume, brouillard, averses …. Foudre. Bien sûr, influer était un bien grand mot, disons que le temps réagissait encore et toujours à ses humeurs. Personne ne le poursuivait, son optimisme était revenu à la charge, le temps était assez calme, beau et il faisait bon sortir, travailler et voir du monde. Certes, il n’oublierait jamais cette après-midi où il rencontre Alexandra, mais il se disait qu’il devait continuer d’avancer. Il ouvrit les yeux, éteint le réveil qui n’allait pas tarder à sonner et se mit debout. Dans la foulée, il enchaîna un petit entraînement improvisé. Il fit des pompes, de la méditation, sauta à la corde, leva quelques altères, puis alla se doucher, le corps demi-nu en sueur. Une douche écossaise. Chaude puis froide, pour stimuler la circulation sanguine et réveiller son corps une bonne fois pour toute. Un frais parfum inonda son appartement tandis qu’une belle musique indienne vint bercer cette matinée. Le jeune homme se prit un petit déjeuner bien consistant avec jus d’orange pancake et viennoiserie. Son appétit était revenu c’était une bonne chose.

    Il rangea un peu son logis qu’il avait d’ailleurs laissé un peu en freestyle depuis quelques semaines. Vêtements entassés, coussins par terre, livres et autres emballages de nourritures étalés en linoléum par terre. Il était tant de redevenir lui-même, de mettre de l’ordre à ses pensées et à son appartement. Gabriel allait redevenir celui sur qui on pouvait compter, confident, infirmier, fils. Il ne jouait pas un rôle, il avait toujours était de ce type d’homme et s’il en avait été autrement il ne serait jamais devenu infirmier, quelqu’un dont l’abnégation devait être exemplaire pour ne s’occuper que d’autrui. Aujourd’hui lui et deux collègues avaient une mission. Une sortie devait être organisée pour les enfants de l’hôpital au musée de New Way. Et ce fut avec une joie non dissimulée qu’il avait répondu présent pour faire du repérage et faire les paperasses et aller voir sur place pour préparer cette sortie. Non seulement sa serait une bonne occasion pour lui de se rattraper avec ces jeunes patients depuis qu’on l’avait placé au service pédiatrique, mais aussi découvrir la richesse culturelle que pouvait bien recéler le lieu.

    Il avait toujours aimé ce genre d’endroits, ces lieux où le savoir était accumulé et sous forme de tableaux, sculptures et autres qui tentaient de raconter une histoire, un vécu, une expérience. Des images et des formes qui voulaient véhiculer un message, un conseil ou tout simplement traduisaient les sentiments de son créateur. Regardant l’heure, Gabriel avait encore une petite heure avant de sortir de chez lui et tout en continuant à ranger il regarda au-dehors voir le soleil qui était apparu semble t-il juste au-dessus de sa fenêtre. Puis il alla se changer. Il serait pour aujourd’hui d’un jeans, d’un t-shirt rouge avec un soleil comme motif, une chemise blanche légère et des tennis blancs eux aussi. C’est ainsi qu’il sortit de chez lui. Une fois dehors il se tapa le front avec sa main. Gabriel était une vraie tête en l’air. Le jeune homme rentra chez lui, prit la petite sacoche qu’il posa en bandoulière sur ses épaules, qui contenait entre autres nécessités son passeport et son badge d’infirmier, ainsi qu’un téléphone portable et quelques autres papiers dont il aurait besoin.

    L’asiatique sortit de chez lui, rassuré, un sourire aux lèvres et alla rejoindre ses deux collègues à l’hôpital. Ils y prirent les directives du chef de projet et partirent pour le musée. Durant le trajet le jeune homme ne cessait de jeter des regards joyeux vers le ciel qui était très beau ce jour-là. Il espérait juste que cela dur, mais ne savait pas vraiment si c’était à cause de lui. D’ailleurs, une sorte de manie lui était venue. Chaque soir Gabriel regardait la météo, voir ce que les météorologues prévoyaient pour le lendemain. Et il se rendait compte maintenant que c’était une science pas très fiable. Peut-être pas à cause de lui, mais surtout parce qu’il le comprenait à présent que le temps était hors de contrôle des hommes. Qui pouvait influer sur la trajectoire d’un cyclone ? Prévoir une avalanche ? Barrer la route à un tsunami. Tout ça était impossible. En théorie.

    Ils arrivèrent bien vite au musée, ses amis contents de le voir dans cet état. Là-bas, les trois infirmiers s’attachèrent à rencontrer un responsable, lui proposer l’idée d’une visite pour les enfants de l’hôpital et le directeur accepta. Il lança même l’idée d’une donation pour l’hôpital, et Gabriel sourit de plus belle, se disant que la chance avait tournée en sa faveur. Du moins en faveur de l’hôpital. Le rendez-vous pédagogique fut prévu pour le surlendemain où une visite spéciale serait organisée pour les enfants. Entrée gratuites pour eux. Des badges seraient livrés le lendemain à l’hôpital même. Tout cela les amena a un peu plus que midi, mais Gabriel n’avait pas vraiment faim. Il marchait doucement vers la sortie pas pressé de partir. Il y avait relativement peu de monde au musée, quelques personnes ici où là devant des tableaux ou des sculptures ou encore assises sur des sièges prévus pour y lire les commentaires ou des articles artistiques.


    « Hey Fox ! …. Fox !! Gabriel Fox tu m’entends ?? » lança la voix de Charly l’un de ses deux collègues qui l’avait accompagnés ici. Perdu devant un tableau Gabriel qui entendit son nom se retourna vers lui. Satisfait de voir le regard bridé de Gabriel sur lui, Charly reprit.

    « Avec Jane on va manger au restau’ d’en face. Tu viens ? »

    « Oh heu … allez-y je vous rejoins. Je vais regarder encore une ou deux œuvres et j’arrive. » dit-il avec un clin d’œil en faisant un « V » avec ses doigts, signe « kawai » qu’il avait depuis longtemps adopté.
    Gabriel les regarda partir puis reporta son attention sur le tableau qu’il observait.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Jeu 14 Aoû - 18:29

Jack, vêtu de son habituel manteau gris, de son feutre gris, et de ses épaisses lunettes noires, entra dans l'ascenceur, suivi de près par Le Colonel. Un retraité de l'armée britannique qui s'était trouvé une seconde jeunesse à la tête de Spookhouse. Bien que son crochet remplaçant sa main soit parfaitement huilé, et que son oeil en moins ne le gêne pas tant que cela, il ne pouvait guère se rendre sur le terrain, mais restait un tacticien brillant, surtout au niveau des missions qu'il organisait. A peine les portes métalliques se furent-elles refermées qu'il prit la parole, bien que son accent anglais énervait l'homme en face de lui d'une manière assez considérable :

"Autant vous prévenir tout de suite : Je vous ai choisi un partenaire pour cette mission."

"Un partenaire ? Qui donc ?"

"Svetlana Lupescu. Je sais que vous ne l'aimez pas beaucoup, l'Etranger, mais..."

"Je "n'aime" personne. Je hais les monstres."

"Ce n'est pas un monstre. Après tout, elle n'est qu'à moitié vampire !"

"C'est à moitié trop."

Les portes se rouvrirent soudainement en grinçant abominablement. Mais en même temps, le Quartier Général pouvait s'estimer d'avoir un ascenceur en état de marche. D'autant qu'en 1927, la technologie n'était pas particulièrement impressionante... Sauf à Spookhouse. A peine l'Etranger eut-il quitté l'ascenceur que le Colonel poursuivit, tandis que les deux hommes se dirigeaient vers la salle de réunion :

"C'est cette moitié qui en fait justement le partenaire idéal pour cette mission."

"Si elle me trahit... Elle meurt..."

"Je suis certain qu'elle n'en pense pas moins à votre égard..."

Soudain, une sonnerie stridente se fit entendre, et le monde se figea, tandis que le mot "pause" s'inscrivait sur l'écran de l'ordinateur de Jack, qui décrocha son portable, enfin de retour dans la réalité :

"Allô ?"

C'était Joan, une fille avec qui il travaillait à l'université de Génétique. Ils devaient faire un exposé ensemble, et le jeune homme avait fait sa part du travail, mais ce n'était pas pour cette raison qu'elle l'appellait : Le musée de New Way avait reçu une impressionnante quantité de matériel historique, tels que des katanas datant du Japon médiéval, des armes conçues avec des os, humains ou animaux, voire même une armure complète d'un empereur chinois recouverte d'or pur. Pendant un instant, le jeune homme se demanda ce que tous ses trésors venaient faire ici, dans une ville en quarantaine, mais le directeur avait, semblait-il, obtenu une autorisation spéciale pour les recevoir, d'autant qu'avec les militaires présents, il serait difficile de faire sortir quoi que ce soit de la ville.
Le jeune homme avait beau être féru de sciences et de génétiques, il aimait beaucoup l'histoire, du moment qu'il n'avait pas de dates à retenir. Lui et les nombres n'étaient pas copains le moins du monde : Ils refusaient d'élire domicile dans sa caboche, et Cooper ne cessait de les torturer en inventant des formules mathématiques inexistantes... C'était ainsi : Il ne serait jamais un grand mathématicien.

Mais s'instruire en apprenant ce qui s'était passé autrefois, en observant des objets vieux de parfois plusieurs milliers d'années, voilà quelque chose qu'il appréciait. Il remercia Joan de l'avoir informé, et, éteignant son jeu vidéo, puis son ordinateur, avant de s'emparer de sa veste, vu que le temps n'avait de cesse de se rafraichir, malgré le fait qu'il n'y ait pas le moindr nuage dans le ciel. Après tout, tout cela était normal, vu qu'ils se rapprochaient à grands pas de l'hiver, et que les jours raccourcissaient de plus en plus. Le mois de novembre n'était pas vraiment celui qu'il adorait le plus, mais Jack préférait se les geler plutôt que d'avoir tellement chaud que la moindre goutte de sueur s'évaporerait en un instant...

C'est donc tout simplement vêtu de manière décontractée que le barman se rendit au musée, avec la ferme intention d'observer tout ce matériel chargé à bloc d'histoires à raconter. Il ne pensait plus à Alex et à la désintoxication violente qu'il lui avait fait subir, vu qu'elle allait mieux. Quand à sa capacité à engendrer des éclairs, il avait appris à la maîtriser. Mais plus dans le sens ou il tentait d'empêcher que l'électricité ne jaillisse de son corps sans son autorisation, comme elle l'avait fait chez Alex. Bon, cela lui avait évité une blessure au bras, mais cela avait également fait exploser toutes les ampoules du salon des Mayers, ce qui avait blessé la jeune femme accidentellement. Certes, elle pouvait se régénérer, mais cela ne rendait pas plus agréable le fait d'avoir des bouts de verre enfoncés dans la plante des pieds. Enfin bref. Après un petit quart d'heure de marche, Jack arriva devant le musée, ou il entra sans plus de cérémonie, avant d'être interpellé par le caissier et, grognant, il paya le billet d'entrée, puis alla s'intérresser à un stock de katanas, tout en lisant soigneusement les détails relatifs à son histoire et à sa découverte. Ce fut à ce moment qu'il remarqua la présence de trois infirmiers, deux hommes et une femme. L'un d'eux, plongé dans l'observation d'un tableau datant de la renaissance, se fit interpeller par le deuxième mec, qui lui demanda s'il venait manger avec eux. Mais celui-ci refusa poliment. Jack, quant à lui, était figé depuis qu'il avait entendu son nom : Gabriel Fox. D'après Alex, c'était le fameux infirmier qui l'avait tirée des griffes des militaires en invoquant un orage... Visiblement, elle ne semblait pas avoir mentit sur ce sujet. Inspirant à fond, Cooper se détourna du lot de sabres et se dirigea vers l'infirmier, qui s'était remis à observer le tableau dès que ses collèges furent sortits. Pour le barman, c'était une occasion rêvée : Il pouvait approcher le dénommé Fox et lui demander des explications et des précisions quant à cette course-poursuite avec les militaires, et vérifier s'il pouvait vraiment contrôler la météo ou non...


"Gabriel Fox ?"

Il attendit que le jeune homme se retourne ver lui pour continuer, et il put ainsi se rendre compte que le jeune homme avait des traits asiatiques, et qu'il était plutôt beau garçon. A son visage, Cooper imaginait quelqu'un de toujours serviable, prêt à aider en cas de besoin...

"Est-ce que vous vous souvenez d'Alexandra Mayers ?"

Il n'allait pas mener un véritable interrogatoire tels que ceux que son père lui avait enseigné, il y avait beaucoup trop de monde. Mais en posant les bonnes questions et en observant la moindre de ses réaction, Jack pourrait alors déterminer s'il mentait ou non, ou s'il omettait volontairement des détails dans son récit. Mais comprenant qu'en se présentant ainsi, il risquait de lui faire peur et de lui faire penser le contraire de la vérité, il reprit rapidement :

"Je m'appelle Jack Cooper. Je suis un de ses amis. J'suis pas un militaire, rassurez-vous, elle m'a juste dit ce que vous aviez fait pour l'aider, l'autre jour..."
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Gabriel Fox

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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Jeu 14 Aoû - 19:36

    Renaissance. Oui le tableau semblait dater de la Renaissance, une période faste en particulier pour les artistes d’Europe. Une partie de l’historie où furent conçues la plupart des œuvre cultes que l’on étudiait aujourd’hui dans le classes. Mais ce tableau n’était qu’une copie. Certes une copie dont seuls les détails permettaient de le confirmer donc une très bonne copie tout de même. Gabriel était infirmier, mais il n’en demeurait pas moins qu’il aimait l’histoire, et en particulier les antiquités. De ce fait et comme il avait déjà vu ce tableau, il pouvait dire que c’était une bonne reproduction. L’expression des personnages et la scène avait un je ne sais quoi d’envoûtant qui avaient comme capturés l’esprit du jeune homme. Déjà que dans son quotidien il était tête en l’air rêveur et pouvait paraître simplet avec son regard constamment souriant, alors dès que quelque chose accaparait son esprit, il se laissait porter par une vague douce. Là en l’occurrence c’était ce tableau. C’était pour cette raison qu’il n’avait d’abord pas entendu Charly lui dire de venir manger avec eux au restaurant. Mais bon il n’avait pas très faim, comme si la joie de vivre qui l’habitait à nouveau le remplissait. Pfiou quel philosophe il pouvait faire parfois ! Laissé là à la contemplation du tableau, il ne vit pas les deux infirmiers s’en aller, rigolant de l’air absent de Gabriel, mais ça il ne le su pas.

    Mais bientôt il se retourna car on venait à nouveau de dire son nom. Eh bien aujourd’hui on ne cessait de l’appeler ! Pensa t-il en souriant. Gabriel pensa que Charly était revenu insister, mais le jeune homme qu’il vit n’était pas Charly. Pas du tout. Surpris qu’un inconnu connaisse son nom il fronça les sourcils. Plutôt beau gosse, dans la même tranche d’âge que lui, un visage tout droit sorti « d’Amour gloire et Beauté » version New Way, il avait cependant une mine qui était difficile à imaginer les sentiments qui habitaient son être. Cependant un air de questionnement parvint à se détacher sur son visage ce qui intrigua l’infirmier qui se braqua en instant, oubliant le tableau tout près de lui qui l’avait tant captivé il y avait à peine une seconde. Qui était-il ? Comment connaissait-il son nom ? Avait-il entendu Charly l’appeler ? La réponse vint très vite cependant, ce qui ne manqua pas de faire pâlir le visage pourtant hâlé de Gabriel. Immédiatement un flash back survint dans son esprit. Alexandra, lui, les deux militaires. La foudre. Il tenta de raisonner son esprit. Si en deux semaines presque, on ne l’avait pas arrêter pourquoi cela serait aujourd’hui ? Et le temps qui semblait en si bonne forme tout comme lui ... Tout allait basculer à nouveau dans l’étrange et l’angoisse ? Une autre réponse à ses questionnements vint calmer ses incertitudes qui avaient commencées à noyer son cerveau sous un flot de crainte. Il connaissait la jeune femme car il était un ami. Et il semblait sincère. De plus, il n’avait pas une tête de militaire. Car c’était une tête plutôt avenante, même s’il semblait être le genre de personne à pouvoir se montrer très dur.

    Mais il n’avait pas fini de se poser des questions. S’il connaissait son nom c’était que Alexandra lui avait raconté leur mésaventure et peut-être même dans les moindres détails. Une petite pointe d’agacement vint en lui. Elle lui avait juré de ne rien dire à personne, mais apparemment elle n’avait pas pu tenir sa langue. Baissant ses sourcils froncés, il poussa un petit soupir comme s’il était déçu. Oui un peu déçu par l’attitude de la jeune femme. Lui n’avait rien dit de ce qui leur était arrivés au parc, il n’avait jamais cité son nom, du moins de sa propre initiative, car il se souvenait que William avait capté ses pensées. Bon ça s’était un fait. Maintenant que savait-il exactement ? Il donna son nom à Gabriel : Jack Cooper. Au moins, là ils étaient quittes. Il le rassura aussi sur le fait qu’il n’était pas un militaire. Alexandra lui avait-il dit qu’il s’enfuirait s’il agissait comme un militaire ? Très naïf, la conjecture fit que l’asiatique avait décidé d’accorder le bénéfice du doute à Jack, ce parfait inconnu « ami » d’Alexandra. En même temps, il n’y avait qu’à une personne proche qu’on pouvait dire ce genre de choses et lui-même ne l’aurait qu’Asher. Sortant de sa surprise, apaisant les battements de son cœur qui s’étaient accélérés, il poussa un autre soupir de côté en fermant les yeux quelques secondes. Quelle betterave ce Gabriel ! Et puis un militaire n’agirait sûrement pas dans un lieu public, mais plutôt chez lui, où dans un lieu plus sombre … Du moins c’est ce qu’il avait vu.

    Cependant sa dernière phrase intrigua de nouveau l’infirmier. Ce qu’il avait fait pour l’aider ? Savait-il pour la foudre ? Pour son influence sur la météo ?


    « Vous m’avez fait peur … Bien sûr je n’ai aucune certitude que vous n’êtes pas un militaires. » dit-il de but en blanc en plongeant ses yeux d’un noir intense dans ceux du jeune homme. Il reprit très vite :

    « Mais je vous accorde le bénéfice du doute. Si Alexandra vous a parlé de l’autre jour … alors ok. Mais on reste là. » Autant si c’était un militaire il ne risquait peut-être pas grand-chose ici, autant si c’était un ami d’Alexandra ils pouvaient bien discutés ici non ?

    « Désolé d’être aussi parano, mais … vous auriez quelque chose pour me prouvez que vous êtes son ami ? » Oui, Gabriel n’était pas non plus né de la dernière pluie. Il pouvait peut-être lui montrer une photo ou même l’appeler. Après seulement Gabriel lui accorderait une certaine confiance. Celle qu’il offrait à tout le monde sans faire attention. En attendant, il mit ses mains dans ses poches essayant de ne pas penser au pire. Il n’allait pas non plus devenir l’homme-sueur à observer tous les coins et recoins, allants et passants du musée pour savoir s’ils étaient ou non des militaires. Maintenant qu’il commençait à comprendre comment utiliser sa capacité, il n’allait pas se gêner si quelqu’un essayait de l’arrêter pour quelque chose qui s’apparentait à de la légitime défense. En plus ce Jack ne semblait pas être une personne agressive ou réellement malintentionnée. Enfin, lui non plus en même temps. Et pourtant il lui arrivait encore de voir ces foudres s’abattre sur deux êtres vivants juste parce qu’il était énervé et de voir un fugace instant « meurtrier » dans les yeux d’Alexandra. Mais était-il se genre d’amis à jouer les gros bras et à aller chercher des noises aux « ennemis de ses amies » ?
    (en supposant qu’il va montrer quelque chose)

    « Et … elle vous a dit quoi au juste ? » demanda t-il avec cet air détaché qui lui était coutumier dans les temps normaux.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Ven 15 Aoû - 13:20

A peine Fox eut-il entendu son nom prononcé par Jack, qu'il se retourna vers celui-ci, sourire aux lèvres, avant de se figer littéralement sur place en se rendant compte qu'il ne connaissait pas le moins du monde cette personne. Ses sourcils se froncèrent, et ses yeux montrèrent immédiatement que son âme s'emplissait de questions au sujet de cet inconnu, tandis que, peu à peu, lorsque Jack parla d'Alexandra, le visage de l'asiatique se mit à perdre ses couleurs joyeuses, lui offrant de plus en plus une pâleur cadavérique. Visiblement, le simple fait qu'un inconnu vienne lui parler, connaisse son nom et parle d'une "amie commune" l'inquiétait au plus haut point, et pendant un moment, il sembla même incapable de poursuivre la conversation. Cooper se demanda même s'il n'allait pas s'évanouir, mais l'infirmier semblait plus solide qu'il n'en avait l'air et, pendant un moment, après que le barman l'ait rassuré quant à la relation amicale qu'il avait avec Alexandra, il sembla légèrement agacé, voire un tantinet trahi. L'étudiant en génétique n'avait aucun mal à comprendre cela, vu qu'après des phénomènes pareils, ils s'étaient certainement promis de ne rien dire. Aussi, il tenta de rassurer Gabriel :

"Je suppose que vous aviez promis de ne rien dire à qui que ce soit, mais Alex a eu... Disons pour faire simple qu'elle a subi quelques problèmes, et que je l'ai interrogé pour savoir ce qui lui était arrivé. Votre nom a surgi dans la conversation..."

Ce n'était qu'un demi-mensonge, après tout. Mais il n'allait pas dire que la Miss Gaffe s'était soudainement adonnée à l'héroïne ! Non, ce passage restait assez désagréable pour la jeune femme, d'autant que cela l'avait conduit à fouiller dans ses affaires personnelles dans le but de trouver la drogue qu'elle cachait, mais également pour la pousser à bout, physiquement et mentalement, afin qu'elle ne puisse plus lutter face à la désintoxication qu'il lui avait fait subir. Il se sentait encore assez mal sur ce sujet, et il imaginait que cela devait-être pareil pour Alexandra. Néanmoins, ce n'était pas le but de la conversation, et, secouant légèrement la tête, Cooper revint au moment présent, histoire de terminer sa petite discussion avec Fox, qui lui dit soudainement qu'il ignorait s'il n'était pas un militaire, bien qu'il lui accordait le bénéfice du doute, ce à quoi Jack sourit légèrement, avant de répondre :

"Si j'étais un militaire et que vous étiez effectivement soupçonné, ce n'était pas le peine de venir vous parler, j'aurais mis en oeuvre une opération de kidnapping. Le fait d'être dans un lieu public ne vous aurait pas protégé, malheureusement. Mais ne vous inquiétez pas, si mon père était un militaire, je n'en ai jamais été un, et je n'approuve pas la mise en quarantaine et encore moins le comportement que militaires et scientifiques peuvent parfois avoir envers les habitants de New Way..."

Certes, il omettait de préciser qu'il pouvait très bien avoir interrogé Alex quant à cette situation, mais cela aurait conduit au même résultat. Les soldats cherchaient rarement plus de preuves que cela pour embarquer les gens et les conduire dans un labo secret. Et depuis que Jack avait appris que le propre père d'Alexandra avait un certain pouvoir au niveau de la quarantaine, il se doutait que les militaires n'attendaient certainement qu'un minuscule prétexte pour embarquer la totalité des villageois. C'est alors que Fox se mit à l'excuser d'avoir l'air d'un peu parano, mais il lui demanda une preuve qu'il était bien l'ami d'Alexandra. Ce à quoi Cooper le regarda pendant un instant avec un air décontenancé. Si vraiment il voulait se faire passer pour un ami d'Alex, il aurait fait le nécessaire pour cela, trafiquer les photos, rajouter le numéro de portable de la petite Mayers dans son répertoire, ou bien d'autres choses. Et là, le jeune infirmier lui demandait une preuve. Certes, il en avait, mais pas sur lui, et ce fut pourquoi il retourna ses poches devant l'asiatique, à la fois pour lui montrer qu'il n'avait rien, mais également pour lui prouvé qu'il n'était pas armé. Mais cela n'était pas entièrement vrai, car s'il ne portait jamais d'armes à feu, il suivait toujours la règle n°1 que son père lui avait enseigné : Toujours avoir au moins une lame sur soi. Et sans compter le couteau de chasse attaché à sa cheville, il possédait un autre couteau, beaucoup plus petit, dissimulé dans sa ceinture, au cas ou s'il se faisait capturer et fouiller. Ainsi, il aurait toujours un moyen de s'évader quoi qu'il arrive. Mais pour répondre à Gabriel, il n'eut pas la moindre hésitation :

"J'ai bien une photo de nous six à mon appartement, mais je n'ai rien sur moi, désolé. Et puis, si je souhaitait vraiment vous bluffer, j'aurais trafiqué les preuves, vous ne pensez pas ?"

C'est alors que, sur un ton un peu trop dégagé, l'infirmier lui demanda de quoi elle lui avait parlé. "De tout", eut-il envie de répondre. Alexandra lui avait expressement parlé de leur altercation avec les militaires, ainsi que de la manière dont, dès que Fox s'était senti menacé, le temps avait subitement tourné à l'orage et deux éclairs avait calmé les soldats pour un très long moment. C'est donc par un regard explicite que Cooper le fit comprende à Gabriel, sans pour autant le dire à haute voix. Qu'est ce qui leur prouvait que le musée n'était pas sous écoute ? Ou que des militaires étaient autour d'eux, prêts à leur sauter dessus au moindre signe prouvant une exposition lors de l'irradiation chimique ? Mieux valait jouer la carte de la prudence, désormais...

Réflechissant un moment, il jaugea l'asiatique de regard avant de reprendre, d'une voix tout à fait sympathique et enjouée :


"Elle m'a surtout rapporté votre acte héroïque devant ces imbéciles qui allaient lui faire du mal. Vous l'avez protégé, et en cela, je vous en dois une. Je crois que nous partageons certaines aptitutes en commun, monsieur Fox..."

Il n'allait pas dire explicitement qu'il était devenu une pile électrique vivante, non plus ! Mieux valait savoir si l'autre était bel et bien lui aussi un exposé. Si tel était le cas, alors Jack n'aurait plus la moindre raison de lui mentir. Après tout, ils s'étaient juré de ne jamais parlé de cela à quiconque, mais la promesse de concernait pas ceux qui, comme eux, s'étaient retrouvés à l'extérieur durant l'explosion de la bombe. Si Gabriel réagissait assez positivement à cette explication codée, c'était que, non seulement il était assez intelligent pour ne pas dire à haute voix tout ce qui se passait, et de faire attention à ce qu'il dirait, mais aussi qu'il était bien comme lui, et qu'il savait à peu près de quoi le barman pouvait parler...

Observant autour de lui, Jack remarqua soudainement quelques hommes à l'allure assez suspecte, à l'extérieur. Il fumaient nerveusement, et regardaient par à-coups l'intérieur du musée, tout en ayant l'air de ne pas s'y interresser. Ils étaient quatre, et s'ils avaient été des militaires, ils ne se seraient pas privés d'entrer, cassant tout si nécessaire. Peut-être des type travaillant pour les soldats officieusement ? Néanmoins, rester à portée de regard de ces types était loin d'être une bonne idée, aussi Cooper, d'un signe de tête, invita l'infirmier à le suivre un peu plus au centre du musée, à un endroit ou ils étaient assez proches de la sortie de secours pour s'enfuir en cas de besoin, et assez éloigné de chaque entrée afin d'avoir un temps de réaction suffisant si ces types entraient soudainement. Mieux valait ne prende aucun risque...
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Gabriel Fox

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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Ven 15 Aoû - 14:24

    Le soupçon de déception lorsqu’il avait su qu’Alexandra avait parlée, s’envola immédiatement quand Jack lui informa qu’elle avait « subi quelques problèmes » et que son nom avait surgit dans leur conversation. Gabriel n’était pas fondamentalement quelqu’un de méchant, au contraire. Il ne pouvait ni souhaiter le malheur d’autrui, ni qu’il leur arrive quoi que ça soit et plus encore s’il connaissait cette personne. Bon cela étant il faisait une exception pour les militaires de New Way. Frappé ou être frappé, telle semblait-être la règle avec eux. De ce fait, il n’arriva plus à en vouloir à la jeune femme. Espérant qu’elle ne se soit pas faite coincée par sa faute, il se mordilla la lèvre inférieure. Que lui était-elle arrivée alors ? Ce Jack ne semblait pas vouloir lui en dire plus, mais si elle avait un problème désormais il était lié à Alexandra d’une manière ou d’une autre et il lui proposerait son aide. N’était-ce pas elle qui avait choisi de lui faire confiance lorsqu’il lui dit que les deux soldats n’étaient pas morts ? N’était-ce pas elle qui lui avait dit qu’il pouvait venir et dormir chez elle ? Il n’y avait pas d’autres choses qui pouvaient rasséréner le jeune homme qui reprit un rythme cardiaque normal.

    « Si je peux faire quoi que ça soit pour l’aider … » dit Gabriel en offrant à Jack un sourire sincère, mêlé à une certaine compassion pour ce qui semblait être arrivé à Alexandra.

    Celui enchaîna rapidement, démontrant à l’infirmier pourquoi et comment il ne pouvait pas être un militaire et démontant ainsi sa paranoïa naissante. Il se sentit bien ridicule en l’écoutant mais ne fit pas savoir. Il devait déjà avoir été un parfait débile devant lui autant ne pas en rajouter avec une quelconque grimace d’approbation. Par ailleurs, il semblait bien informé sur le métier de soldat et il comprit pourquoi avec un certain … étonnement pour ne pas dire effarement qu’il était le fils d’un militaire. Bah on ne choisissait pas sa famille. Puis, il lui dit aussi que le musée ne l’aurait pas vraiment protégé contre des militaires, ce à quoi il aurait bien répondu « mais en même temps si tu avais été un militaire soit je serais parti en courant soit tu aurais vu ta tête partir dans un des murs de ce musée, devenant une œuvre d’art vivante ». En effet, le jeune homme pratiquait l’aïkido depuis assez longtemps pour pouvoir se défendre aisément et une personne seule ne lui faisait pas vraiment peur. Et depuis cette histoire, il avait doublé ses heures d’entraînements que cela soit en maitrise de soi qu’en techniques d’immobilisation. La prochaine personne malintentionnée qui lui chercherait des ennuis aura bien du souci à se faire ! M’enfin, Jack ne semblait vraiment pas être un militaire, ses paroles, même s’il été infiltré, ne seraient pas aussi … aussi lui quoi. De plus, il gagnait de bons points en parlant ainsi. Bah, Gabriel ne perdait rien à lui faire confiance, il vit qu’il n’était pas armé d’arme à feu et dans tous les cas, il courrait très vite. Pas envie que la foudre l’accuse à nouveau.


    « Vous avez raison, je n’aurais pas vraiment assez de preuves pour savoir le vrai du faux, alors je vais vous faire confiance. Espérons que ma naïveté légendaire ne soit pas encore une fois dans le vrai. » lança l’infirmier à son tour avec un léger clin d’œil.
    Etrange comment Gabriel savait être un vrai caméléon, s’adaptant à quasiment toutes les situations qui se présentaient à lui. Il savait aussi mentir, mais à quoi bon sinon de l’accuser encore plus. Non il était sincère pas un menteur. De ce fait, une fois qu’il donnait sa confiance, le jeune homme se sentait tout de suite plus à l’aise comme s’il discutait avec une connaissance de longue date, alors que ce n’était pas le cas. Ce qu’il dit ensuite, ne le troubla plus. Il était encore une fois dans le vrai. S’il agissait en infiltré, il aurait tout l’attirail du parfait ami. Photos, numéros ou encore cadeaux porte-bonheur où il ne savait quoi d’autres encore. Bon, il avait décidé de le croire alors tâchons de ne pas revenir sur cette décision. Ou du moins de ne pas le regretter.

    La voix que Jack prit ensuite pour lui annoncer ce qu’il avait voulu savoir était de celles qui avaient tendance à le rassurer. Le genre de propos entendu qui montrait une certaine estime de la personne et un remerciement. Certes, il ne paraissait pas flatté, car c’était son instinct qui avait dicté à l’infirmier de venir en aide à Alexandra, mais il était content de savoir qu’ils œuvrés dans le même but : aider l’autre. La manière dont il le dit, lui faisait penser aux paroles qu’un père pouvait dire s’il avait sauvé son enfant. Mais Jack semblait aussi parler en parabole et il le vit poser des regards certes discrets dans le musée, mais qui ne trompait pas. Croyait-il avoir été suivi ou autre ? Lui aussi se mit à imaginer des militaires sous couverture. Et le jeune homme finit par lui livrer une information intéressante, qui le fit ouvrir grand ses yeux bridés. « nous partageons certaines aptitudes en commun, monsieur Fox ». Qu’est-ce qu’il sous entendait par là ? Qu’il pouvait lui aussi influencer la météo et ses phénomènes ? Ou alors s’agissait-il d’autres choses. Depuis qu’il avait rencontré William, Gabriel avait comprit qu’il n’avait pas été le seul exposé à la bombe, mais aussi que d’autres semblaient développer certaines capacités, tout comme Asher sa protégée. Se pourrait-il que … ? Un sourire assez large commença à se dessiner sur le visage asiatique de Gabriel lorsqu’il fut enjoins d’avancer dans le musée. Surpris, il s’exécuta et suivit discrètement le regard de Jack.

    Quatre hommes se détachaient nettement des badauds et regardaient par intermittence l’intérieur du musée. Deux d’entre eux bougèrent même lorsque les deux jeunes hommes s’étaient décalés. Etaient-ils là pour lui ? Ils ressemblaient un peu à des yakusas et il savait par éducation qu’ils étaient rarement là pour de bonnes raisons. Autant ne pas s’éterniser s’ils entraient dans le musée. Alors Gabriel reprit la course de son sourire comme s’il n’avait rien vu et sauta dans les bras de Jack, ni plus ni moins ! Cette réaction n’était pas des plus ordinaires dans un musée, pour deux hommes selon les mentalités du moment, mais il n’avait rien trouvé de mieux que de l’enlacer, certes d’une manière de franche amitié, mais il n’allait tout de même partir en courant en traînant par la main Jack non ?? Collant presque son visage de profil à celui de Jack, il ne cessa de sourire tout en parlant entre les dents.


    « Je vais encore être parano, mais ces types paraissent louches. De quoi vous parliez en disant « certaines capacités en commun ? » il se détacha continuant à sourire, tapotant l’épaule de Jack comme s’il s’agissait d’un ami qu’il n’avait pas revu depuis des années tout en réfléchissant à la phrase qu’il allait formuler.

    « Bah écoutes, moi sa va très bien, du tonnerre de Dieu ! J’étais venu là pensant trouver des tableaux représentants le temps, tu sais cyclones, temps maussade, orage éclairs, c’est pour un exposé d’art. Toi aussi t’as l’air d’être complètement en phase avec le temps d’ailleurs ! Sa te va bien cette mine ! » Ahlala, il savait qu’il aurait du continuer l’option théâtre au collège.
    Gabriel n’avait pas parlé très fort, juste un timbre normal assez enjoué, sachant pertinemment que c’était le meilleur moyen pour ne pas être crédible. Cependant, il était déjà très gestuel, tactile pour ne pas avoir besoin de crier et son ton suffisait à le rendre crédible. Tant pis si Jack n’appréciait pas d’être bousculé, touché et être tutoyé comme ça, mais il n’avait pas trouvé d’autres idée pour pouvoir communiquer sans trop de risque. Il continua de sourire, certes ce n’était pas un sourire figé, car si vraiment Jack avait aussi une capacité touchant la météo, il allait tout faire pour rester en contact avec lui, peut-être parviendraient-ils à comprendre ce phénomène ensemble qui savait ? Observant la réaction du jeune homme il guettait d’un regard discret les hommes-yakusas à l’entrée.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Ven 15 Aoû - 21:28

Si je peux faire quoi que ce soit pour l'aider. Visiblement, Gabriel était prêt à aider la jeune femme, même si elle avait révélé son nom à son ami, il devait vraisemblablement avoir un coeur d'or, ce garçon, cela se lisait autant dans ses yeux noirs que dans son sourire sincère. Il était clair que le jeune infirmier avait tout le nécessaire pour faire craquer les filles, c'était certain. Après tout, le métier qu'il faisait devait nécessiter un minimum d'altruisme, car si on avait proposé ce job à Jack, il l'aurait refusé dans la seconde. S'occuper de ses amis, d'accord, mais de parfaits inconnus, non merci ! Aussi, lorsqu'il avait cherché la liste des boulots d'étudiant, il ne lui restait pas énormément de choix qui pourraient cadrer avec sa personnalité, et c'est après plusieurs tentatives particulièrement infructueuses qu'il s'était retrouvé avec un boulot de barman avec le patron le plus radin qu'on puisse imaginer. Cétait véritablement un cauchemar de lui arracher son salaire de ses doigts crochus, à ce boss-là...

"Faut pas t'en faire pour ça... Elle va mieux, maintenant... Mais c'est gentil de proposer !"

Lorsque Cooper expliqua que le musée ne l'aurait pas protégé contre une invasion de militaires lourdements armés, l'asatique le regarda, pendant un instant seulement, avec un air de défi, comme s'il était prêt à se battre. Pour sa part, l'étudiant en génétique n'avait jamais cru aux idées préconçues telles que "les écossais sont tous radins" ou "les asiatiques connaissent tous le karaté", mais pendant ce léger instant, il observa son interlocuteur : Il n'était pas musclé à outrance, et semblait même plutôt frêle, mais il ne portait pas de vêtements moulants, ce qui ne lui permettait pas de l'affirmer à coup sûr. S'il avait ne serait-ce qu'une petite musculature, alors il serait comme lui, pas très grand, assez costaud pour se défendre, mais suffisament agile pour se faufiler et esquiver avec grâce. Jack avait été rompu par son père aux techniques de combat des forces d'élite russe. Les meilleures du monde, à ce qu'il affirmait. Et, pendant un instant, il eut la légère envie de vérifier si cela était vrai. Si Gabriel Fox était un adversaire à la hauteur ? S'il pouvait se battre avec lui sans risquer de se faire étaler en quelques minutes ? La seule chose dont Cooper était certain, c'était que le Close-Quarter-Combat, les techniques de combat rapproché des militaires américains ne valaient strictement rien, même après des années de pratique...
Mais Fox perdit très rapidement cette lueur combative, aussi vite que le barman, et commença à affirmer que celui-ci avait raison, et qu'il allait lui faire confiance. Après un clin d'oeil, il précisa qu'il était également très naïf. Malheureusement, aux yeux du jeune homme, la naïveté, tout comme la candeur, était loin d'être une qualité. Bien au contraire, se faire avoir par ceux en qui on a confiance n'est jamais agréable, même si ce n'était pas non plus une raison pour devenir paranoïaque et dévellopper une méfiance presque maladive à l'égard de tout ce qui l'entourait...
Mais en recevant son message codé, l'asiatique ouvrit grand ses yeux, intrigué par ce qu'il venait de dire, mais finit par saisir en comprenant le message. Jack avait mentalement calculé le temps qu'il lui avait fallu. Pas longtemps du tout, ce qui signifiait qu'il avait une excellente vitesse de réaction, ce qui serait excellent si jamais les types que le futur généticien avait remarqué décidaient soudainement d'entrer dans le musée. Mais il se passa alors quelque chose qu'il n'avait absolument pas prévu : Gabriel sauta littéralement au cou de Cooper. Le fils de militaire s'apprêta à protester, quand il entendit Fox murmurer discrètement qu'il voulait savoir ce qu'il voulait dire par "des capacités communes", et aussi pour expliquer qu'il avait remarquer. Comprenant le jeu de l'infirmier, le barman ne protesta pas, même pas quand l'asiatique se mit à lui tapoter l'épaule comme s'il était un vieil ami, un grand sourire aux lèvres. Même s'il avait eu un peu l'air de surjouer en sautant dans les bras de Jack, celui-ci devait bien admettre qu'il était bon comédien, car il avait vraiment l'air de revoir un vieil ami...

Sur le même ton enjoué, il expliqua alors ce qu'il venait faire là, et Jack nota immédiatement la moindre allusion à la météo, tandis qu'ils s'éloignaient lentement vers le centre du musée. Peut-être que si Alex ne lui avait pas dit que l'infirmier était capable de contrôler le temps qu'il faisait, il n'aurait pas été capable de décoder son message, ou peut-être pas. Qui pouvait le dire ? Néanmoins, Jack avait parfaitement été capable de comprendre, et répondit sur un ton moins enjoué, mais cependant crédible, comme un ami qui se laisse envahir par sa joie, et un autre qui a plus l'habitude d'intérioriser ses émotion. Dans le cas de Cooper, c'était effectivement le cas.


"Personnellement, je n'aime pas trop la météo... Mais j'ai entendu dire qu'il y avait un tas de trucs électriques interressants datant du siècles dernier. Je suppose que tu sais que l'électricité est sacrément importante de nos jours... Ca, c'est quelque chose qu'on peut parfaitement contrôler, tu ne trouve pas ?"

Lorsqu'ils furent hors de vue de l'entrée et des types louches, Jack ne put s'empêcher de lui murmurer un léger "tu pourrais prévenir", histoire de ne plus avoir de sursaut si jamais Gabriel décidait de le prendre dans ses bras à nouveau. Il avait manqué lui tordre le bras et le mettre à terre, croyant qu'il l'attaquait, quelques minutes plus tôt. Heureusement, cela n'avait pas été le cas...

Perdus entre une armure en or massif, entouré par des cordons de sécurité et un vitrage blindé, et tout un stock de lames japonaises, cachés derrière de simples vitres, les deux jeunes hommes semblaient être en sécurité pour poursuivre une discussion à peu près normale, mais Cooper remarqua une caméra en état de marche, et comprit que le codage de leurs phrases ne devait surtout pas cesser, sans quoi ils auraient de sérieux problèmes...

C'est pourquoi, lâchant Fox des yeux, il fit mine d'observer l'armure, et lâcha doucement :


"Impressionante, cette armure. Il paraît que celui qui se trouvait à proximité était immédiatement aperçu par le porteur, qui connaissait alors toute attaque possible, et pouvait littéralement enregistrer ses actions dans sa mémoire, histoire de tout revoir pour analyser les techniques de l'adversaire.
La culture japonaise est remplie de mythes et d'histoires fascinantes, tu n'es pas d'accord, Gaby ?"


Il lui donnait un diminutif. Pas la peine d'agir comme s'ils ne se connaissaient pas : Ils avaient décidé d'agir comme s'ils étaient d'excellents amis de longue date, alors autant jouer leur rôle jusqu'au bout. En tout cas, le barman espérait que Fox comprenne son code pour lui faire comprendre que leurs faits et gestes étaient filmés, histoire de les décourager d'user de leurs "facultés" en public. Mais si Jack pouvait faire jaillir de l'électricité de son corps, en quoi Gabriel risquait de se faire incriminer ? La météo n'avait pas rapport direct avec lui ! Mais alors en quoi...

Ses pensées furent brutalement interrompues par une explosion. Non, pas une explosion. Une détonation, un coup de feu. Il avait mis un moment à s'en rendre compte, mais c'était bel et bien un tir d'arme à feu, et ce fut en entendant les hurlement des employés, les vociférations des tireurs, tandis que les détonations persistaient. Cooper n'était pas un grand amoureux des armes à feu, et il était incapable de reconnaître une arme au bruit qu'elle faisait, mais il pouvait dire qu'elle tirait plusieurs coups très rapidement, certainement une mitrailleuse, un AK-47 ou un uzi... Enfin, quelque chose de ce genre.

Alors qu'ils ignoraient quelle décision prendre, un homme armé traversa leur rayon. Pendant un instant, Cooper crut à un des braqueurs, mais c'était un vigile. D'un regard, il leur ordonna de rester ici, et se dirigea vers le lieu de l'origine des coups de feu, et il disparut rapidement de leur champs de vision.


"LÂCHEZ VOS ARMES !!!"

Des coups de feu, des rafales, et le silence revint. Les braqueurs n'ayant pas perdu leur langue, Jack comprit que le vigile avait malheureusement échoué à les protéger...
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Ven 15 Aoû - 22:40

    L’électricité ? Gabriel avait tout d’abord pensé que Jack pouvait lui aussi contrôler les phénomènes météorologiques, mais apparemment, il avait un genre de lien avec l’électricité. Du moins d’après ce qu’il pu interpréter des paroles de son « vieil ami ». Car Jack était entré dans son jeu, feignant lui aussi d’avoir retrouvé un ami de longue date. Quel genre de capacité pouvait-il avoir qui concernait l’électricité. Il essaya de se rappeler ses paroles pour y trouver un indice. Il tilta immédiatement. Jack avait dit « contrôler » et que l’électricité était « importante » de nos jours. Voilà ! Sans le jeune homme avait la capacité de contrôler cette énergie d’une manière assez importante, ou alors une quantité impressionnante, ou les deux. Le peu d’informations ne pouvaient pas l’aiguiller plus que ça. D’autres paroles lui revinrent en mémoire : « nous partageons certaines capacités ». Voulait-il parler de la foudre. Alexandra lui avait dit qu’il avait foudroyé deux soldats ? Si Jack lui parlait c’était qu’il ne le considérait pas plus qu’un autre, pas comme un meurtrier. Il comprenait à peu près pourquoi il avait dit ça. Les éclairs étaient une charge importante d’électricité. Thomas Edison n’avait-il pas selon l’histoire capté un éclair pour allumer la première ampoule ? Oui ce n’était peut-être qu’un fait exagéré, mais tout ça pour que l’infirmier trouve une relation. Lui en provoquant la foudre amenait de l’électricité et Jack pouvait contrôler l’électricité. C’était tellement … complémentaire. Il tira une grimace lorsque le jeune homme l’enjoignit de prévenir lorsqu’il faisait ce genre de chose.

    « Oui c’est sûr, l’électricité est une valeur sûre de nos jours. T’imagines toi, vivre sans électricité, c’est presqu’impossible non ? Et puis, ya certains phénomènes qui amènent de l’électricité, comme la foudre par exemple. Alors si on en vient à en manquer un jour faudra se poser des questions. »

    Nouveau clin d’œil en même temps qu’ils arrivaient devant une armure de type nipponne et celle-ci trouva un miroir familier dans l’œil de l’asiatique. Certes, il n’avait pas grandit au Japon, mais c’était tout comme, il avait été bercé dans cette culture. Le rayon leur offrait une certaine intimité dans la mesure où ils se trouvaient devant le blindage assez haut et l’armure qui les cachaient à la vue des autres partiellement et surtout de l’entrée. Au moins, les hommes-yakusas n’auraient plus vus sur eux. Il buta une demie seconde sur sa phrase, suivant le bref regard à peine perceptible de Jack vers le haut. Gabriel ne suivit pas ce regard, mais mit bout à bout ces informations. Un vrai jeu de cluedo cette histoire ! On les espionnait sa c’était clair comme de l’eau de roche. Ce n’était pas les hommes en noir. « pouvait enregistrer ces actions dans sa mémoire », et il avait comme regardé vers le haut du musée. Une caméra de surveillance ? … Mais oui !! Il faillit se taper le front en se rendant compte de cela et ce fut sans doute pour cette raison que Jack continua à adopter un code pour discuter avec lui. L’infirmier hocha d’un signe de tête affirmatif, pour approuver ses paroles.

    « Oh, oui ! Ayant grandi dans cette culture je peux te dire qu’elle recèle pas mal de mythes, surtout sur les divinités abstraites, dieu de la foudre, du vent et des tempêtes, mais aussi animaux fantastiques pas plus intelligents qu’une boule de neige mais armés jusqu’aux dents. »
    Là Gabriel venait de faire référence aux militaires. Il espérait avec un sourire espiègle que Jack comprenne son allusion. Il n’avait jamais été autant stimulé qu’en ce moment où il fallait jouer la comédie pour ne pas se trahir. Qui savait où et par qui étaient visionnées ces vidéos ? Il nota avec un nouveau sourire le diminutif employé par le jeune homme. Il était entré totalement dans le rôle du vieil ami. Gaby, oui sa sonnait bien, d’autant plus que certaines personnes proches de lui l’appelaient comme ça. Alors ce n’était pas comme si c’était impossible. Il commençait à chercher quelques sobriquets pour Jack, histoire de compléter cette histoire qu’ils étaient entrain d’improviser à l’instant même lorsqu’il entendit une détonation.

    Bruit caractéristique d’une arme à feu dont une balle vient de partir. Rectification : plusieurs balles. Une pluie de souvenirs tomba en une cascade glacée dans l’esprit du jeune homme se traduisant par une sueur froide le long de son échine déjà recourbée instinctivement. Qu’avait-il fait au bon dieu pour mériter de toujours tomber dans ce genre de situation avec des gens armés ?? Et une fois de plus dans la perte momentanée du contrôle sur ses émotions un vent froid balaya les rues autour du musée, s’infiltrant en un murmure sauvage par les grandes vitres restées ouvertes pour la plupart. Ne sachant pas quelle attitude adoptée sinon celle de se mettre à l’abri, il ne pu s’empêcher de relever la tête lorsque le gens commençaient à paniquer. Qu’importe si l’un d’eux étaient blessés, il devrait faire quelque chose. Priant pour que cela ne se produise pas il se baissa légèrement quand un vigile passa près d’eux.

    Un froid intense le parcourut lorsqu’il aperçu le corps de l’homme basculer vers l’arrière. Il avait été touché de plein fouet et ne se relèverait sûrement pas … Pourtant Gabriel devait aller voir ! Et puis quoi ? Il était infirmier non ? Un grondement de colère le gagna contre l’homme et les armes à feu qu’il détestait tant car elles n’amenaient que violence et désespoir autour d’elles. Et comme s’il n’avait attendu que ça le temps se couvrit petit à petit, faisant disparaître le soleil et reprenant ses airs menaçants de fin novembre. Il regarda Jack une lueur étrange dans les yeux. S’il s’était fait un principe de toujours essayer de sauver quelqu’un se n’était pas pour rien. Il s’approcha de Jacky et lui murmura :


    « C’est le moment de voir si le dieu de la foudre nous entend, essayes d’arrêter ces caméras … Je vais voir ce qu’ils ont faits au vigile … »

    Et avant qu’il n’ait pu l’arrêter, Gabriel s’était accroupi par terre et tenta de rejoindre l’endroit om était tombé le vigile c'est-à-dire un peu plus loin en avant. Il risquait à tout moment de tomber sur les braqueurs, car l’infirmier avait à présent la certitude que s’en étaient, et espérait avoir de la chance sur ce coup-là. Du moins plus que le vigile. Ah cette poisse qui ne cessait de le poursuivre ! Sur son trajet, il vit des gens apeurés, certains debout regardant à droite ou à gauche, cherchant peut-être une issue de secours, peut-être un endroit où se cacher. D’autres avaient adoptés le « bon geste » si tant est qu’il y en avait un, c’était de faire comme lui et de s’accroupir pour déjà offrir moins de surface possible pour une balle, et d’autre part les socles des vitrines offraient de bonne tranchées improvisées. On se serait cru dans un bon jeu vidéo de guerre où dans un diaporama de la première guerre mondiale. Une chose était sûre, les hommes seraient toujours « fans » des armes à feu, ce qui avait le don de l’exaspérer au plus haut point. Lui-même ne savait pas les reconnaître, ni les distinguer. Une balle c’était lâche, pire qu’un insulte car on pouvait tuer à distance de nos jours. Alors qu’avant le courage d’un samouraï se mesurait au cran qu’il avait d’aller tailler en pièce son adversaire avec un sabre ou autre arme blanche.

    « Le combat à main nue est le combat roi. Qui compte sur une arme est un fou » cette phrase d’un jeu vidéo auquel il avait joué il y avait quelques années, lui revint en mémoire en même temps qu’il stoppait son rampage. La tête du vigile était devant lui. Gabriel était contre un socle et le corps du vigile semblait à sa perpendiculaire et il ne voyait presque que sa tête. L’infirmier posa deux doigts sur le cou pour prendre son pouls avec un professionnalisme impressionnant pour une telle situation, mais un tir de balles le ramena à de meilleures raisons et il retira vivement sa main. De toute façon, il n’avait rien capté. Le vigile n’était plus … Mais il devait y en avoir d’autres. Levant les yeux pour voir d’éventuels secours, il ne pu qu’agir de lui-même.

    Laissant l’indignation et la colère l submerger, et entre nous ce ne fut pas très difficile, le vent forcit et explosa même une des nombreuses vitres, et par un effet boule de neige des vitrines cédèrent tandis que des œuvres d’arts étaient ravagées par un vent incessant alors que l’alarme se mettait à crier à l’aide. Et la température vers les issues avaient nettement chutée, proche du zéro. Une telle baisse engendrait un choc thermique. Gabriel pencha la tête pour voir si « son » vent avait eu un quelconque effet, ne sachant pas qu’il venait aussi de faire chuter la température.
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Lun 18 Aoû - 15:01

Décidément, ce "vieil ami" était loin d'être un cave, car il sembla immédiatement comprendre le moindre code des phrases secrètes qu'il avait pu sortir jusqu'à présent, ce qui nécessitait tout de même un minimum de réflexion, d'autant plus si vous ne saviez pas précisément de quoi parlait les deux jeunes hommes. C'est là que Gabriel se mit à parler du fait que l'électricité était véritablement importante dans ce monde, et que si celle-ci venait à manquer, cela serait impossible, vu que d'autres ressources, comme l'orage, apportaient cette énergie. Le "feu divin", comme l'appellaient certains de leurs ancêtres, terrorisés par cette étrange faculté qu'avait le ciel de leur lancer un trait de feu blanc, capable de carboniser en un instant un héros vêtu de sa plus solide armure. Bien évidemment, Jack avait fait extrêmement attention au moindre mot que l'asiatique avait laissé filtrer hors de sa bouche. Il n'était pas question de louper la moindre information sur ce qu'il disait, et ce qu'il voulait véritablement dire. Mais si Cooper avait bien saisi, alors Gabriel lui demandait des précisions, ce à quoi le barman répondit sans le moindre empressement :

"Même si par un phénomène totalement inconnu, la foudre venait à disparaître, nous pourrions encore en produire par nous-même, comme si la nature nous permettait de contrôler ses propres armes... Mais il faut avouer qu'avec un petit éclair, les choses sont vites réglées, et les batteries sur-le-champ rechargées. Il faut avouer que ce serait sympathique si nous pouvions nous recharger rien qu'en mettant les doigts dans une prise, tu ne trouve pas ?"

A présent qu'ils étaient proches de l'armure d'or, il fallait avouer que, si au niveau des visiteurs, ils étaient tranquilles, la présence d'une caméra les empêchaient de discuter librement, ce que Cooper fit savoir à Fox par le biais d'une autre phrase codée. Etrangement, ce petit jeu commençait à porter sur les nerfs du barman, qui éprouvait un désir incommensurable de voir cette mascarade se terminer afin qu'il puisse parler sans contrainte. Mais pour cela, ils leur faudrait quitter le musée, chose impossible avec ces types à l'air louche placés à l'extérieur. Néanmoins, ils faudraient qu'ils sortent à un moment ou un autre... Après la remarque, tandis que l'étudiant en génétique observait avec intêret l'armure d'or, il entendit Fox aquiescer et continuer à parler sur la même lancée, et parla de dieux de la Foudre, du vent et des tempêtes, ce que Jack associa à une allusion pour eux. L'infirmier les prenaient-il pour des dieux ? Ou était-ce juste une simple métaphore pour y déposer un lien visible ? Cependant, lorsqu'il parla de créatures extrêmement dangereuses, mais sans cervelle, le barman ne saisit pas immédiatement, avant de penser qu'il s'agissait peut-être des militaires, qui agissaient dans ce village sans vraiment réflechir aux conséquences de leurs actes avec les villageois. Mais le futur généticien secoua amicalement la tête, avant de poursuivre :

"C'est exact, mais à cette époque, ce n'étaient pas les yokaï, les démons, qui étaient le plus à craindre, vu qu'ils étaient très puissants, mais aisément repérables. Non, le pire étaient les humains qui trahissaient leur peuple pour travailler au service de ces démons, par lâcheté ou par cupidité, et qui vendaient sans hésiter les leurs à ces monstres..."

Il tenta, par ces phrases, de lui faire comprendre qu'au-delà des militaires, les plus dangereux étaient les habitants de New Way eux-même. Certains pouvaient se mettre facilement à croire que les exposés étaient dangereux pour la communauté, et que seule l'Armée était en mesure de les protéger, que les soldats étaient là pour leur bien.
Mais a peine Gabriel eut-il le temps d'analyser ses paroles que l'Enfer se déversa sur terre. Bruits, odeur, frayeur, tout ce qu'il fallait pour vous donnez l'impression que vous vous trouviez en plein milieu d'une tranchée lors de la première guerre mondiale. Horrible, abominable, insupportable. Un vigile tenta de s'interposer, mais fut abattu dans une rafale de pluie métallique. Pour un peu, Jack l'aurait envié. Au moins, il ne se trouvait plus au centre d'une véritable guerilla. Mais secouant sa tête dans le but de remettre ses idées en place, il comprit vite que ce n'était pas mieux. Qui nous disait que de l'autre côté, cet homme n'était pas confronté à un univers encore plus horrible, voire pire : Un néant sans fond, sans goût ni couleur, sans saveur ni odeur, sans espoir et sans vie. Sans aucune chaleur à laquelle vous raccrocher. Un précipice sans fin ou vous n'aviez d'audre choix que de tomber indéfiniment, sans espoir de retour...

Nouvelle phrase codée, ou Gabriel lança très explicitement qu'il fallait que ces caméras soient arrêtées, tandis qu'il allait voir le vigile. Le barman tenta de l'en empêcher, mais Fox était déja parti, hors d'atteinte. Fulminant devant un comportement aussi inconscient, Jack tenta de se calmer, et de se concentrer. Si les caméras étaient privées d'énergie, alors elles ne pourraient plus filmer. C'est pourquoi le jeune homme tenta de se brancher mentalement sur le circuit électrique du musée, même s'il ne savait pas si ses capacité d'absorption de l'électricité fonctionnaient effectivement de cette manière : Chez Alexandra, lorsqu'il l'avait désintoxiqué, il s'était mis en colère, et non seulement il avait fait explosé toutes les ampoules du salon, mais en plus cela avait engendré une panne de secteur, sans se limiter à la simple maison, tandis que les forces du barman semblaient atteindre, voir même dépasser leur niveau maximal. Cette énergie le revigorait de manière à peine croyable. Même proche de la mort, il sentait qu'une décharge suffisante pourrait le ramener à la normale...

Soudainement, la caméra s'éteignit, en même temps que tous les objets électriques, alarmes et lumières du musée. S'ils n'avaient pas été en plein jour, cela aurait pu les plonger dans le noir total et ainsi, leur procurer un avantage sur les braqueurs. Désormais, ils n'étaient plus surveillés en permanence, ce qui leur permettait d'agir à leur gré. Le barman n'aimait pas utiliser ces "capacités", vu qu'il ne savait pas quelles conséquences cela pourrait engendrer sur leur ADN, mais là, il n'avait pas vraiment le choix.

Doté d'une nouvelle énergie, Jack rouvrit les yeux, pour constater la présence d'un braqueur juste en face de lui. Masqué, mais avec les yeux et la bouche visible, l'étudiant en génétique put constater qu'il souriait. Avec un signe de son arme, il lui ordonna de se mettre à terre, sans quoi le jeune homme aurait droit à une boutonnière gratuite. Malheureusement pour lui, ce n'était plus au garçon prudent et protecteur qu'il avait affaire. Et, même de là ou il était, tout comme les autres braqueurs, Gabriel put voir à loisir une gigantesque décharge d'électricité propulser le voleur à l'autre bout du musée. Sans aucune hésitation, Cooper donna un grand coup de pied dans la vitre contenant les katanas. Celle-ci n'était protégé que par une alarme, qui se déclencha, et par la caméra, hors-service, le barman s'empara d'une lame et, sans précipitation, s'avança vers l'endroit ou se trouvaient les autres membres du hold-up. Alors qu'il arrivait à l'autre bout du rayon, dépassant Gabriel, il lui fit un grand sourire et, avec un air arrogant, lui lança :


"Eh, gamin ! Reste à l'abri. Laisse les grands régler les problèmes..."

Jack n'aurait jamais dit ça à une personne pouvant être un possible allié, mais le jeune homme ne semblait même pas s'en préoccuper. Il était trop sûr de lui, comme si la quantité phénoménale d'énergie qu'il absorbait en continu depuis le musée le rendait comme... ivre, voire persuadé de sa surpuissance sur les autres. Mais avant qu'il n'ait pu déboucher dans le couloir principal du musée, il constata que la température du musée venait de chuter de façon drastique, tandis qu'un vent violent venait de faire littéralement exploser les portes d'entrée, et il put voir les braqueurs, ainsi que certains employés, entraînés par l'ouragan, glisser sur le sol devant lui. Haussant un sourcil, il préféra rester dans le rayon, sans quoi il risquait à son tour d'être emporté. Mieux valait donc attendre une accalmie. Jetant un regard à l'infirmier, il lui lança :

"Dis, tu pourrais peut-être éteindre ton ventilo, histoire qu'on s'amuse un p'tit peu, non ?"

Même Fox pouvait s'en rendre compte : La personnalité de Jack avait totalement changé. Arrogant et provocateur, il n'était plus le jeune homme simple qu'il avait croisé et avec qui il avait échangé des phrases codées, par peur de se faire espionner. Mais désormais, son cerveau ne prenait même plus en compte cette idée comme un risque, bien au contraire, il n'aurait même pas hésité à user de ses pouvoirs devant une foule de gens, dans cet état, car il se savait capable de dégommer quiconque s'opposerait à lui...
Néanmoins, tant que la tornade existait, il ne pouvait se rendre auprès des braqueurs pour leur apprendre qui était le chef, ici...
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Gabriel Fox

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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Mar 19 Aoû - 17:31

    Gabriel trouva le temps de froncer les sourcils. L’attitude de Jack l’étonnait tellement qu’il ne pensa plus durant quelques instants au hold-up foiré qui dégénérait, mais seulement à ce qu’il lui avait dit avant que tout ceci n’arrive. Comme un flash, il se revoyait avec lui devant l’armure d’or tandis que le jeune homme lui parlait en code, de ce qu’il pouvait faire. Ca l’infirmier le comprit assez facilement. Contrôle de l’électricité, ça il comprenait, recharge électrique c’était quasiment logique, bien que ce mot ait une tendance à devenir une notion abstraite voire très relative pour lui. Est-ce que dans ce cas, en faisant une hypothèse loufoque, il pouvait penser que Jack était entrain de dérailler parce avait petit trop de jus ? Comme il le lui avait demandé, les caméras n’avaient plus ce petit point rouge allumé, signe qu’elles ne fonctionnaient plus, et même l’alarme et les lumières avaient cessés d’émettre sons et visions. Les paroles du jeune homme lui faisaient aux ivrognes qui se ramenaient souvent aux urgences, dans un tel état qu’il n’était même pas capable d’y mettre des mots. Pourquoi le traitait-il de gamin ? « Laisses les grands s’occuper de ça » ? C’était quoi cette attitude arrogante qui ne lui allait pas vraiment ? Parce que Gabriel marchait au feeling, il avait tout de suite senti une bonne « aura » envers Jack outre le fait qu’ils aient été obligés de jouer les vieux copains. En tout cas le jeune homme paraissait ivre … En plus, il osait à peine imaginer qu’il venait d’envoyer balader l’un des braqueurs avec une décharge électrique. C’était impressionnant de le voir utiliser sa capacité.

    D’ailleurs la sienne le ramena à une autre considération. Il venait de détruire les vitres du nouveau musée avec le temps qui avait subitement changé. Du simple temps couvert où un petit pull aurait été le bienvenu, un vent de force assez puissance avait traversé le lieu de culture et projeté certaines personnes par terre. Effrayé par ce fait, il tenta de se calmer, mais le temps n’était pas si facile à contrôler. En plus de toutes les pensées qui envahissaient son esprit sur le moment, il avait bien peur de déclencher une mini tempête dans le musée. Il ne fallait surtout pas que cela arrive. Et Jack qui semblait prêt à en découdre. Un beau vacarme s’était installé, dans ce lieu quelques instants auparavant propre, d’une blancheur immaculé où tant de richesses passées trônaient sur leur socle protecteur. Gabriel avait fichu la moitié à terre. Des débris de verre, des œuvres d’arts, on aurait dit un vrai champ de bataille, comme on en voyait souvent dans les films d’actions. Sauf que là c’était bien une situation réelle. La température elle, fluctuait entre le zéro et les 5°, projetant de la buée hors de la bouche des personnes présentes, sauf la sienne. Il n’avait pas froid, mais se rendait compte qu’il jouait avec la température comme il lui était arrivé de le faire chez Alexandra. Certes, cela affectait les braqueurs qui restaient, mais aussi malheureusement les autres personnes présentes. Trop exposés et sans vêtements inappropriés, en comptant que Gabriel était assez confus en pensée, cela pouvait dégénérer en hypothermie. Le potentiel de l’infirmier avait de quoi effrayer et lui-même qui n’avait pas encore conscience de celui-ci, serait dégoûté de lui-même.

    Il regarda Jack, puis le vigile mort, puis les autres victimes de ce hold-up. Que pouvait-il faire pour tous les aider ? Mettre ces braqueurs hors d’état de nuire comme le préconisait Jack ? Mais celui-ci avait une sorte de telle fureur vengeresse dans les yeux qu’il commençait à comprendre que seul le vent qui faisait rage dans le musée l’empêcher d’agir à sa guise. Devait-il éteindre ce « ventilo » pour qu’il puisse assouvir ses pulsions animales ? Le principe que Gabriel s’était fait en postulant pour être infirmier était qu’il voulait aider les malades, les soigner, aller à l’aide de son prochain. Les braqueurs possédaient des armes à feu, et pouvaient tuer des victimes innocentes. Jack quant à lui pouvait générer de l’électricité, semblait prêt à en découdre face aux cambrioleurs, et lui Gabriel influait, du moins essayait d’influer le temps qui faisait déjà des ravages dans le musée. Le vent, puis la température. Il ferma les yeux très forts, posant les mains sur ses oreilles. Le vent allait se calmer. Il devait se calmer. Gabriel voulait que le vent se calme. Les bourrasques s’atténuèrent, mais tout autour du musée subsistait des rafales assez violentes qui entraient par intermittence par les ouvertures brisées. Mais les gens n’étaient plus en danger. Maintenant la température. On aurait presque pu croire qu’il agissait méthodiquement, qu’il savait ce qu’il faisait, mais il agissait surtout par instinct de survie et de protection de l’autre.

    Quelle attitude adopter face à Jack ? S’il s’opposait est-ce qu’il risquait de se le mettre à dos ? Risquait-il de se prendre un coup de jus ?certes cela ne lui ferait rien. Une preuve ? Le jour où il avait fait tomber la foudre dans ses mains s’était concentré l’énergie de ces foudres. S’il n’en avait pas été immunisé il ne serait sans aucun doute pas là pour y penser. Donc, il devait essayer de raisonner Jack. Cependant celui-ci avait maintenant aussi une arme, blanche, dans les mains. Un katana. Gabriel les maniait très bien, mais il pensait qu’il n’avait pas en plus besoin de se battre contre quelqu’un qui était un allié. Il se redressa, puis se baissa de nouveau car un tir venait de fuser dans sa direction. Mais que voulaient-ils donc ? Un hold-up ou un meurtre ? Il voyait à peu près où se trouvaient les braqueurs. Il se mit à genoux et ferma une nouvelle fois les yeux. Quelques instants après où il entendit plus qu’il ne vit deux des braqueurs s’avancer parmi les débris et le musée. Un brouillard se leva. Dans le musée. Chose véritablement impossible. Mais qui pouvait contrôler la météo ? Qui pouvait contrôler l’électricité ? Qui savaient lire l’esprit des gens ? Des gens étaient restés dehors et développaient des capacités. C’était un fait. Ceci l’amena directement à considérer que Jack aussi avait été dehors.


    « Ils devraient pas trop tirer maintenant … » commença t-il par dire à Jack en se redressant. Le vent s’était calmé. A l’intérieur en tout cas. S’ils avaient un brin d’intelligence ils ne tireraient pas à l’aveuglette dans un brouillard assez dense.

    « Si j’ai bien écouté une émission de télé, un brouillard c’est constitué de fine gouttelettes d’eau. Et tout le monde sait plus ou moins que l’eau est conducteur d’électricité. Jack tu fais quoi là ? » demanda t-il tout de même en tutoyant le jeune homme qui en avait fait de même quelques instants auparavant. Il ne pouvait le laisser utiliser un katana surtout si comme il le pensait il allait servir à des fins … meurtrières. Il y avait-il un moyen de lui faire perdre cette ivresse. Gabriel avec sa manie de ne pas vouloir blesser consciemment les autres, ne pouvait se résoudre à tenter d’arrêter Jack par la force. Mais il le surveillerait dans ce cas. Il se posta à côté de lui, observant les gens présents. Observant ?? Il fronça les sourcils. Est-ce qu’il était entrain de voir dans le brouillard comme s’il n’y en avait pas ? Oui apparemment. Cela l’étonna, il n’avait pas finit d’être étonné. Il vit un des braqueurs arriver sur leur gauche.

    « Il y en a un qui arrive par la gauche. Je vais aller voir s’il y a des blessés. » dit-il à l’oreille du jeune homme en priant pour qu’il ne commette pas un acte irréparable. S’ils ne faisaient pas torp de bruits, ils ne risquaient pas d’attirer l’attention des braqueurs. Et le musée était si vaste !
    Il s’accroupit pour se diriger vers une femme qui semblait blessée à la jambe et qui gémissait. Ayant peur qu’un des braqueurs se dirigent vers elle, il parcourut rapidement la distance et s’agenouille devant la femme en lui disant qu’il allait la soigner et qu’il ne faisait pas partie du braquage. D’abord réticente, elle accepta et il retira les bouts de verres en se mordant la lèvre. C’était de sa faute tout ça. Il compressa la plaie et lui assura que tout cela serait bientôt fini. Il lui enjoint de ne pas bouger et de faire le moindre de bruit possible.
    Il releva la tête regardant si Jack s’en sortait.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Sam 23 Aoû - 21:28

S'il avait su de quelle manière tout cela allait se terminer, Jack ne se serait jamais rendu dans ce musée. Non. De toute façon, Jack ne regrettait strictement rien. Il était tellement rempli d'électricité que celle-ci crépitait jusque dans ses veines, lui conférant un chatouillis agréablement délicieux. Peu à peu, la sensation de surpuissance l'envahissait, le rendant de plus en plus arrogant et à chaque seconde plus pressé de découvrir jusqu'ou il pouvait utiliser ses capacités. Dans cet état, il aurait pu électrocuter quiconque l'énervait un peu trop. Heureusement pour Gabriel, il n'appartenait pas à cette catégorie, ce qui lui avait permis de ne pas se prendre un éclair en plein visage. La logique de Jack était pourtant toujours présente, mais il ne voyait pas l'utilité de s'en servir pour l'instant.

Aussi, lorsque le vent se mit à faiblir, une balle vint frôler les deux jeunes hommes, ce qui fit rapidement s'accroupir l'infirmier, surpris. Dans son état normal, Cooper aurait agi de la même manière, mais là, il se sentait véritablement invincible, alors pourquoi esquiver des tirs qui ne pourraient pas lui faire de mal ?

Heureusement, Gabriel avait encore du plomb dans la tête, et ayant réglé les problèmes du vent et de la température, il fit apparaître un épais brouillard. Idéal pour empêcher les braqueurs de tirer à tort et à travers, à moins qu'ils ne soient des débiles mentaux, ce qui ne semblait pas être le cas. Mais comme le souligna l'asiatique, un brouillard est constitué de particules d'eau, donc conductrices d'électricité, ce à quoi Jack répliqua :


"T'inquiète pas pour les otages. Je contrôle mon jus. Fais ce que tu as à faire... Moi, je m'occupe du plus important..."

Il ne se gênait pas pour parler à volume normal. Il se moquait éperdument de se faire localiser par les braqueurs, vu que lui les avait repéré. Oui, impossible de dire comment, ou pourquoi, mais il savait pertinnement ou se trouvaient les voleurs. Ainsi que les otages et Gabriel... Si le musée avait encore de l'électricité à distribuer, si Jack n'avait pas dévié le flux d'énergie vers lui, et n'en absorbait pas en permanence la puissance, il aurait remarqué qu'il connaissait très présisément l'endroit ou reposaient tous les objets électriques de l'endroit. Il ne les voyait pas, mais il le sentait, c'était très dur à expliquer avec des mots rationnels. Le corps humain produit de l'électricité, à un taux extrêmement faible, mais suffisant pour faire fonctionner le coeur, le cerveau, etc... Et cette énergie minime, Jack était en mesure de savoir ou elle se trouvait très précisément. En fermant les yeux, il savait très précisément ou se trouvaient tous les autres. Inutilement, Fox le prévint de la présence d'un ennemi, tandis qu'il se rendait vers les victimes pour les soigner. Cooper hocha simplement la tête, puis se mit à courir. En quelques secondes, il fut littéralement engloutit par la brume, et il était aux côtés d'un des braqueurs. Celui-ci n'eut pas l'occasion de crier que sa tête fut tranchée. Opérer en silence, et démolir discrètement. C'était la devise de Jack, du moins, de l'ancien. Ce jeune homme-là faisait dans le sonore et la classe. Il voulait qu'on le voit, même si cela impliquait que toute personne ayant un aperçu de ses capacités ne devrait pas rester en vie.

Emergeant du brouillard, alors que deux des braqueurs appelaient vainement leur partenaire décédé quelques instants plus tôt. Apercevant l'arme que l'étudiant en génétique brandissait, et à quel point elle était couverte de sang, les deux braqueurs prirent peur, et lâchèrent une rafale en direction du barman. Mais celui-ci avait anticipé et avait fait tournoyer son épée devant lui. Certes, il était impossible qu'une épée puisse parer de tels tirs, mais en électrocutant sa lame, et en la faisant tourner, celle-ci fut magnétisée, et agit alors comme un aimant, ce qui fit que toutes les balles furent happée par le champ électromagnétique formé par le tourbillon, et se collèrent contre le katana, aimantées à mort.
Cessant son manège, les deux braqueurs purent voir avec stupéfaction la lame couverte de leurs munitions.


"T'es quoi au juste ?"

D'un mouvement, tout en rabsorbant l'électricité qu'il avait placé dans l'arme, il renvoya les balles, libérées du magnétisme, vers leurs propriétaires. Bon, elles ne partirent pas aussi vite que si elles avaient été tirées par des armes à feu, mais cela restait néanmoins des morceaux de plombs, et il est désagréable d'en recevoir, surtout si c'est votre visage, la cible !

Aveuglés pendant un temps, ils s'apprêtèrent à tirer à nouveau, mais malheureusement pour eux, Cooper avait mis ce temps à profit pour se rappocher, et la lame s'enfonça violemment dans le poitrail d'un des hommes, qui s'effondra. Désarmé, Jack n'avait pas pour autant perdu son désir de bagarre et, les poings chargés d'électricité, il frappa à plusieurs reprise, avec une grâce et une classe que seuls la danse et les arts martiaux pourraient donner. Le deuxième braqueur ne tint pas très longtemps, et tomba à son tour.


"Pitié... Me tue pas ! On voulait faire de mal à personne !"

"Oh, je n'en doute pas... Mais malheureusement pour toi... Tu as vu ce que tu n'aurais jamais dû voir..."

Appliquant sa main sur le torse de l'homme, Jack y déchargea une dose d'électricité telle que l'homme fit un arrêt cardiaque sur le champ. Et il avait eu de la chance, car le barman n'avait pas frappé de manière à le brûler atrocement, comme pour le premier...

En parlant de brûler, l'étudiant en génétique saisit la poignée du sabre, et une légère fumée s'en éleva, jusqu'à ce qu'il la lâche. En concentrant l'électricité de manière suffisante, il avait fait fondre le métal, faisant ainsi disparaître ses empreintes digitales. Ce fut alors qu'un détail frappa violemment le jeune homme. Lui et Gabriel avaient vu quatre hommes. En comptant celui qu'il avait carbonisé, et les deux autres, cela signifiait qu'il en restait un en parfaite santé !

Fouillant dans ses sensations, il repéra rapidement l'énergie de Gabriel. Tiens ? Etrangement, il avait mémorisé l'électricité de l'infirmier, et celle des deux otages. Visiblement, chaque être vivant émettait une charge très légèrement dfférente d'une autre personne. Après tout, tant mieux, vu qu'il y avait deux jumelles dans sa classe, et que personne ne parvenait jamais à différencier...

Mais le plus important se trouvait dans l'instant présent, car si Gabriel était agenouillé devant les deux victimes, alors à qui appartenait l'empreinte énergétique derrière Fox ?

Abandonnant les deux cadavres à ses côtés, Cooper se précipita vers cette électricité, tout en criant :


"FOX ! DERRIERE-TOI !!!"

Rassemblant le maximum d'électricité dans son bras droit, il allait faire une attaque d'une classe incomparable, et si jamais le braqueur avait eu le malheur de faire du mal à un exposé, il allait souffrir d'autant plus, vu qu'il se ferait carboniser jusqu'aux atomes. Faut jamais toucher aux amis d'un générateur électrique, ça peut attirer de sacrés problèmes...

Plus il courrait, plus l'électricité concentrait s'enroulait dans sa main, et se fut bientôt une impressionante boule de lumière crépitant et chauffant à tel point que des éclairs s'en échappaient à chaque seconde pour frapper tout objet métallique un peu trop près. Il savait qu'en s'approchant trop près, il y avait un gros risque pour que les deux otages le voient en train d'user de ses pouvoirs, et là, il n'aurait pas vraiment d'autre choix que de se débarrasser des témoins, et des preuves, comme il l'avait fait pour effacer ses empreintes de la poignée de l'épée...
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Lun 25 Aoû - 13:09

    Il n’avait pas vu la tête tranchée de la première victime de jack, et tant mieux. Si leurs vies et celles de otages avaient parues être en danger, une chose que Gabriel supportait difficilement c’était bien la violence, et encore plus la violence gratuite, sauvage, le plaisir de vengeance. L’acte auquel c’était adonné Jack ne relevait plus du simple fait de vouloir protéger la vie d‘autrui, il convenait de parler d’une soif de mort. Quelque chose que l’infirmier ne pouvait excuser. Mais il ne vit pas cette vie qui s’en allait, même si c’était un braqueur et qu’il avait tout de même essayé de les tuer. Mais alors qu’il se retournait après avoir « soigner » la femme, il retrouva bien vite Jack dans son champ visuel, un katana à la main, la lame de celui-ci recouverte de sang. Il fronça les sourcils, subjugué. Qui était cet homme qui s’avançait vers deux autres braqueurs avec cette expression … étrange sur le visage ? Car le Jack Cooper qui l’avait interpellé il y avait quelques instants déjà, avait eu certes un aspect posé, voire mystérieux, mais la petite conversation qu’ils avaient eux n’avait pas laissée deviner à Gabriel l’effrayante personnalité qui déferlait sur Jack. Schizophrénie ? L’infirmier ne pouvait en juger, trop de facteurs entraient en compte et d’autres victimes de ce malheureux hold-up qui tournait au massacre à la tronçonneuse, du moins au katana, appelaient à l’aide, une sécurité locale qui tardait à venir.

    Cependant, Gabriel resta cloué sur place lorsqu’il vit Jack agir de nouveau. Il sembla arrêter un tir de balle un peu comme dans un film de science-fiction qu’il avait vu il y avait quelques années, puis l’un des braqueurs mourut, transpercé par une lame. C’était comme si c’était lui que Jack avait tué. Gabriel ouvrit grands les yeux, tandis que le vent à l’extérieur se déchaînait un peu plus. Son esprit bouillonnait, ses pensées fusaient, confuses et éparses, comme l’averse qui s’était mise à tomber drue sur une bonne partie de la ville. Comment ? Pourquoi ? Qu’était-il arrivé au jeune homme pour qu’il devienne une machine à tuer ? De quel droit enlevait-il la vie à d’autres personnes ? Certes, ils avaient commencés, en lançant des tirs dans le musée, mais cela justifiait-il de rendre la justice de cette manière, cruelle et sanguinaire ? Il se détourna de cette vision d’horreur, ne pouvant maitriser ses émotions qui faisaient s’abattre sur un périmètre assez restreint autour du musée, un déluge impossible. Enfin, ce n’était pas une tempête, mais des bourrasques de vents allant dans tous les sens se mêlaient à une averse torrentielle qui rendait les rues de New Way momentanément indisponibles. Etait-il en colère contre Jack ? Voulait-il lui en vouloir d’avoir enlevé la vie de cette manière ? Lui-même doutait. Une chose était sure, c’était qu’il n’aimait pas ce Jack sans état d’âme.

    Il rampa plus qu’il ne courut vers une autre personne. Enfin deux autres personnes. Un homme d’âge mûr avec un enfant, qui devait avoir une dizaine d’années pas plus. Des filets de sueurs perlaient au front de l’infirmier qui s’appliqua tout de même à panser les blessures dues aux éclats de verres qu’il avait provoqué malgré lui. L’enfant pleurait et son père n’était pas plus rassuré. Il saignait à la tête et Gabriel craignait qu’il fasse une hémorragie interne avec complications. Il fit une compression comme il le pu, obligeant l’homme à rester allongé, son fils de 10 ans ne pouvant plus bouger tellement il était tétanisé. L’infirmier se prit de compassion. Cet enfant allait sans doute avoir un traumatisme qui le poursuivrait pendant encore de longues nuits. Certes, eux ne voyaient rien à moins de un mètre devant eux, et heureusement ils ne pouvaient pas voir ce que Jack « l’éventreur » était entrain de faire. Lui-même n’osait pas y penser, sachant pertinemment que ces cambrioleurs ne repartiraient pas avec un butin. En fait, ils ne repartiraient plus d’ici en marchant dans tous les cas… Il enjoignit un jeune homme d’assister le pauvre homme qui saignait à la tête, l’enfant s’étant allongé près de son père, les larmes d’une infinie peur couplée à une tristesse indescriptible criblant son visage enfantin. Une vague de colère le submergea à nouveau avant qu’il n’ait pu contrôler ce sentiment qui pouvait s’avérer destructeur pour son entourage.

    Et c’est précisément à ce moment-là qu’il entendit la voix de Jack. Elle semblait être redevenue la première qu’il avait entendu, certes assurée, mais pas arrogante. Cette voix qui tenait un conseil, une protection encore même une lueur de sauvegarde dans le ton, éclaireur d'une menace qui allait fondre sur l'infirmier. Et c’est à ce moment où tous le possibles convergent, où la pression atteint son paroxysme, où dans votre tête les idées ne font plus qu’un masse impressionnante capable de tout balayer sur son chemin, le moment où l’on sort de l’œil du cyclone, la seconde avant l’impact d’une balle. Gabriel Fox se retourna et déferla derrière lui un vent glacial. Qui gela tout ce qui se trouvait dans son dos, y comprit l’homme qui eut le temps de lui tirer une balle dans le bras droit. Le braqueur fut gelé, ni plus ni moins. Le choc thermique provoqua l’arrêt instantané de toutes ses fonctions vitales et il mourut congelé. Du moins ce n’était pas un vent ordinaire. Plutôt une chute radicale de la température de l’ordre d’une trentaine de degrés en une seconde. Dévastateur. Il se tourna complètement tombant sur le fasses les mains en arrière pour s’empêcher d’aller plus loin et les yeux grands ouverts devant ce qu’il avait fait. L’homme brillait d’une lueur bleutée, de fins cristaux venant parsemer sa dernière demeure : une carapace de glace. Il vit Jack qui courait vers lui pour combler la distance, ses poings devenus brillants à cause de l’électricité qui semblait les parcourir. Avait-il voulut le protéger ? Comme s’il revenait à une réalité plus dure encore, il lâcha un cri de douleur en sentant la balle logée dans son bras.


    « Jack … stop …. Stop ! » dit-il en regardant le jeune homme arriver lui. Le temps s’était apaisé au dehors. Enfin la pluie tombait toujours, moins dure, le vent soufflait mais au stade de brise d’hiver et la température avait reprit un niveau stable pour la période.

    L’infirmier passa une main sur sa blessure qui le lançait terriblement, mais il arrivait à lutter contre celle-ci, ayant appris depuis tout jeune à ne pas se laisser avoir par la douleur, à faire refluer celle-ci. Dans son entraînement en philosophie martiale son sensei lui avait toujours dit qu’il n’était pas obliger d’accepter une douleur, c’était seulement le cerveau qui nous bornait à crier lorsqu’on l’on avait mal, ou bien de se tordre sous le même effet. Lui avait depuis longtemps plus ou moins régler ce problème. Certes il venait de crier, mais en même temps il était humain, et tellement de choses s’étaient passées en l’espace d’une seconde qu’il ne savait plus quoi faire. Maintenant il tentait de se reprendre et se dit que sa blessure pouvait attendre. Il s’accroupit puis se mit debout en vacillant quelque peu. Il baissa le regard vers les personnes qu’il avait soigné et constata sur leurs visages des sentiments contradictoires. Du genre « il nous a sauvé, mais … est-ce que c’est lui a congelé cet homme ? », « qu’est-ce que c’est ce délire ?? C’est qui ce mec ? », « Mon dieu, il est blessé au bras, mais … a-t-il tué cet homme ? ». Des regards desquels il se détourna pour voir Jack. Pourquoi fallait-il encore une fois qu’il tombe dans ce genre d’affaire ? Une chose était sure, un point « positif » dans ce bourbier, c’était que le brouillard avait obstrué la vision des victimes de ce holdup foiré, et personne ne pouvait dire avec précision qu’il avait été à l’origine de ce gel instantané. Gabriel ne l’avait pas fait exprès, le brouillard était redevenu très intense au moment même où la pression chuta autour du braqueur.


    « Qu’est-ce qu’on a fait ? » dit-il enfin, dans un petit murmure, les yeux rivés sur le sol constellé d’étoiles, mais ce n’était que des débris de verres. Oui qu’est-ce qu’ils avaient faits de cet endroit. Pouvaient-ils se dire qu’ils avaient agis pour le bien d’autrui ?
    Il releva la tête, observant ce qui restait du musée. Une bonne partie des œuvres d’arts étaient restées debout, témoignant des bonnes infrastructures et des matériaux employés pour leur sauvegarde. Il n’y aurait maintenant plus qu’à remettre sur pieds la moitié par terre, refaire l’installation électrique ainsi que la peinture et remonter quelques pièces. Désolé de ce qu’il avait produit comme dégâts matériels, son esprit revint cependant sur les dégâts humains occasionnés par Jack. Une étrange lueur brilla au fond de ses yeux d’un noir de jais tandis qu’il les plantait dans ceux du jeune homme, demandant implicitement des explications. Quelle attitude adoptée après un tel choc, après un hold-up ? Dans les films on ne montrait jamais l’après, ou du moins l’instant qu’il y a juste après qu’on ait arrêté les braqueurs. De ce fait, il ne su quoi faire d’autre à part se poser contre une vitrine qui tenait encore debout, intacte.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Mer 27 Aoû - 14:20

Alors que Jack débouchait d'un rayon, prêt à user de son éclair en boule qui crépitait comme le tonnerre au creux de sa main, un vent violent le surprit, extrêmement froid, ce qui le fit stopper net, en même temps qu'une détonation se fit entendre. Plissant les yeux, il put à loisir apercevoir, se tenant le bras, un Gabriel et son agresseur qui était devenu tout bleu et brillant. Etait-il doté d'un quelconque pouvoir, lui aussi ?

Mais en s'approchant, Fox le conjura d'arrêter, et Cooper se rendit compte que les témoins, en d'autre termes, la femme, l'homme et l'enfant, le fixaient avec des yeux écarquillés, terrifiés et impressionés par cette boule d'énergie qu'il tenait. Aucune importance, vu que celle-ci disparut rapidement dans une petite gerbe d'éclair, le barman étant plus interressé par la statue de glace qu'était devenu le braqueur, sous l'effet du mini-blizzard localisé de l'infirmier. Un grand sourire accroché aux lèvres, Jack s'amusa à donner des coups de pichenettes dans la statue, faisant vaciller celle-ci de plus en plus dangereusement. On aurait pu croire à un gamin qui teste les limites de son nouveau jouet pour voir à partir de quand il se cassera.


"Marrant ton truc. J'savais pas que tu pouvais faire ça en contrôlant la météo. Tu pourrais transformer mon banquier en Kim Cône, un de ces quatres ?"

Si les otages avaient eu un doute quant à la cause de cette chute brutale de la température, alors là, il n'y avait plus d'hésitation à avoir. L'homme, blessé à la tête, se mit à regarder Gabriel et Jack, son regard passant de l'un à l'autre, vraisemblablement terrorisé. La femme ne pouvait même plus ciller, tandis que le gosse, au contraire, clignait des paupières à un rythme effréné, comme si cela pouvait l'aider à se réveiller d'un mauvais rêve. Mais tout cela était bien réel. Et cela le fut encore plus lorsque, abandonna pendant un instant le braqueur congelé, l'étudiant en génétique s'en éloigna, mais tournoyant sur lui même, son pied heurta violemment la statue, ce qui la fit exploser sur le champ. Certes, Cooper était assez costaud, et connaissait des techniques de corps-à-corps particulièrement redoutable, mais cela était bien loin de sa force habituelle. Le jeune homme en déduisit donc que ses capacités physiques augmentaient de manière proportionnelle avec la quantité d'électricité présente dans son corps. Jusqu'ou pouvait-il aller, alors ? Que se passerait-il s'il venait à absorber l'énergie d'une centrale nucléaire ? Ou d'une ville comme New York ? Ces idées lui semblaient très interressantes. C'est alors qu'un bruit inhabituel le tira de ses idées mégalomaniaques, et il put voir le petit garçon, qui avait cédé à la peur, et pleurait à chaudes larmes, très inquiet quant à ce qui allait leur arriver, surtout avec un type aussi taré qu'Electric-Man dans les parages. Son père le serra contre lui, malgré la douleur que lui causait sa blessure à la tête, et à laquelle Gabriel avait apporté les premiers soins.

Soupirant, Jack s'approcha d'eux à pas lents, et s'accroupit pour les regarder droit dans les yeux. Visiblement, l'homme semblait résigné, et il tentait, tant bien que mal, de calmer son fils qui pleurait et demandait à rentrer à la maison, en sécurité. Il voulait revoir sa mère.


"Faut pas t'en faire, gamin... Tu la reverras, ta mère..."

Sans que qui que ce soit ait pu réagir, Jack appliqua ses mains sur les têtes des deux otages, et, après un léger éclair, l'homme et l'enfant s'écroulèrent sur le sol. Les larmes du gamin avait brutalement cessé. Se relevant, Cooper commença à se diriger vers la femme, terrorisée, tandis que le jeune homme faisait apparaître des éclairs entre ses doigts. La victime, plutôt jolie, et n'ayant pas encore atteint la trentaine, se mit à pleurer à son tour, et supplia le barman :

"Je vous en prie... Ne me tuez pas..."

"Qui t'a dis que je voulais te tuer ?"

Il s'accroupit à nouveau, devant elle, cette fois. De son doigt, il montra sur sa propre tête la zone qu'il avait touché sur ses deux victimes, et se mit à parler d'un ton neutre :

"C'est à cet endroit que le cerveau traite les informations de la mémoire. En utilisant une faible décharge, on peut supprimer les souvenirs restants. Dans le pire des cas, vous aurez tout oublié de ce qui s'est passé ces deux derniers jours... Et vous vous réveillerez avec un putain de mal de crâne, mais c'est mieux que de clamser d'une balle dans la tête, non ?"

"Alors... Je ne vous reconnaîtrai jamais ? Aucun de vous deux ?"

"Non. Vous ne nous verrez même pas dans la foule."

Il appliqua son doigt sur la tête de la jeune femme.

"Nous ne sommes rien de plus qu'un fragment de votre imagination..."

Bom ! La décharge envoyée, la jeune femme s'effondra à son tour, tout aussi inconsciente que l'homme et l'enfant. Se redressant, Cooper se fit craquer la nuque sans la moindre discrétion. Puis il se tourna vers Gabriel, et remarqua que celui-ci le regardait :

"Quoi ? Tu pensais pas que j'allais les tuer, quand même ?
Et si tu veux savoir ce qu'on a fait, on s'est défendu. Tuer ou être tué, c'est la loi de la jungle. Et New Way, même si c'est une ville, ça reste une jungle ou c'est la loi du plus fort qui prédomine. Si tu fait partie de ceux qui pensent qu'on peut tout régler par la négociation, alors il serait temps que tu ouvres un peu les yeux. Le monde n'est pas un joli conte de fée ou les gentils gagnent toujours à la fin..."


Reflechissant un moment, il jaugea de l'état physique de Gabriel. Jack ne pesait pas bien lourd pour quelqu'un d'assez entraîné, et il suffirait de les emmener un peu plus loin. Dans le pire des cas, si la balle était encore logée dans le bras de l'asiatique, il connaissait quelqu'un qui pourrait la lui enlever sans avoir à lui faire subir une opération coûteuse. Depuis qu'il avait détourné l'électricité qui alimentait le musée vers son corps, il absorbait celle-ci en continu, mais ne dépassait jamais le même stade. S'il renvoyait le tout dans les circuits en cessant de tout ingurgiter comme une éponge, il causerait un court-circuit local. Se concentrant, il ferma les poings, et on put soudainement voir une sorte d'aura bleutée se former autour du jeune homme, avant de se disperser soudainement vers l'extérieur, comme une onde de choc. Surchargés d'énergie, les ordinateurs grillèrent, les puces mémoire se mirent à fondre, les bandes des caméras se désintégrèrent, toutes les ampoules et néons du bâtiment se mirent à éclater dans un bruit suraigu, comme si... Oui... Tous les micros éclataient, et le moindre amplificateur de voix, comme ceux qui faisaient savoir aux parents que leur enfant les attendaient au coin des objets trouvés, le fit savoir aux gens encore vivants, ou plus simplement encore conscient, dans le musée. En clair, seul Gabriel y eut droit, en plus d'avoir l'impression qu'une soudaine augmentation de la chaleur était perceptible.

Vidé de toute énergie, Jack s'écroula sur le sol. Avant de s'évanouir à son tour, il lâcha :


"Gab... Je compte sur toi pour nous faire sortir de là... Avant que les condés se ramènent..."

Puis ses yeux se fermèrent, et il plongea dans l'inconscience, et pria pour se réveiller à l'extérieur, et pas entouré par une armée de flics...
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Mar 2 Sep - 13:23

    Même la blague de Jack sur son pouvoir n’avait pas vraiment eut l’effet escompté sur Gabriel. Le cambrioleur était mort givré et c’était le cas de le dire et tout ça avait entièrement reposé sur sa capacité à influer sur la météo. La remarque du jeune homme le percuta. Lui non plus à vrai dire ne savait pas qu’il pouvait faire ça avec son pouvoir. Mais il se dit que les phénomènes météo étaient tellement vastes, variés et imprévisibles que le champ des possibles en devenaient affolant et terrifiant. Qu’avait-il donc fait là ? Générer un vent glacial pour geler cet homme ? Ou alors, est-ce qu’il avait tellement fait chuter la température que l’humidité du brouillard s’était solidifié autour de lui ? Là encore ce n’était qu’une supposition et il se promit si tout rentrait dans l’ordre de visionner toutes les émissions ou documentaires sur la météo. Les perspectives seraient alors énormes. Et Jack qui s’amusait à faire vaciller la statue qu’était devenu le braqueur, jusqu’à ce que cellec-i éclate par terre. Gabriel qui avait jusque là eut du mal à regarder son œuvre mortelle ne pu rien lui dire du genre « arrête de faire le gamin avec ça » ou encore « mais t’es dingue ou quoi ?? ». Mais les mots ne sortirent pas. Pourtant il aurait du, mais sa serait aussi accepter la culpabilité qui le rongeait déjà. En tant qu’infirmier il avait toujours ce scrupule à faire du mal aux autres consciemment ou non.

    Ce regard accompagna celui de Jack vers les autres victimes de ce hold-up raté. Ils regardaient les deux jeunes hommes avec différentes émotions sur leurs visages terrifiés, terrorisés : la peur, l’angoisse, mais aussi du dégoût. Ce qui venait de se produire devant leurs yeux avaient de quoi les traumatiser à vie et il baissa son regard jusqu’au petit garçon qui pleurait à chaude larme. Le brouillard que Gabriel avait crée s’en était allé, au moment même où avait gelé le cambrioleur. De ce fait tout le monde avait pu voir aisément cette sorte de lien entre lui et le gel, car même si l’infirmier ne l’avait pas vu, une sorte filet de brume, comme une mini aurore boréale était allée de lui vers l’homme lorsque son pouvoir s’était activé. Et une aurore boréale à cette altitude et sous ces latitudes n’étaient pourtant pas possible. Il se redressa, voulant trouver une explication pour ces gens. Gabriel avait tenté de sauver toutes les victimes c’était un fait, et celles présentes près d’eux à cet instant, semblaient avoir oublié que l’infirmier, certes avait statufié quelqu’un, mais qu’il leur avait surtout apporté les premiers soins. Ce n’était pas un besoin de reconnaissance, m ais le jeune homme voyaient les jugements hâtifs dans leurs regards et s’était surtout cela qui le mettait mal à l’aide. Mais le fait était là, bien réel. Il avait givré le braqueur et les hommes avaient toujours tendance à ne pas voir le bon côté de choses –quoiqu’en l’occurrence, il n’y en ait pas vraiment, c’était relatif- et du coup ne retenait que la chose cruellement extraordinaire qu’il venait de produire. Il se mordilla la lèvre inférieure, la blessure causée par l’arme revenait et le lançait encore. Il détourna alors son regard des victimes pour ne plus voir les émotions dans leurs yeux et commença à déchirer sa chemise pour se faire un pansement de fortune.

    Mais Jack parlait. Instinctivement Gabriel releva les yeux vers lui et vit qu’il s’était approché du père blessé et du fils traumatisé. Il fronça les sourcils et au moment où Jack posa ses mains sur eux et envoya des éclairs. Il ouvrit grands les yeux.


    « Jack !! » cria t-il et son cri résonna dans le musée. Mais le jeune homme ne l’écoutait pas et s’avançait déjà vers la femme qu’il avait soigné aussi. Elle paraissait terrorisée et Gabriel entreprit malgré la douleur lancinante de combler la distance pour le faire stopper son acte cruel. Il était entrain de créer une sorte de génocide ! Avait-il perdu la tête ?? Une vague d’indignation déferla sur Gabriel qui arriva trop tard cependant vers la femme. Mais il comprit avec un train de retard et un soulagement teinté toutefois d’inquiétude pourquoi Jack faisait ça. Le jeune homme l’apostrophait déjà et ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase de patience de Gabriel. Une lueur glacée s’infiltra dans ses yeux.

    « Oui j’ai cru que tu allais les tuer ! Il y avait de quoi le croire !! Et s’il te plaît, épargnes-moi ton sermon sur la loi de la jungle, je vois assez de morts par jour pour ne pas subir en plus une morale là-dessus. Je sais ce que sais. » Gabriel n’était pas de ceux qui s’énervaient pour un rien et au contraire, il faisait montre d’une patience exemplaire, mais là Jack était allé assez loin dans ses retranchements pour qu’il lui permette de placer encore ce genre de paroles insultantes. Qui était-il pour lui parler ainsi ? De quel droit ? Certes, il était naïf, mais il connaissait la dure réalité de la vie, n’en témoigne les jours affecté aux services encombrés des urgences de l’hôpital de New Way. Le fil très fin entre vie et mort, il le voyait tous les jours et Gabriel la connaissait cette loi de la jungle. Justifiait-elle ce que Jack venait de faire ? Non en aucune façon pour le jeune homme, même s’il savait à présent pourquoi il avait fait. Cependant, l’assassinat des autres cambrioleurs lui revint en tête, comme la douleur de son bras amoché par une balle.

    « Vraiment, qu’est-ce qui t’as pr… » commença le jeune homme mais sa phrase resta en suspend car un bruit strident se fit entendre, comme les micros qui grincent et il se boucha les oreilles et comme si la chaleur augmentait. Là il cru qu’il avait encore joeur sur la température, mais ensuite il vit Jack par terre et la colère qui l’avait submergé quelques instants auparavant s’était évaporé comme le brouillard c’était diffusé.
    Il bégaya la fin de sa phrase qui se perdit dans les méandres de son esprit. Il cligna des yeux captant à peine ce que lui disait le jeune homme. Il tomba à genoux devant lui, ne sachant tout d’abord pas quoi faire, ni quoi penser. Qu’est-ce qui l’avait mis dans cet état ? L’électricité absorbée, ou la fatigue ? Observant la constitution de Jack, la deuxième solution était sans doute à exclure. Il passa une main dans son cou, posa deux doigts pour apprécier son pouls. Les pulsions étaient faibles mais assez régulières. Il était juste inconscient. La douleur de son bras l’empêcher de l’utiliser correctement pour porter Jack. Car il était certain qu’il fallait sortir d’ici au plus vite, avant que les autorités ne rappliquent. L’infirmier déchira une partie de sa chemise pour apposer un point de compression sur son bras ensanglanté et on se serait cru dans un film de fin du monde. Puis il vérifia si Jack n’avait rien de cassé et le souleva, se mordant la lèvre jusqu’au sang en faisant refluer sa propre douleur.

    Avisant du regard la sortie de secours, il hissa Jack inconscient sur son dos et se redressa vacillant tout d’abord la vue trouble, mais alla ensuite vers cette sortie. Un brouillard épais s’était de nouveau levé comme pour les protéger de la vue des autres. Gabriel s’arrêta dans une ruelle non loin du musée, une ruelle qui servait principalement de décharge et où les seuls êtres vivants étaient chiens, chats ou insectes. Pas de quoi être embêtés. Il voulait se poser cinq minutes avant de reprendre la route. S’asseyant entre deux bernes, comme s’il ne sentait pas l’odeur, et posa la tête de Jack sur ses jambes. Gabriel ferma les yeux, pestant contre cette malchance qui s’acharnait sur lui. Qu’avait-il fait aux divinités pour subir leurs ires à cette extrémité ? Il y avait encore y avoir des répercussions. Cinq minutes plus tard, il se remit debout et remit Jack sur son dos. Il traversa une partie de la ville dans un état de semi conscience, comme si son corps se dirigeait tout seul et évitait les endroits trop fréquentés, il passait dans les ruelles, et le brouillard se faisait plus dense par endroit devenant une véritable barrière contre la curiosité. On aurait dit parfois que le vent le portait au sens propre du terme.
    N’en pouvant plus après un quart d’heure, lui aussi fatigué de cette utilisation intensive de sa capacité, l’infirmier était entré dans un parking souterrain et posa le plus délicatement qu’il pu Jack par terre et s’accroupit près de lui. La lumière des néons donnait un aspect étrange à la scène.


    « Hey Jack … Jack … » dit-il en lui donnant des claques pour le réveiller. Par intermittence, il appréciait son pouls et écouter en se penchant sur le lui, les battements de son cœur. Gabriel devait faire quelque chose, mais s’il rentrait immédiatement à l’hôpital dans cet état, il allait à nouveau créer des problèmes. De plus, il ne se sentait pas capable d’aller jusque là-bas.

    « Réveilles-toi ! C’est malin de me laisser seul dans cette galère ! » dit-il en le prenant par les épaules et le secouant légèrement.
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Ven 5 Sep - 12:45

Alors qu'il reprenait doucement conscience, Jack se remémora les évènements passés au fur et à mesure qu'il émergeait de la joie et de la plénitude qu'apportait l'ignorance et la paix de l'inconscience. Lorsqu'il avait expliqué à Gabriel son point de vue sur la situation, Cooper avait vu le jeune infirmier sortir de ses gonds pour lui expliquer qu'il connaissait déja en long, en large et en travers le sermon de la "loi de la jungle", vu qu'il voyait chaque jour suffisament de morts chaque jours pour connaître la vérité sur la vie. Etrangement, Fox n'avait pas l'air du genre à s'énerver facilement, mais il était vrai que le stress engendré par le hold-up, ainsi que par les meurtres qu'ils avaient commis, pouvaient monter à la tête de n'importe qui, et il était logique que l'asiatique pète une durite. D'ailleurs, si le barman avait été dans son état normal, lui aussi se serait inquiété, voire énervé, même s'il aurait mieux su le dissimuler aux yeux des autres. Mais ce n'était pas le cas, du moins pour le moment, vu que la quantité énorme d'électricité persistait à lui faire croire que rien ne pouvait l'atteindre, même s'il se doutait que certains problèmes devaient être résolus au plus vite.

Attrapant soudainement Gabriel par le col, il le tira vers lui et le fixa de ses yeux, originellement vert, mais désormais bleus foncés, sans ciller. Il resta ainsi quelques secondes avant de parler :


"Justement."

Son regard se fit plus mauvais, son ton plus dur...

"Si tu sais ce qu'est la vie, alors tu dois plus que n'importe qui te douter que ce n'est pas en restant gentil sans arrêt que tu vas t'en tirer. Alors si tu pense que le monde dans lequel tu vis, c'est un joli conte de fées, alors je vais te filer un scoop. Il y a un autre monde, plus réél. Celui dans lequel ON vit. Et si tu ne veux pas finir à la morgue de ton hosto, tu ferais mieux d'apprendre à TUER !!"

Même si Jack avait été dans son état habituel, il aurait eu les mêmes paroles, à la différence qu'il n'aurait pas agi de manière similaire. Au contraire, il aurait agi discrètement, se faufilant derrière les ennemis pour leur briser la nuque et dissimuler les cadavres. Pas d'arrogance, mais une méthode simple et discrète, sans jamais se montrer, ni faire dans le sonore et le dégueulasse.

Lâchant Gabriel, Jack le laissa réflechir à ses paroles et, sans écouter ses potentielles réponses, il relâcha l'électricité du musée qu'il absorbait en continu depuis plusieurs minutes et, ce faisant, se vida de presque toute son énergie vitale, et il s'effondra sur le sol, lâchant une dernière recommandation à Fox. Certes, il se servait de son coeur d'or, mais il n'avait pas vraiment d'autres choix...

Désormais, alors qu'il ouvrait les yeux, il sentit soudainement des douleurs sur ses joues, qui revenaient, peu à peu, chacune à son tour. Ouvrant un oeil, le fils de militaire aperçut l'infirmier qui le giflait à qui mieux mieux, avant de le prendre par les épaules pour le secouer. Sans prévenir, Jack leva le bras et envoya une claque au météokynésiste, de la même intensité que toutes celles que l'asiatique avait balancé à l'étudiant en génétique, qui lui lança d'une voix faible :


"Ca t'apprendras à t'attaquer à un type à terre..."

Faiblement, il tenta de se redresser. Heureusement, il n'avait pas utilisé la totalité de son énergie, ce qui faisait qu'il était faible physiquement, mais pas de manière aussi extrême que l'autre fois. Ah, cette fois-là, il n'était pas prêt de l'oublier. Il s'était tellement vidé de toute son électricité qu'il s'était mis à déprimer pendant une grande partie de la nuit, tout en ayant une force similaire à celle d'un enfant d'à peine deux ans. A l'aube, il avait même tenté de se suicider... En mettant les doigts dans la prise. Chose futile, vu que cela, en plus de lui redonner de la force, lui avait remis les idées en place de manière radicale. A croire que cette "Electricité Spirituelle", comme il l'appellait, avait autant un effet sur son physique que sur son mental. Après tout, cela était logique, vu que tout les organes du corps humain nécessitaient d'une minuscule décharge pour fonctionner. Plus il y en avait, mieux ils fonctionnaient.

Malheureusement, l'effet inverse était également possible...

Levant les mains, le jeune homme se frotta les yeux et tenta de prendre conscience du monde qui les entourait.

Peu à peu, ses sens se remirent à fonctionner. Enfin, plus précisément, son cerveau parvint à décoder à nouveau les informations que ses sens lui transmettaient. La première chose qu'il remarqua fut l'odeur. Caoutchouc, métal, huile, essence... Ils devaient se trouver à un endroit ou des voitures devaient abonder. Des véhicules que Jack avait énormément de mal à supporter. Pendant ce temps, il entendit des cris de freins, des moteurs qui se mettaient en marche ou, au contraire, s'éteignaient. Enfin, ouvrant à contrecoeur complètement les yeux, il s'aperçut qu'il faisait plutôt sombre. Faisait-il nuit ? Non, lorsque ses yeux furent plus habitués à l'obscurité, le jeune homme se rendit compte qu'ils étaient dans un parking souterrain, juste dans un coin à l'abri des regards ou des néons ne fonctionnaient plus. Ainsi, les deux jeunes hommes étaient à l'abri des regards.

Reprenant son souffle, assis contre le mur, Jack lança à Gabriel :


"Je suppose qu'on est plus dans le musée... Merci, Gaby..."

Gaby. Pas Monsieur Fox ou Gabriel, non. Gaby. Intérieurement, Jack ne voyait plus l'infirmier comme une personne qu'il venait à peine de rencontrer, mais comme un véritable ami, qui avait risqué sa vie, ou, du moins sa réputation, quelle qu'elle soit, en le tirant du pétrin, alors qu'il aurait aisément pu l'abandonner à son triste sort. Certes, ce n'était pas un des Six, mais il n'était pas pour autant dénué de confiance et d'intêret.
Grâce à la faible lumière qui parvenait jusqu'à eux, Cooper se rendit soudainement compte de la blessure à l'épaule de Fox. Certes, il s'en était rendu compte auparavant, mais les évènements qui avaient suivi lui avait ôté de la mémoire.


"Comment va ton bras ?"

L'asiatique risquait d'avoir de sérieux ennuis si jamais il se rendait aux urgences avec une blessure pareille. Une blessure par balle, ce n'était pas particulièrement courant, d'autant qu'avec un hold-up qui aurait tourné au remake de "Massacre à la tronçonneuse", avec les braqueurs dans le rôle de la viande hachée, Fox avait de fortes chances de se faire interroger par les flics. Heureusement que Jack avait un joker dans sa manche, ce qui allait lui permettre de sauver la situation.

"Gaby... Je peux te faire soigner. Je connais quelqu'un qui peut t'aider sans problèmes... Tu pourras peut-être pas passer la nuit avec cette blessure..."

Si la balle avait perforé une veine, alors c'était vrai, et sans intervention, Gabriel pouvait très bien se vider de son sang en quelques heures, surtout sans comprimer la plaie....
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Gabriel Fox

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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Lun 22 Sep - 19:28

    « Non, mais ça, c’est la meilleure !! » dit-il en pestant contre Jack.
    Gabriel venait de recevoir une gifle alors qu’il secouait le corps, plus si inconscient que ça, de Jack. Il ouvrit grands les yeux sous l’effet de surprise et en entendant ses paroles. Que toupet il avait de lui dire ça, alors que l’infirmier venait probablement de lui éviter de finir en prison ! C’était une bien drôle de façon de le remercier en tout cas. S’il avait été une autre personne, Gabriel se serait sans aucun doute enfuit rien qu’en le voyant massacrer les braqueurs et l’aurait bel et bien laissé dans le pétrin face à des victimes du hold-up. Mais non, dès que Jack était tombé dan les pommes et malgré les paroles choquantes qu’il avait prononcé avant de sombrer, l’infirmier l’avait prit dans ses bras et l’avait emmené loin du lieu du drame. Certes il prenait des risques, mais ne supportait pas l’idée d’avoir envoyé quelqu’un en prison alors qu’il pouvait « aisément » le sortir de là. Alors quand il entendait ce genre de paroles, cela avait le don de le faire tiquer. Est-ce qu’il se rendait compte de ce que venait de faire le jeune homme pour lui ? Il ravala la colère qui montait en lui, ainsi que sa fierté et ne lui rendit pas la claque qui avait fusé. Sa lui apprendra aussi à vouloir sauver tout le monde. Il n’était pas Superman après tout, juste un simple infirmier.

    Petit à petit, Jack semblait reprendre plein pied dans la réalité. Lorsque Gabriel était entré dans ce parking souterrain, il avait juste pu choisir un endroit assez sombre où la lumière n’était pas présente et où peu de voitures s’y étaient installées. C’était une sorte de débarras, où l’on mettait les poubelles non loin, un amoncellement des planches de bois et de transpalettes et d’autres caisses de carton leur faisait une sorte de montagne qui les cachaient pour le moment du monde. Il y avait tout de même de la circulation et par intermittence, il pouvait plus entendre que voir des bruits de départs où des voitures qui s’arrêtaient. Un léger sourire passa sur le visage de l’infirmier, content qu’il revienne à lui tout de même. Cela n’effaçait pas ce qu’il avait fait, mais pour le moment il n’y pensait pas. Le plus important était qu’il reprenne conscience et qu’ils s’en aillent le plus loin du musée. Bien sûr le parking dans lequel ils se trouvaient n’était pas à proximité du musée, Gabriel avait réussi à parcourir une assez bonne distance avant que ses propres réserves d’énergie commencent à le lâcher.

    D’ailleurs, ses yeux avaient tendance à se fermer de plus en plus souvent. Jack parvint à s’assoir en se calant contre le mur. Lorsqu’il le remercia Gabriel ouvrit de grands yeux de surprise. Il l’avait appelé « Gaby », un surnom que ses proches lui donnaient. Puis un large sourire envahit son visage. L’expérience qu’ils avaient vécu ensemble semblait les avoir rapprochés pour de bon, comme avec Alexandra. Lui-même ne voyait plus Jack comme le parfait inconnu qui l’avait accosté en lui demandant s’il connaissait Alexandra Mayers. Une sorte d’ami à part entière, de longue date, comme ils l’avaient simulé au départ de leur conversation au musée. Le fait d’entendre ce surnom acheva de le rasséréner.

    « J’avais rien de mieux à faire … Jacky-chan » dit-il en lui rendant la pareille.
    « Chan » était une particule amicale voire affectueuse que les japonais utilisent souvent. Gabriel n’avait pas échappé à cette règle de vie de part son éducation et les mots « sensei » (professeur, maître), « arigato » (merci) ou encore « gomen » (désolé) faisaient partie de son langage de tous les jours, même si peu de gens arrivaient à le saisir. Et aussi les particules comme « san » ou donc « chan » étaient pour lui aussi familières. Il l’utilisait tellement souvent avec ses amis ou dans sa famille que pour lui s’en étai devenu banal. Si Jack le surnommait, l’infirmier pensa qu’il pouvait en faire de même, après tout le fait de vivre des choses ensemble, bonnes ou mauvaises, laissaient toujours un lien plus ou moins fort entre des personnes. En ce moment, cela lui arrivait beaucoup n’empêche. D’abord avec Asher et Alexandra, puis William, et maintenant Jack. Pour trois d’entre eux, il se trouvait qu’ils avaient eux aussi développés des capacités hors du commun. Il n’en savait rien pour ce qui était d’Alexandra, puis qu’il ne l’avait pas revu depuis. Bref, pour le coup, il n’avait même pas fait le rapprochement avec l’acteur du même nom. Gabriel allait d’ailleurs lâcher un rire en s’en rendant compte au moment où une douleur lancinante lui fit faire une grimace et il agrippa son bras endolori, alors que Jack lui posait la question.

    Il lui proposait même de se faire soigner. Mais Gabriel était devenu méfiant à force et même s’il savait qu’il ne pouvait pas aller se faire soigner à l’hôpital, il ne lui restait pas beaucoup de choix. Pris entre l’étau et la masse.


    « Je heu … non mon bras ne va pas très bien …. » il sembla chercher d’autres mots, mais c’était comme si d’un coup d’un seul son cerveau c’était éteint, étrangement absorbé par un noir intense. Il ferma les yeux tandis que sa tête retomba mollement sur son épaule. Il rouvrit les yeux comme sortant d’une phase de coma prononcé. Gabriel commençait doucement à chuter vers le néant total. Il regarda Jack et le vit en double. Sa vision aussi sembla se troubler. Que lui arrivait-il ? Dix minutes plus tôt il avait réussi à porter Jack jusque là sans rien craindre de faiblesse et là tout d’un coup son corps entier semblait protester. Et cette douleur qui revenait. Un fugace regard vers sa main ensanglantée et un bref sourire.

    « Je crois que … que je ne pourrais pas aller bien loin de …. De …. Toute façon … à toi … de j…j…j…. » et il glissa lentement du mur happé par l’inconscience. Sa dernière pensée le ramena le jour de la bombe puis au moment où Jack l’avait appelé Gaby et enfin plus rien.



[désolé de l'énorme retard mon ti Jacky]
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Dim 28 Sep - 12:50

Hrp: T'inquiète ! C'est pas grave ! XD:hrP

Visiblement, la réplique que Jack lui avait lancé, en plus d'une claque, n'avait pas particulièrement fait plaisir à Gabriel. Logique, vu qu'il venait de s'escrimer à le faire sortir du musée, ce qui lui avait très certainement évité de finir en tôle. Certes, il connaissait suffisament de monde dans la police pour s'assurer une peine minimum, mais vu tout ce qui se passait ces temps-ci, ce seraient à coup sûr les militaires qui se seraient jetés sur l'affaire comme une meute de hyènes affamées sur un steak faisandé.
Se redressant sans trop de problème, Jack n'avait pas énormément de forces, et n'avait pas beaucoup de chances de pouvoir courir un marathon sans s'effondrer avant d''en avoir parcouru le dixième. Par contre, lorsque le barman appella Fox "Gaby", celui-ci ne put s'empêcher de sourire en le surnommant "Jacky-chan". Pendant un instant, Cooper ne comprit pas véritablement pourquoi il l'appellait comme l'acteur, vu qu'il ne connaissait pas le moindre coup de karaté ou de judo. Les arts martiaux asiatiques restaient un mystère pour lui, vu qu'il se servait de techniques de corps-à-corps russe, alors ses parents avaient estimé inutile de lui faire subir des cours d'auto-défense. Mais c'est là que le jeune homme comprit : A force de lire des mangas, il avait appris que le suffixe -Chan marquait une forme d'intimité avec la personne qu'elle désignait, ce qui devait signifier que Gaby devait particulièrement l'apprécier pour lui dire ceci. Mais en même temps, les actions dangereuses menées à deux durant quelques minutes peuvent parfois lier deux personnes bien plus que si elles avaient passés dix années ensembles...

Soudainement, Cooper remarqua à quel point Fox avait tendance à cligner des yeux, chose qu'il ne faisait pas quelques instants plus tôt. Sa fatigue devait avoir atteint un point optimum. Lorsqu'il s'enquéra de l'état de son bras, celui-ci sembla choisir cet instant précis pour torturer l'infirmier en une douleur suraigüe, qui contraignit l'asiatique à enserrer sa blessure en grimaçant. Dès que l'étudiant en génétique proposa de l'aider, un éclair de méfiance passa subrepticement dans les yeux de Fox, mais avouant qu'il souffrait, il sembla soudainement perdre tout appui, et glissa du mur, tandis qu'il déléguait au barman le devoir de le conduire chez quelqu'un qui pourrait le soigner.

Se relevant au quart de tour, Jack rattrapa Fox dans ses bras, mais la quantité astronomique d'électricité qu'il avait relâché lui avait fait perdre quasiment toutes ses forces, et lorsque l'asiatique lui tomba dans ls bras, Cooper n'eut d'autre choix que de s'écrouler à son tour, ses jambes étant incapable de soulever un tel poids.

Dos sur le sol, il fit rouler Gaby à ses côtés. Au moins, il lui avait empêché d'atterir violemment sur le sol, c'était déja ça...

Mais le problème était là : Comment Cooper allait-il faire pour transporter l'infirmier jusque chez le médecin, alors qu'il n'avait plus de force ? Y aller tout de suite était impossible, et attendre qu'il récupère toute son énergie était hors de propos : Fox ne tiendrait pas jusque là.

c'est alors qu'un souvenir revint en mémoire de l'étudiant en génétique : Lorsqu'il avait aidé Alex à subir une désintoxication, son pouvoir s'était manifesté, et il avait soudainement commencé à vider le voisinage de toute l'électricité qui s'y trouvait. Par la simple pensée...

Les batteries de voitures contiennent une énergie limitée, mais avec leur nombre dans ce parking, il n'était pas improbable que cela suffise...
Assis en tailleur, Jack ferma les yeux, et tenta de recommencer cette expérience. Mais il ne se passa rien pendant plus de quatre minutes. Etait-il trop faible ? Non. Il ne raisonnait pas du tout comme il le faisait auparavant. Il avait vidé le musée de son électricité en touchant la caméra, mais par la suite, il avait continué à l'absorbé inconsciemment... Comment avait-il fait ?

C'est alors qu'il se remémora dans quel état il se trouvait dans ces deux moments : Il était furax.

Furieux qu'Alex se soit soudainement droguée, furieux contre les braqueurs qui s'en prenaient à des innocents par pure cupidité. Il fallait qu'il ressente à nouveau cette rage. Qu'est ce qui pouvait l'aider à cela ? Alex était clean, et les braqueurs morts, alors...

Et l'image de Cassandra s'imposa soudainement à son esprit. Aussitôt, une colère sans nom se mit à l'envahir, en même temps que les lumières se mettaient à vaciller de plus en plus violemment, avant de soudainement s'éteindre. Les voitures se vidaient de leur énergie, ceux qui étaient parvenus à démarrer calèrent définitivement, tandis que les autres ne démarreraient plus jamais. Mais cela ne suffisait pas. A l'extérieur, des poteaux électriques émirent soudainement des gerbes d'étincelles, les maisons alentour étaient privées de courant, mais cela n'était toujours pas assez. Alors que Cooper se mettait à haïr de toute son âme le visage de la jeune femme, les alentours se vidaient progressivement de leur énergie. Pendant un instant, Cassandra se substitua à Alex, puis à Savy, Cameron, Gaby, Sam, Heather, sa mère et sa soeur... Et tout se figea. Non. Il continuait d'absorber tout ce qu'il y avait autour d'eux, seulement, il en avait désormais conscience.


"Arrête... Arrête... ARRETE TOI !!!"

Aussitôt, les éclairs qui commençaient à danser dans ses yeux s'éteignirent, et les maisons retrouvèrent leur alimentation. Les voitures, en revanche...

Quant à Jack, il était en pleine forme.

Bondissant sur ses deux pieds, il saisit Gaby, et le souleva du sol aussi facilement que s'il ne pesait que quelques grammes. Etrange, car plus tôt, le barman aurait juré qu'il pesait une demi-tonne...
Juchant l'asiatique sur son dos, il se faufila à l'extérieur.
Traverser toute une ville avec quelqu'un qui perdait du sang, ça se remarquait, et c'est pour cette raison que Cooper se mit à bénir intérieurement les ruelles, ainsi que le climat de plus en plus froid, qui incitait les gens de la petite ville à ne plus sortir qu'en cas d'extrême nécessité.

Un quart d'heure après, Jack parvint devant sa maison, et, d'une seule main, tambourina à la porte.
Ce fut une jeune fille d'à peine dix-sept ans qui vint leur ouvrir. La soeur de Jack. A peine eut-elle vu Gabriel inconscient qu'elle se figea, mais l'électrokynésiste ne lui laissa pas le temps de poser de questions :


"Julia ! Est-ce que maman est là ? Réponds !"

La jeune fille hocha rapidement la tête, tandis que son grand frère se précipita à l'intérieur. Sa mère, alertée par le cri, manqua de lui rentrer dedans. Elle eut la même réaction que sa fille en apercevant Gabriel, mais se ressaisit rapidement.

"Qu'est ce qui s'est passé ?"

"Il s'est fait tirer dessus..."

Pas plus de questions. Pas besoin. Mary Cooper désigna la table du salon, et partit en quatrième vitesse chercher ses affaires. Posant aussi doucement que possible le corps blessé de son ami, Jack vit soudainement sa mère revenir à toute allure, les mains lavées et gantées, ainsi qu'une boîte contenant tout son matériel.

"Maman, tu peux le soigner ?"

"Je devrais. En tout cas, il ne sera plus en danger. Tiens-le."

Obéissant, Cooper saisit Fox, afin de l'empêcher de remuer tandis que sa mère lui appliquait de l'alcool à 90°c sur la blessure. Rien que ça allait certainement le tirer du coma pour le faire hurler de douleur comme un dément... Saisissant des outils que Jack ne saurait nommer, mais qui lui feraient faire un grand nombre de cauchemar, il aperçut soudainement sa soeur, qui fixait la scène, incapable de remuer, terrorisée jusqu'au bout des ongles.

"Julia ! Va dans ta chambre ! TOUT DE SUITE !!!"

S'arrachant au spectacle, l'adolescente hocha rapidement la tête en regardant son frère, et sortit de la pièce en quatrième vitesse, au moment précis ou la mère de Jack enfonça ce qui ressemblait à une paire de ciseaux plats dans la blessure.

Ce ne fut qu'au bout de longues secondes qu'elle arracha brutalement un morceau de métal de l'ouverture.


"Je l'ai !"

Hrp: Je crois que je me suis un peu laissé emporter... XD:hrP
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Mar 7 Oct - 17:39

    A partir du moment où il glissa du mur Gabriel perdit conscience. Il ne s’aperçut même pas que dans l’état où se trouvait Jack, il y avait peu de chance pour qu’il réchappe de cette balle. Malgré tout, comme si cet évènement les avait liés à jamais, une partie de son esprit donnait toute sa confiance à Jack Cooper. Parfait inconnu avait qui pourtant il lui semblait avoir traversé le pire du pire. Cependant, dans la réalité, il n’allait sans doute pas tardé à quitter ce monde. Bien sûr, il aurait été encore conscient, ce genre de pensée ne lui seraient jamais venues à l’esprit. Eternel optimiste, il aurait relativisé sa blessure. Mais honnêtement une partie de lui-même aurait bien vu qu’il perdait une bonne quantité de sang et que même, si on ne se dépêchait pas de refermer cette blessure, elle pourrait s’infecter et qui sait, il pouvait bien perdre son bras. Bon de toute façon à ce moment-là il ne pensait plus à rien, il n’avait plus vraiment conscience de ce qui l’entourait ni même de son propre corps. Seule une sorte de douleur aigue semblait maintenir son cœur en activité. La situation paraissait vraiment critique et désespérée. Gabriel tremblait, mais ce n’était pas dû au froid qui se répandait à vitesse grand V autour des deux jeunes hommes. Maintenant il était immunisé contre les attaques du temps. Il tremblait parce qu’il allait mal. Et son pouvoir s’activait en conséquence de ses émotions inconscientes. Brouillard assez dense et froid intense apparaissait dans une zone autour de lui et de Jack, pas sur toute la ville.

    Soudain il ouvrit grands les yeux tandis qu’un éclair barrait le ciel pourtant pas annonciateur d’orages. On le brûlait. Ce fut sa première pensée. Le temps d’ouvrir les yeux il vit Jack et une femme dans ce qui ne semblait plus être un garage souterrain. Puis il retomba dans l’inconscience. Une douleur, palpitante cette fois-ci, courait sur son bras meurtrit. L’infirmier ne comprit pas trop qu’on était finalement entrain de le soigner. De le ramener dans une réalité présente. Non pour lui la brûlure était comparable à un fer chauffé à blanc qu’on était entrain de lui appliquer sur le bras. Mais pourquoi le faisait-on souffrir encore ? N’avait-il pas déjà assez d’ennuis comme ça ? La découverte de sa capacité, la traque de l’armée, le musée avec Jack … D’ailleurs où était passé Jack … ? Ah il venait de le voir …. Ah bon ? Ses pensées, divaguaient, mais en même temps il semblait revenir à lui-même. Pouvoir penser. De ce fait, il trouva la force de croire qu’il n’était pas mort, et Jack non plus. Il voulut rouvrir les yeux, mais c’étaient comme si ses paupières pesées des tonnes, et il ne pouvait pas soulever des tonnes rien avec sa seule force. Crier. Il voulut crier, il ne savait quoi, mais Gabriel voulait dire qu’il n’était pas mort, appeler Jack, appeler tout le monde. Encore une fois on aurait dit qu’il était devenu muet. Il ne pouvait le voir, mais des perles de sueur étaient apparues sur son front. Il devait avoir de la fièvre.

    Et il ouvrit une nouvelle fois les yeux. Bizarrement il ne hurla pas lorsqu’une nouvelle douleur lui vrilla et le bras et la tête. Plus insupportable encore que les précédentes. Et pourtant. On lui avait apprit à ne pas crier sous la douleur. On lui avait toujours dit que crier une blessure n’allait pas la faire guérir et qu’il valait mieux occulte la pression douloureuse que d’y faire attention. Maintenant, et même si sa vision c’était troublé il était à nouveau là, conscient dans le monde réel. Il respirait bruyamment et la sueur perlait encore à son front. Dehors le temps oscillait fatalement entre pluie et beau temps. Le brouillard était toujours là, environnant la maison et les alentours, dans le ciel les nuages exécutaient une danse rituelle qu’il ne comprenait pas, lâchant par à-coups des trombes de pluies. Et tant que Gabriel n’aurait pas fait le point le temps continuerait d’aller et de venir comme cela. De quoi attirer l’attention malgré lui. S’étant redresser il retomba allonger et se cogna la tête. Il comprit qu’il était soit sur le sol ou sur quelque chose dur. Caressant de ses mains tremblantes la surface sur laquelle il se trouvait, un effort pour comprendre sa hauteur il devina qu’il était sur une table.

    Puis, il vit Jack. Cooper était-là bien présent. Un léger sourire hésitant trancha son visage pâle pour une fois. Aux alentours une femme avec des gants et un étrange instrument maculé de rouge dans sa main. Docteur. Elle l’avait sauvé. Il ne chercha pas pour le moment à essayer de deviner quel lien elle entretenait avec le jeune homme qui l’avait amené ici. Comment avait-il réussi, lui aussi passablement laissé pour mort, à le traîner jusque là ?


    « Jacky-chan … » dit-il pour tous premiers mots, d’une voix éraillée, comme si cela faisait plusieurs mois qu’il n’avait pas formulé un mot.
    Gabriel ne se rendait pas compte qu’il venait d’échapper à un triste sort. Il sentait son corps battre à tout rompre certes, et son regard fut attiré par une fenêtre non loin. Plissant les yeux, il vit avec une certaine frayeur le temps qui s’agitait telle une furie au dehors. Un petit mal de tête faisait son apparition et il ne parvint pas à se concentrer suffisamment pour pouvoir calmer la météo. Il tourna, déçu, sa tête vers l’intérieur ? Une jolie maison cossue, et il ne semblait pas y avoir de militaires à ses trousses. Oui, cette vieille hantise avait fait surface une nouvelle fois, mais lorsqu’il croisa à nouveau le visage de Jack, elle s’en alla comme elle était venue.

    *Bon, Gabriel fait un tour sur toi-même.* Son esprit se calma, il fit le vide. Sa au moins il y arrivait. Le temps réagit immédiatement et la pluie s’arrêta, le froid s’était radoucit, mais le brouillard persistait encore, vu son état embrouillé cela n’était pas illogique. Combien de temps c’était passé depuis qu’ils avaient quitté le musée. Son esprit ne parvient pas à faire le calcul, trop compliqué pour l’instant. Aucune notion de temps, juste une notion de l’espace. Il avait comprit qu’il devait être dans une maison. Celle de Jack ? Peut-être bien … Esquissant un geste pour se redresser, il dû s’aider de ses deux mains et ramena avec difficulté ses jambes en tailleur. Son corps était penché vers l’avant, sa tête baissée. Il reprenait son souffle tandis que son cœur tentait de reprendre un rythme normal. Puis il releva doucement la tête regardant un peu sa blessure. Il grimaça, mais au moins, la douleur s’était un peu calmée.


    « Où … où est-ce qu’on est ? Comment t’as pu m’emmener … grâce à ton pouvoir … ? » A vrai dire Gabriel ne savait pas s’il faisait une grosse gaffe en disant cela. Il voulait juste comprendre comment Jack avait réussi cet exploit. Son esprit ne s’était pas encore totalement remit pour faire preuve d’une extrême finesse. Il jeta un œil reconnaissant mais hésitant vers la femme mais ne pu rien lui dire pour le moment. Il se trouvait d’une position inconfortable et il ne parlait pas de la table sur laquelle il était encore, mais éprouvait une gêne à être dans cet état-là. Il reporta son attention sur Jacky en sentant peser sur lui un après-coup de fatigue. Poussant un léger soupir à cette sensation il ne voulait cependant pas se rallonger. Il resta dans cette position en tailleur.
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MessageSujet: Re: Vus et Imprévus [Jacky ^^ ]   Dim 19 Oct - 13:58

Quand enfin Gabriel émergea totalement du domaine de l'inconscience, il prononça, d'un ton assez faible, le surnom qu'il avait donné à Jack, ce qui, pendant un instant, fit sourire celui-ci, tandis que Mary Cooper, elle, restait sans émotion, concentrée qu'elle était sur sa tâche. Dehors, le climat semblait s'amuser à faire n'importe quoi, passant soudainement du brouillard glacé à l'averse brutale, tout en passant par la folie des nuages laissant de temps à autre apercevoir un grand soleil n'apportant pas la moindre dose de chaleur. Tout ce que le barman espérait, c'était tout simplement que Gaby ne se mette pas à créer une tornade ou un autre phénomène naturel quelconque. Certes, Jack et lui auraient pu y survivre, de par leur nouvelles capacités dûes à l'Evènement, mais Mary et Julia Cooper, elles, auraient vu leurs chances de survies diminuer à vitesse grand V.

Lorsque l'asiatique consentit à se réveiller totalement, même si le temps ne redevenait pas normal, au moins, il cessait de changer sans arrêt. Les yeux fermés, tentant de se remettre les idées en place, Fox parvient néanmoins à se stabiliser mentalement, même si le brouillard, qui devait coïncider avec son état de trouble, persistait. Laissant à nouveau ses yeux observer les alentours, il regarda ce qui se trouvait près de lui, hstoire de se localiser. Peu de chances qu'il y parvienne, vu qu'il n'avait jamais mis les pieds dans cette maison auparavant.

Enfin, souriant faiblement, il demanda à Jack comment il avait fait pour l'entraîner ici, lui demanda s'il s'était servi de son pouvoir ? Pendant un instant, l'étudiant en génétique fut pris par une légère envie de gifler l'infirmier pour qu'il saisisse la gravité de ses propos, mais il n'en fit rien. Tout simplement parce qu'en faisant cela, sa mère aurait rapidement compris qu'il cachait quelque chose qu'il partageait avec le blessé. Entendant ces paroles, Mary leva les yeux vers son fils et lui lança :


"Laisse-moi deviner... Je suppose que, comme toi, c'est un habitué des jeux vidéo ?"

"Oui ! Et pas que de ça ! Films, livres, jeux... Tout ce qui contient du surnaturel, il adore. Alors vu comment il est réveillé, c'est normal qu'il se mélange un peu les pédales..."

Néanmoins, si jamais Gabriel avait le malheur de dire un mot de plus là-dessus, il recevrait une tape derrière la tête pour lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'il se taise. La balle bien à l'abri dans un flacon hermétiquement fermé, Mary Cooper revint vers son patient avec de quoi le désinfecter, ce à quoi elle s'appliqua, tandis que, de l'autre main, elle attrapait de quoi recoudre la plaie. Ce ne serait certainement pas beau à voir pendant quelques jours, en tout cas.

"Jack. Va dans la salle de bain et ramène-moi des compresses et du sparadrap."

Hochant la tête, le jeune homme tourna les talons et s'y précipita, laissant Fox avec sa mère.

"Je ne vous poserai pas de questions sur ce qui vous est arrivé. A vrai dire, je connais mon fils, bien plus qu'il ne le croit, et je sais qu'il n'est pas du genre à s'acoquiner avec des voyous. Donc s'il vous a aidé, c'est parce que vous le méritiez. Mais par contre, j'aimerai bien savoir de quel "pouvoir" vous parliez..."

Contrairement à son air désinteressé, la femme avait véritablement bien compris que les mots que l'asiatique avait laissé échappé n'était pas vraiment dû à un délire. Au contraire, il avait parlé de quelque chose de véridique et de secret. La réaction, brève et passagère, certes, mais présente sur le visage du barman lorsque Fox en avait parlé, avait suffi pour convaincre Mary que son fils lui cachait quelque chose.
Saisissant une aiguille qu'elle désinfecta, elle y passa dans le chas un fil résorbable, et fit un rapide noeud, avant de diriger la pointe vers la blessure de Gabriel.


"Serrez les dents, ce ne sera pas très agréable."

Sans plus de cérémonie, elle enfonça l'aiguille dans un des bords de chair de l'ouverture, et commença à recoudre. A vrai dire, c'était du travail d'artiste, et l'on voyait qu'elle avait sacrément l'habitude de ce genre de travail. En moins de cinq minutes, Jack était de retour, alors que sa mère achevait son boulot d'orfèvre. Le jeune homme lui tendit le fruit de ses recherches, et la femme le remercia rapidement, posant délicatement la compresse sur la blessure, avant de la fixer avec le sparadrap.

"Bien. A partir de maintenant, vous devrez éviter de mouiller cette partie de votre corps. Vous reviendrez me voir tous les deux jours pour que je juge de l'état de votre plaie. N'essayez pas de la désinfecter seul, et ne faites surtout pas de gestes trop brusques, cela pourrait faire lâcher les fils...
Vous m'avez bien comprise ?"


Lorsqu'elle eut reçu la réponse du jeune homme, Jack vint à ses côtés et, passant le bras valide de l'asiatique par-dessus son épaule, il l'aida à se lever de la table, pour le conduire jusqu'au canapé, et l'y installer correctement.

"C'est bon, Gaby-Chan. T'as pas à t'en faire. Ma mère est une pro, et elle sait ce qu'elle fait. Mais en tout cas, t'es tiré d'affaire..."

Hrp:Tu m'excuseras, c'est pas génial-génial... Mais bon... Y'a des jours sans... XD:hrP
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