NEW WAY

Une ville mise sous quarantaine où des personnes se découvrent des pouvoirs.
 
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 Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]

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Lena Adams Swensson
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MessageSujet: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Ven 25 Juil - 21:27

Lena n’insista pas, si elle voulait savoir où elle avait atterri avant que ça roue crève, c’était uniquement pour pimenter les histoires qu’elle raconterait aux New Yorkais, et les ruines de l’usine désaffectée était un lieu qui claquait dans une histoire. Elle avait hâte de raconter tout ça ! Elle serait encore plus admirée. Chaque clampin superficiel de Manhattan ne supportait pas l’idée même de quitter leurs petits trottoirs. Elle serait une héroïne. Elle avait du vivre un moi dans un abri, et elle avait eu à subir une quarantaine dans un coin miteux. Elle voyait déjà leurs yeux baver, oui baver, d’admiration, et elle en jubilerait, parce qu’elle serait au centre de nombreuses discutions. Finalement, New Way était une bénédiction !

Oui, pas de chance effectivement…

Elle lui sourit et se concentra sur la route, elle voulait pouvoir retrouver le chemin si ce bar lui plaisait. Et quand elle sorti de la voiture et qu’elle vit sa devanture, elle en tomba amoureuse. C’était le genre de bar qui la fascinait à Manhattan. Le mélange d’un pub anglais et d’un bar typiquement américain. Si ça vitrine n’étais pas immense, on pouvait aisément deviner qu’il y avait de la place à l’intérieur. Chez elle, ils commençaient toujours les soirées par ce genre d’endroit. Ses amis préféraient les bars modernes et branchés, mais elle en avait toujours eu horreur. C’était de grands hall de gare dans lesquels on ne croisait personne d’intéressant, dans lesquels régnait une ambiance froide et fade, tout le monde entrait ici, des gens ordinaires qui voulaient se faire voir, aux ratés de services qui collaient les rares personnes dignes d’intérêt. Mais la petite princesse à toujours été l’une des plus influentes de son groupe, et elle a toujours su se servir de son influence. Aussi à t’elle lancer une nouvelle mode : le vieux pub aux allures miteuses. Et soudainement ce genre d’établissement connut un regain d’attention de la part de la jeunesse dorée. Gardant leur vieille clientèle de piliers de bars et de travailleur surbookés en quête de réconfort, les propriétaires virent débarqués à leurs tables des princesses de Park Avenue et des fils à papa. Bientôt, il n’était plus question d’aller dans les halls de gare, tout le monde voulait une table au Mc Carty’s, troquet préféré de la grande Lena Adams Swensson. Elle était particulièrement fière de son rôle dans cette nouvelle mode. Pour elle New York n’était pas seulement une des plus grandes villes du monde où on trouvait les fringues les plus chères du monde et où elle adorait se promener. C’était aussi une ville dont la diversité culturelle était à préserver, une ville où tous vivaient en harmonie, quelle que soit leur origine et leur mode de vie.

Les blondes ont imposées sur le monde une emprunte indélébile, la preuve, elles sont au centre d’un bon nombre des anecdotes les plus philosophique qui existent.

Elle explosa de rire en entrant à la suite de Savannah qui lui indiquait une table un peu isolée.

Ça me ferait très plaisir de rencontrer tes amis, et cette table sera parfaite pour discuter !

Elle lui sourit et entreprit de regarder où elle venait d’entrer. C’était vraiment le genre d’endroit qu’elle adorait. Les petites tables de bois foncé, la lumière douce et l’ambiance chaleureuse. Toutes les conditions étaient réunies pour une bonne soirée. Elle déboutonna son manteau en avançant entre les tables, des regards se tournaient vers elle, pas très sobres pour la plupart. Surtout des regards interrogateurs, on ne l’avait jamais vue ici. On se demandait qui elle était. Tout le monde ne cherchait pas à voir son visage, beaucoup s’intéressait d’avantages à ses reins. Mais le Burberry était trop long et il dissimulait la partie de son anatomie qui faisait rêver les moins poétiques de ces messieurs. Elle le retira et le posa sur le dossier de sa chaise, elle enleva son écharpe qu’elle fourra dans son sac. Elle s’assit en face de Savy, ravie, et laissa le Lancel tomber à ses pieds.
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Alexandra Mayers
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Sam 26 Juil - 17:07

"Non mais j'vous les gars ! C'était trop riddicule comment il dansait le mec."

Debout sur le comptoir, Alex avait les bras en l'air et imitait une danse totalement riddicule situé entre la Macaréna, la danse des Canards et la danse du play boy ridicule qui veux serrer en boite de nuit. Alors bien evidement, cela avait une tendance à faire rire tout le monde. La serveuse, debout sur son bar, dans son jean et son petit haut, relevée par des talons. Elle venait de leur raconter son episode catastrophique de la vieille, alors qu'elle était en boite de nuit. Un type, le crétin parfait -qu'elle avait, très logiquement, nommé 'Alphonse'- avait tenter de lui faire du rentre dedans en lui sortant des pas de danse qui lui seraient gravé en mémoire jusqu'à la fin de sa vie tellement c'était ridicule. Bref, elle balançait les bras en arc de cercle, imitant un peu un rodéo, tout en bougeant son corp de manière totalement risible. Bien sur, elle ne se permettait pas ce genre de chose à chaque fois. Mais à cette heure ci, l'ambiance était plutot cool dans ce bar miteux de la ville. Il n'y avait que des habitués, le patron ne se pointait qu'à la fermeture qui était dans longgggtemps. Alors Alex, et son brin de folie, amusait la galerie en racontant ses histoires. Et vu la façon dont elle revivait cette expérience pour la faire partagé, on pouvait franchement dire qu'elle savait capter l'attention des gens et les faire rire.

"Puis après, v'là qu'Alphonse ne sort sa pure phrase qui à cassé le mythe à jamais." Elle se retrouva finalement accroupie sur le bar, fixant un des client au hasard et prit une voix genre playboy des bacs à sables "Hey, poupée, ca te dit un tour dans ma tiwngo ?" Enfin, elle se redressa pour resauter sur la terre ferme et reprendre sa place derrière le comptoir "Trop riddicule j'vous dis. Vous avisé jamais de faire ça, parce que c'est le rateau assuré les mecs, j'vous jure."

Et pour solder la fin de son histoire, plusieurs clients demandèrent un verre, afin de boire à sa santé et à sa rencontre complêtement naze de la vieille. Hey oauis ! Les mecs et Alexandra s'était franchement pas ce qu'on pouvait faire de mieux. De toute façon, elle ne s'en étonnait même plus, elle avait ce don particluier de se retrouver dans les pires situations qu'il puisse y avoir. Un blaireau en boite, faut pas chercher c'est pour elle. Un netoyyeur de vitre au premier étage ? Il suffisait qu'alex passe en dessous pour que étrangement il chavire un peu et qu'elle se prenne sa flotte mousseuse sur la tronche. Si un problème devait se passer, s'était pour elle. D'ailleurs ses amis ne s'en étonnait même plus. Non seulement elle était poisseuse, mais en plus elle était gaffeuse. Bref, il y avait toujours moyen de la trouver dans des situations cocasses. Bref, elle servit les nouvelles commandes dans une bonne humeur général.

C'est un eclat de rire, franchissant la porte, qui fit detourner le regard d'Alex. Une jeune femme, blonde, venait de se faire son entrée. D'ailleurs, elle fut bien vite remarquée vu le nombre de mecs qui se trouvait presque en traind e bavé en la voyant s'avancer. D'ailleurs la tentation fut vraiment trop forte pour Alexandra, qui balança une légère tape sur l'arrière du crane de John.


"Hey, John-John, j'ai pas de crachoir, alors 'il te plait ferme la bouche quans tu mattes une fille !"

Il grogna un truc ou deux et se replongea dans son verre de Whisky. Si les mecs avaient remarquer l'arrivé de la nouvelle blonde, Alex avait surtout remarqué la personne qui l'accompagnait. Comment passer à côté de cette chère Savannah. La seule autre fille du groupe de six, alors autant dire que les deux entretenait de très bonne relation. Combien de fois elles avaient du defendre leurs point de vue contre les quatre autres mecs. "On vote" qu'ils disaient toujours "Les filles contre les garçon... A vous etes minoritaine, bin c'ets nous qui choissisons ce qu'on"... Ralala, Alex l'en aurait foutu des "parités" dans la tronche avec leur système de vote qui n'avait rien de democratique. Même dans le choix des films à regarder c'etait la guerre. Eux, ils étaient toujours d'accord, alors que les filles non. Et qu'est ce qu'ils regardaient ? Le choix des garçon bien sur, juste parce qu'ils étaient majoritaire. Heureusement que ce point s'était finalement arrangé avec le temps. Mais bon, tout ça pour dire que, Savy et Alex avaient longtemps du se serrer les coudes pour faire face aux quatres mecs.

Par contre, alex s'étonnait de la personne se trouvant avec Savannah. Bon alors, Alexandra n'avait jamais rien eu contre les gens exterieur à ce groupe d'ami, bien au contraire. Elle restait cependant bien plus possesive quand un inconnu cherchait à entrer dans ce groupe, parce que ca ne pouvait jamais etre le cas. Ces six amis avait bien des choses en commun et des années d'amitié derrière eux, alors la moindre personne cherchant à s'incruster était vraiment mal vu de la part de la blonde. Mais là, ce n'est pas vraiment ce qui la préocupait, elle était etonner de voir Savannah en compagnie de ce genre de personne. Pas qu'elle juge sur l'apparence, quoique si comme tout le monde, mais elle trouvait à la blonde un coté trop bon chic bon genre. Le genre de truc qui ne collait absolument pas avec le cadre de cette ville. Bin, en meme temps Savy avait l'air de l'apprécier, et alex faisait confiance au jugement de son amie. Bref, elle s'avança à la table ou s'était installer les deux filles.


"Salut Salut" Lança t-elle d'un ton super enjoué "Contente de te voir 'tite sav', tu vas bien ?"

"P'tite Sav' ", c'était un peu l'hopital qui se fou de la charité étant donné que s'était Alex qui mesurait deux centimetres de moins. Mais comme deux centimetres ca se vois pas au premier abord, jamais elle avouera ce fait. Bien au contraire, elle criera haut et fort que c'est elle la plus grande. Non maiho. Enfin, d'un caractère qui a toujours été sociable la serveuse se tourna vers la nouvelle arrivante qu'elle ne connaissait pas. Si en temps normal elle ne se presentait pas à ses clients, cette fois s'était différente puisque la cliente en question était accompagnée de son amie.

"Salut, moi c'est..."
"... Hey Alex tu nous refais ta danse sur le comptoir pour montrer aux nouveaux arrivants" Lança un des clients dans un rire en coupant la présentation d'alex.
"Vous m'excusez deux secondes les filles ?"

Elle se dirgea vers le client en question, tout en sortant de sa poche son calepin de commande ou elle en dechira une feuille. Puis arrivé devant le type, elle lui demanda d'ouvrir la bouche, ce qu'il fit, curieux de savoir ce qu'elle allait faire. Mettant sa feuille de papier en boule, elle lui enfourna dans la bouche avec un sourire satisfait, expliquant à ce dernier que ça lui evitera de raconter des conneries plus grosses que lui. Et elle retourna auprès de la table des deux filles.

"Désolé ! je vous sert quoi ? Savy comme d'hab, je suppose ?"

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Savannah Andrews
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Dim 27 Juil - 2:03

[Désolée si c'est pas génial, j'ai un peu mal à la tête ce soir mais je voulais absolument l'écrire ^^]

Ce fut avec un rire enjoué que Savannah entra dans le bar, suivie de Lena. Celle-ci venait encore de démontrer à quel point certaines personnes se trompaient en croyant réellement les blondes plus stupides que les autres femmes. Dire que l'on en trouvait encore qui prenaient cela au sérieux ! Pour sa part, Savy aimait sortir ce genre de remarques, les trucs comme "Oh, mais je suis pas blonde, quand même !", cela dit c'était uniquement par humour et, surtout, pour taquiner son amie Alex. En parlant d'Alex, elle était bel et bien là mais Jack ne se trouvait pas au bar. Un sur deux, c'était déjà ça de gagné ! D'autant plus que cela faisait extrêmement plaisir à la jeune femme de revoir la serveuse. Elles ne s'était pas croisées depuis la sortie de l'abri... Jack lui en avait donné des nouvelles quand ils s'étaient vus au centre commercial la veille, mais rien de plus. Alex lui manquait, tout comme les autres du groupe des six. Savannah lui fit un sourire chaleureux et proposa une table à Lena. Elles s'y dirigèrent et s'y installèrent, attendant que miss Mayers en ait terminé avec ses autres clients. A cette heure-ci, l'ambiance semblait détendue. Savannah avait d'ailleurs reconnu plusieurs clients : depuis le temps qu'elle se rendait ici, même si ce n'était pas tout les soirs, elle pouvait être considérée comme une habituée. Parfois quand elle devait travailler sur un devoir pour ses études et qu'elle n'avait pas envie de rester à la maison, elle venait ici avec son ordinateur portable et ses quelques bouquins. Certes il y avait du bruit et parfois des altercations, mais ça ne l'avait jamais dérangée pour faire son boulot. Au contraire, aussi bizarre que cela puisse paraître, elle avait même l'impression que cela l'aidait à se concentrer.

Savy repensa aux quelques mots échangés à propos de New York, et il était clair qu'on ne pouvait pas se tromper sur l'origine de Lena. Son sac Lancel reposait sur le sol, près de ses magnifiques escarpins. Ayant retiré son manteau d'une marque si onéreuse que l'étudiante n'osait même pas prononcer, on pouvait maintenant observer un joli pull laissant apparaître ses épaules. Elle était vraiment bien habillée. Classe et tout en marques. Savy aurait pu refaire sa garde-robe trois fois avec tout l'argent qui était passé dans cette simple tenue. Certes, cela ne disait pas que Lena venait de la Grosse Pomme, mais au moins, il était clair qu'elle n'avait pas poussé son premier cri à la maternité de New Way. D'ailleurs, les hommes du bar n'avaient eu d'yeux que pour cette demoiselle quand elles étaient entrées dans l'établissement. Non que Savannah se sente réduite à rien à côté d'elle, mais il fallait bien avouer que Lena Adams Swensson en jetait.

Alex ne tarda pas à rejoindre la table et les premiers mots qu'elle prononça n'étonnèrent en rien son amie. Il fallait toujours qu'elle ait un ton carrément joyeux, comme si elle avait gagné au loto le matin même. C'était son atout le plus précieux. Quand Savy ne se sentait pas bien, et même si personne ne le savait parce qu'elle avait le don de le cacher comme personne, voir Alex lui remontait toujours le moral. Son humour, sa voix enjouée et ses sourires ravis ne pouvaient pas avoir l'effet inverse, c'était impossible. Ou alors il fallait être un véritable déprimé de la vie. Et encore ! Lançant un regard des plus heureux à Alex, qui montrait parfaitement à quel point elle était contente de la revoir, Savannah hocha la tête avant de lui répondre.

- Oui, merci ! Enfin, même si quelques jours sans voir ma blondinette adorée, je trouve ça vachement long. J'ai croisé Jack hier, il m'a dit que ça allait parfaitement bien pour toi aussi.

La brunette plongea ses yeux dans les siens et esquissa un sourire en coin. Nul doute que son amie comprendrait pourquoi : ayant vu Jack, elle se douterait que ce dernier lui aurait parlé de cette altercation qu'ils avaient eu avec deux militaires. L'histoire mettait en scène un coup de poing du barman, ainsi que Cam et une batte de base-ball. Savy aurait bien aimé connaître le point de vue d'Alex, mais l'heure n'était pas aux discussions, et elle trouverait ça très impoli de laisser Lena de côté, qui ne comprendrait pas grand-chose. La serveuse voulut se présenter à la nouvelle venue mais l'un des clients du bar la coupa dans son élan. Se doutant de ce qu'Alex allait lui faire subir - même si elle n'avait pas l'idée exacte, elle savait que l'homme regretterait son intervention d'une manière ou d'une autre - Savy fit un petite signe de tête qui l'excusa. Aussitôt, elle s'éloigna sous le regard intrigué de Lena, et amusé de l'étudiante.

- N'en rate pas une miette, ça risque d'être excellent ! dit-elle à la jeune blonde, les yeux rieurs.

Quelques secondes plus tard, le client qui n'avait pas été sage reçut une feuille de son calepin dans la bouche et une phrase bien sentie. Savannah éclata de rire. Ce genre de comportement ressemblait tellement à Alex ! D'ailleurs, lors de ce truc avec les militaires de la soirée d'hier, c'était parce qu'elle avait insisté que ça s'était terminé de cette façon. Selon Jack, Alex n'avait pas hésité à les provoquer pour leur faire payer ce qu'ils avaient oser lui dire. Ce n'était pas quelqu'un qui s'écrasait, même devant la pire des crapules. Elle tenterait toujours de se défendre quoi qu'il lui en coûte. Même si son amie appréciait ce trait de caractère, elle avait bien peur qu'un jour, il lui joue malheureusement des tours. Jusqu'à maintenant, elle avait eu de la chance, mais si un jour elle osait rétorquer devant quelqu'un de plus fort qu'elle, et qu'aucun des garçons du groupe n'était là pour l'aider... Cela pourrait lui valoir un bon séjour à l'hôpital. Ou pire. L'étudiante n'aimait pas penser à ce genre de choses, mais ses inquiétudes envers ses proches étaient souvent fortes et parfois pas vraiment fondées. Normal, non ?

- Je te présente donc Alexandra, dite Alex et très souvent surnommée par des dérivatifs liés à sa couleur de cheveux, qui restent bien évidemment affectifs, lança-t-elle, riant toujours.

Revenant vers les deux filles, Alex s'excusa, bien qu'il n'y avait pas lieu : elles s'était bien éclatées avec son intervention ! Elle entreprit de prendre la commande et, comme à chaque fois qu'elle pointait le bout de son nez dans cet établissment et que c'était son amie qui la servait, Savy n'eut même pas besoin d'annoncer son choix. Préférant de loin les boissons coupées à de l'alcool simple tel que le Whisky, elle prenait souvent des Monacos dont elle était fan. Depuis toute petite, elle adorait la grenadine. En grandissant, elle avait découvert qu'en rajoutant de la bière à la place de l'eau, c'était encore mieux. Savannah changeait rarement, voire jamais, d'où le fait qu'Alex sache toujours quoi lui apporter. Parfois, il lui arrivait même de lui emmener son verre et la note sans être venue lui demander auparavant. Le simple fait de la voir s'installer à une table lui faisait demander un Monaco au barman. Si c'était Jack alors là... Même pas besoin de prononcer un mot. La rapidité poussée à son extrême...

- Oui, comme d'hab ! dit-elle en souriant. Et toi ?

Elle posa ses yeux sur Lena et attendit que celle-ci ait fait son choix. Savy reprit la parole immédiatement après, souhaitant bien sûr présenter la jeune femme à son amie.

- Je te présente Lena Adams Swensson. Je passais par le site de l'usine et sa voiture avait crevé un pneu. J'ai appelé Jason et il viendra chercher son véhicule dès demain matin. Lena vient de New York et ne connaît pas encore très bien le coin, je n'ai pas pu m'empêcher de lui présenter le bar le plus cool de toute la ville.

Bien évidemment, c'était un peu ironique. Ce bar avait tout de même une ambiance respectable, mais ce n'était pas le meilleur de New Way. Ca l'était pour Savy pourtant, mais uniquement parce que deux de ses meilleurs amis y bossaient. D'un point de vue objectif, il y avait un ou deux cafés un peu plus loin qui attiraient moins de poivrots et plus de simples habitants souhaitant discuter autour d'un verre. Cela dit, il n'était pas si mal, et puis plus que lui montrer le bar, la brunette avait surtout voulu que Lena rencontre le phénomène Alex Mayers. Et éventuellement Jack mais ce dernier semblait absent. Après quelques mots échangés, Alex repartit vers le bar pour passer sa commande et Savannah porta son attention sur Lena. Elle aurait bien aimé demander quelques explications à la blondinette de service concernant cette danse qu'elle aurait fait aux clients, mais malheureusement cette dernière n'était pas payée pour glandouiller et discuter. Et puis, elle se doutait que c'était encore un truc juste amusant qu'elle faisait quand il n'y avait que des habitués au bar. Mais quand même... Curieuse comme pas deux, Savannah se jura néanmoins de lui poser la question quand elles se reverraient. De toute façon il faudrait qu'elle lui téléphone pour cette histoire de repas, dont elle avait parlé la veille avec Jack au centre commercial.

- Alors, puisque New York doit m'être montré et non conté, dis-moi, qu'est-ce qui t'a poussé à quitter une si belle ville pour venir à New Way ?

La solution la plus probable était qu'elle rendait simplement visite à de la famille. Oui parce que notre chère Savy n'arrivait toujours pas à imaginer que Lena vive vraiment ici, alors qu'elle semblait si amoureuse de Manhattan, et que visiblement l'argent n'était pas ce qui lui manquait. Cela dit, ce serait vraiment bizarre d'apporter sa voiture personnelle quand on allait faire coucou quelques jours à ses proches. L'Arizona n'était pas tout près de NY - pour ne pas dire presque à l'opposé - elle avait forcément du utiliser l'avion. Il était, d'autant plus, peu probable voire quasiment impossible que ce soit un véhicule de location, déjà parce qu'elle avait dit le contraire, mais même si ça n'avait pas été le cas... Dur dur de louer une Porsche aux alentours de New Way.

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Lena Adams Swensson
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Dim 27 Juil - 20:22

La douce nostalgie qu’apportait un lieu comme celui-ci l’enivrait déjà. Elle se sentait bien parmi ces gens, elle n’avait pas à être qui elle n’était pas, elle pouvait laisser Lena parler sans peur d’être jugé. Parfois, elle enviait la simplicité de ces gens. On s’émerveillait à l’idée d’avoir tant d’argent qu’elle, ça aidait, certes, on ne craignait pas certains problèmes, mais il vous en apportait d’autres. Il vous forçait aussi à vivre dans une solitude éternelle. Et si le mannequin s’en moquait bien, la petite Lena, elle, en souffrait assez souvent. C’était ce qui l’avait attiré dans la coke, la première fois, ne plus penser à ces petites choses de rien du tout. Mais ici, c’était différent, elles les regardaient discuter toutes les deux, un sourire aux lèvres, naturellement, sans animosité aucune. En voyant l’ami de Savannah enfourner une feuille de son calepin dans la bouche d’un de ses clients, elle n’avait pas besoin de jouer son personnage. Elle laissa son rire clair s’échapper, elle trouvait la situation drôle et partager ce moment avec des gens était tellement agréable. Plus les minutes avançaient, plus elle était naturelle. Il n’y avait pas de rivalité entre elle, Savannah, et cette autre jeune femme, qu’on lui présentait comme étant Alex. C’était de la bonne entente, tout simplement, pas comme cette compétition de laquelle elle ne pouvait se sortir, elle contre ses « amies ».

Je vois le genre de surnoms. C’est peut être en partie ce qui fait notre supériorité, à nous, les blondes, nous sommes inoubliables, il y a toujours un petit sobriquet auquel nous pouvons être rattachées !

Elle adressa un magnifique sourire doux et vrai à ses deux interlocutrices et réfléchit sur ce qu’elle pourrait boire. Ses yeux, peut être pour la première fois depuis sa rencontre avec Savy, riaient. A Manhattan, elle prenait souvent des cocktails, c’était tellement… in ! Elle adorait le Cosmopolitan, malgré le cliché qu’il représentait, mais le plus souvent elle prenait un Bellini. Elle aimait les petites bulles de champagne contre son palet et la douce saveur de la pulpe de pêche. Frais c’était délicieux. Mais elle n’était pas dans son bar habituel, alors elle voulait changer. Et puis, avec la quarantaine, elle n’était pas certaine que l’on se donne la peine de faire venir du champagne, surtout à New Way.

Ça fait très longtemps que je n’en ai pas bu, mais ça va me changer, je prendrais une bière, bien fraîche, s’il vous plait.

Elle lui sourit, elle était heureuse. Son jean ne la serrait pas trop, la serveuse était très sympa, l’ambiance était chaleureuse et Savannah arrivait à la mettre en confiance. Elle se sentait vraiment bien, plus tôt cette après midi elle s’était fait prendre en photos, ça lui avait fait beaucoup de bien, elle s’était retrouvée, le mannequin avait même laissé sa place à Lena. Finalement, c’était une excellente journée, même plus agréable que certaines journées dans la grosse pomme. Elle voyait même son pneu crevé d’un bon œil, c’était un mal pour un bien. Sans sa roue elle n’aurait jamais fait la connaissance de la petite brune, et elle ne serait jamais venue dans ce bar. Elle remonta son pull sur une de ses épaules nues, il la gênait un peu. Puis elle regarda la pièce autour. Les Vieux bonhommes riaient, certains la saluait quand elle croisait leur regard. C’était un cadre agréable. Savy ne se trompait pas, se devait être l’un des troquets les plus agréables de la ville. Elle se doutait que parfois certains piliers se laissaient aller à quelques débordements, mais cela faisait partie du folklore, et une bagarre entre deux ivrognes ne faisait pas trop de dégâts, du moins il ne faisait pas trop mal, parce qu’ils avaient vite fait de ruiner une salle. Mais elle ne doutait pas qu’Alex ou même l’autre ami de Savy qui n’était pas là, savait gérer ce genre de situations.

Je vais être franche, je n’ai pas de raisons de te mentir, commença-t-elle. Si je suis ici, c’est parce que j’ai eu quelques problèmes de drogue, pour ne pas dire que j’étais une toxico, et que mon père à juger nécessaire de m’isoler du milieu qui me faisait tant de mal. Je n’étais pas particulièrement heureuse de venir ici, mais j’y prends gout à cette vie, petit à petit. Officiellement je suis là pour faire une cure de repos, suite à une campagne de pub éreintante. Mais étant donné que tous les journaux à scandale doivent parler des vrais raisons qui m’ont amenées ici, je ne vais pas mentir, ce serait déplacé, on pourrait croire que j’ai des choses à cacher, n’est ce pas ?

Elle lui sourit et on pouvait lire de la tristesse dans ses yeux. Ça vie devait paraître bien pathétique à sa nouvelle connaissance, une princesse blonde des beaux quartiers à qui tout réussit, et qui se réfugie dans la drogue pour échapper à une partie de la réalité. Quel tableau pitoyable. Et en même temps, c’était peut être ce pitoyable tableau qui la sauvait des militaires et de leur folie. Elle avait beau jouer les aguicheuses et leur imposer le pouvoir de ses charmes, elle n’en restait pas moins terrorisée à l’idée que l’on découvre ce qui s’était réellement passé. Mais elle ne voulait pas que l’ambiance qui régnait jusque là se transforme en un malaise pesant. Elle afficha un nouveau sourire, qui restait sincère, et enchaîna.

Et toi alors, on n’a parlé que de moi jusque là ! Tu fais des études ? lui demanda-t-elle. Et tes amis, tu les connais depuis longtemps. Je n’ai jamais vu des gens qui semblaient si attachés les uns aux autres, avoua-t-elle un peu honteuse. Je veux en savoir plus sur ma sauveuse !
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Savannah Andrews
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Lun 28 Juil - 5:23

- C'est tout à fait vrai ! J'ai jamais eu droit à de jolis surnoms sur ma couleur de cheveux, pourtant j'ai des amis qui sont plutôt doués pour ça... Enfin le jour où je serais vraiment en manque, je me ferais blonde ! rit-elle. En attendant, je me contente de Savy et quelques dérivatifs. C'est déjà pas mal.

Savannah avait bien entendu dit cela sur le ton de l'humour, disons qu'elle ne le pensait pas vraiment. Les surnoms pour elle, c'était totalement affectif, même si certains pouvaient paraître moqueurs. Elle songea par exemple à "Papa Jack", joli sobriquet trouvé par Cameron parce que le barman se trouvait être la voix de la raison du groupe. Il n'hésitait d'ailleurs pas à donner quelques leçons de morale par-ci par-là pour ceux d'entre eux qui semblaient en avoir besoin. Evidemment, Cam évitait de l'utiliser devant le concerné, même s'il savait que ce dernier était parfaitement au courant. Jack ne s'en était jamais offusqué, pourquoi après tout ? Personne ne lui reprochait d'être parfois trop "paternel" envers eux : il ne le faisait que pour les aider et les protéger.

Alors que Savy terminait sa petite explication, Alex revint vers la table des deux filles et pris les commandes. Lena choisit une bière, ce que la brunette ne pouvait qu'approuver puisqu'elle avait eu l'occasion d'en tester quelques-unes de ce bar. Si celui-ci n'était pas le meilleur de toute la ville, il avait le mérite d'avoir de bonnes boissons à des prix modestes, et surtout la bière justement. D'où le fait que ce soit l'endroit favori de Savannah pour déguster un bon Monaco. La jeune serveuse s'éloigna par la suite pour demander les boissons requises au barman actuel, ce qui laissa Lena et son interlocutrice de nouveau seules pour discuter. Par curiosité mais aussi parce qu'elle avait envie de connaître cette jeune blonde de New York, Savannah lui posa la question qui la tenaillait depuis leur rencontre : qu'est-ce qu'une demoiselle chic et riche comme elle faisait à New Way ? Bon évidemment, ça n'avait pas vraiment été la même formulation à voix haute... Et rappelons-le, c'était aussi pour faire la conversation et apprendre des choses sur Lena.

La réponse de miss Adams Swensson fut... étonnante d'un côté et pas vraiment de l'autre. Etonnante parce que son accompagnatrice n'avait pas du tout rechigné à lui dire la vérité, alors que tellement d'autres gens auraient menti. Savannah ne put qu'apprécier ce geste, bien évidemment. Chacun avait droit à ses petits secrets, mais débuter une relation qui deviendrait peut-être une amitié sur des mensonges, ce n'était pas vraiment le top. Cela dit, le récit de Lena ne laissa pas l'étudiante bouche bée non plus, tout simplement parce que c'était le genre de choses que l'on voyait souvent. Et auxquelles les tabloïds donnaient beaucoup d'importance. Pour sa part, Savy ne lisait jamais ce genre de torchons, d'où le fait qu'elle ne connaisse pas vraiment Lena ni sa vie, pourtant dévoilée dans de nombreuses pages selon ses dires - et la brunette voulait bien la croire !

Ah, parfois les clichés s'avéraient si vrais que ç'en était déconcertant. Ainsi, Lena faisait des publicités, certainement pour de grandes marques qui n'arrivaient probablement jamais jusqu'à New Way, ce qui était la raison pour laquelle son visage n'avait pas semblé familier à Savannah. Tellement bourrée de fric et d'attention de la part de tout le monde, elle avait sombré dans la drogue parce que dans le fond, tout ceci ne lui apportait pas le bonheur et qu'elle se sentait mal dans sa peau. La célébrité et les dollars ne fasaient pas tout, c'était bien connu. Savy n'avait jamais rêvé d'être une star, même gamine quand elle chantait à tue-tête dans sa chambre, un micro en plastique rose à la main. Et pour cause. Même si dans le moment, elle ne se doutait pas de tous les problèmes que pouvaient rencontrer les jeunes étloiles montantes, ses parents l'avaient toujours élevés dans l'idée que l'argent ne faisait pas le bonheur. Normal, puisque les Andrews n'avaient jamais vraiment roulé sur l'or. Jusqu'à la destruction de l'usine qui avait coûté la vie à son grand frère, Catherine y avait travaillé. Le salaire n'était pas mirobolant et les horaires souvent difficiles : elle n'avait qu'une seule journée de repos dans la semaine. Quant à son père David, dessinateur de livres pour enfants, il n'avait pas réussi à décrocher de gros contrat. Du moins, ils n'étaient pas assez gros pour lui permettre de faire vivre sa famille avec une seule paie. Après 1988, Catherine avait trouvé un autre boulot tout aussi dur et tout aussi mal payé. Savannah n'avait fait aucun caprice et n'avait pas eu de crise d'adolescence. L'histoire de sa famille et ce par quoi elle avait du passer y était probablement pour beaucoup dans son comportement toujours plus mature que son âge.

Une pointe de tristesse put se lire dans les yeux de Lena après qu'elle ait avoué la raison de sa présence ici. Normal, non ? Elle semblait totalement remise maintenant et n'avait certainement plus besoin de cette drogue qu'elle prenait pour se sentir mieux. Elle avait même avoué être bien à New Way. Cela aurait pu paraître bizarre, surtout depuis l'isolement et la quarantaine, mais quand on connaissait cette partie de son histoire, on pouvait aisément le comprendre. Savannah aurait bien aimé lui répondre quelque chose, ne serait-ce que pour lui montrer que cette révélation lui avait fait plaisir. Evidemment, pas dans le sens où elle avait aimé l'entendre, mais parce que Lena n'avait pas hésité à la lui confier. Même si ça n'avait été que par peur que son interlocutrice sache déjà la vérité, s'il s'était avéré qu'elle lise les journaux à scandales. Savy ne la plaignait pas et n'avait pas pitié, après tout personne n'avait poussé Lena à choisir la voie de la facilité en se droguant pour éviter ses problèmes. Mais elle la comprenait, ou du moins, ne la jugeait pas. Oui, c'était plutôt ça en fait : elle ne la jugeait tout simplement pas.

Certainement de façon à éviter ce sujet douloureux dont elle n'était pas fière - ce qui s'était vu sur son visage - la jeune blonde posa à son tour quelques questions à Savannah. En fait, elle lui demanda si elle faisait des études, avant de lui parler de ses amis. Comme à chaque fois que ces derniers étaient abordés dans une conversation, les yeux de Savy commencèrent à pétiller. Ils se posèrent un instant sur Alex qui servait une autre table - le prochain tour serait sans doute pour elles - puis revinrent vers Lena. Ainsi, elle n'avait pas pu s'empêcher de remarquer le lien qui attachait Alex à Savannah, et c'était une constatation qui n'échappait qu'à peu de monde. Il serait bien sûr arrivé la même chose si l'un des quatre autres avait été présent, parce que Savy les aimait tous d'un amour absolument égal et sans limites. Plus que des amis, ils formaient à eux six une véritable famille.

- D'accord, acquiesça la brunette en riant, mais plus de "sauveuse" ! Je ne t'ai pas tellement aidé, je suis incapable de changer une roue ! La mécanique n'a jamais été mon truc. Je n'ai donc pas fait grand-chose, c'est Jason qui en fera certainement le maximum dès demain !

Savannah appréciait cette gentillesse et cette gratitude que Lena laissait passer à chaque fois qu'elle l'appelait sa sauveuse. Mais ça lui donnait l'impression d'être carrément une héroïne alors qu'elle n'avait fait que son devoir. N'importe qui d'autre aurait pu passer avant elle et donner un coup de main à Lena ! Et puis, il fallait bien avouer que les compliments, même de ce style, n'allaient pas au teint de la demoiselle : ça faisait rosir ses joues, légèrement, mais assez pour que ce soit noté par son interlocuteur. Savy sourit à Lena avant de répondre à ses interrogations. Parler d'elle ne la dérangeait pas, mais quand il s'agissait de ses amis... Elle pouvait s'avérer intarissable ! Néanmoins, elle saurait se contenir pour ne pas risquer d'ennuyer Lena, ce n'était pas du tout le but de cette soirée.

- Je suis en 3ème année d'anthropologie à l'université de New Way, expliqua-t-elle. Quant à Alex, Jason et trois autres amis de notre "groupe", nous nous connaissons depuis l'école primaire. On est toujours restés très soudés les uns les autres, et même en grandissant, rien n'a pu nous séparer. Ils sont géniaux.

Son visage était toujours illuminé, et même si cela pouvait paraître un peu trop, et bien Savannah s'en fichait royalement. Pourquoi cacher ce qu'elle ressentait pour ceux que l'on surnommait souvent "les inséparables" ? Beaucoup de gens dans la ville les connaissaient, surtout parce qu'étant adolescents, ils avaient fait pas mal de conneries, et forcément, toujours ensemble. Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre, même si Jack était déjà, à cette époque-là, celui qui tempérait un peu. Certes ils s'éclataient comme le faisaient des ados, mais n'allaient jamais trop loin. On ne pouvait donc pas les comparer à de véritables délinquants. Repensant au récit de Lena un peu plus tôt, Savannah avait tout de même envie de lui montrer que ça ne l'avait pas laissé indifférente, et de lui faire comprendre que cela ne changeait pas son avis sur elle. La jeune femme prit un air presque contrit et ajouta dans la foulée :

- En tout cas, je tenais à te dire que tu dois être courageuse. La plupart des gens ayant le même problème, livrés à eux-mêmes, auraient trouvé un moyen pour ne pas arranger les choses. C'est très franc de ta part de ne pas avoir contourné la question.

Puis, avisant que Lena voudrait certainement laisser tomber le sujet, ce qui serait tout à fait compréhensible, elle décida d'embrayer sur quelque chose de plus joyeux, et qui permettrait à Savannah de connaître un peu mieux le côté "heureux" de l'existence de cette jeune femme. Aussi, elle laissa tomber son expression embarrassée pour un sourire.

- J'avoue ne pas lire ces magazines de stars et donc ne rien connaître de toi - du moins à travers ces torchons ! Alors j'ai une idée : on va plutôt laisser la vraie Lena me parler d'elle ! D'après ce que j'ai compris tout à l'heure, tu fais des publicités, donc ? Ca doit être passionnant...

Alors que la discussion continuait, Savy espéra que parler de son occupation et de sa vie en général ne dérangerait pas Lena. Après tout, peut-être que cela était trop proche de ce qu'elle avait pu vivre avec la drogue, et qu'elle aurait préféré discuter de n'importe quoi sauf de sa propre personne. Si jamais la brunette s'était trompée, elle le verrait sur le visage de Lena - et peut-être que celle-ci le lui dirait carrément. Dans ce cas, elle dériverait la conversation sur quelque chose d'autre, car la dernière chose qu'elle voulait était mettre son interlocutrice mal à l'aise.

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Cameron Woods
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Mar 29 Juil - 21:11

Comme chaque soir de repos, notre playboy stripteaseur allait au bar rejoindre Alex ou Jack, voir les deux et espérant être rejoint par les autres membres de la bande, même s'il se doutait qu'il serait rare de voir les trois autres dans un tel lieu à cette heure. Mais avant d'aller au bar, il devait faire un détour.

Avançant dans le noir, le ténébreux charmeur de New Way avait à son bras son jouet : Nathalie, brune 25 ans, coiffeuse. Il était avec elle depuis quatre jours, elle croyait qu'il serait son amant jusqu'à la fin des temps alors que pour lui la semaine suffirait. Alors que les yeux du garçon perçait la nuit pour voir apparaître le bar impatient de revoir ses amis, ceux de sa copine ne cessait d'être en admiration devant le visage de Cameron. Par chance elle habitait sur le chemin du bar ce qui facilitait les choses du garçon. Elle lui glissa une main dans le creux de sa chemise noire, caressa la peau du bellâtre pour l'émoustiller. Le geste n'ayant pas eut l'effet escompté, elle le tira dans le coin de la ruelle et l'embrassa fougueusement. Dire que c'était un playboy était la vérité, il consommait les filles comme l'on lit son magasin puis qu'on le jette. Il aimait le sexe, l'alcool, les passions torrides et tout ce qui va avec. Mais au grand jamais, il se salirait à faire un acte charnel passionné dans une ruelle crasseuse. Repoussant au début gentiment les avances de la demoiselle, il dû la pousser avec force lorsque celle-ci tenta de baisser la braguette du jeune homme. Furieux qu'elle soit à ce point déchaînée avant l'heure, Cameron serra les dents et se retenu de lui flanquer une gifle. Elle était là devant lui, les yeux remplis de larmes alors que son regard n'exprimait rien. Désespérée, elle se jeta dans ses bras mais fut une fois de plus repoussée par Cameron qui lui lança quelques jurons, refusant d'être de sortir avec des catins. Ne jugeant pas de sa force, il poussa tellement fort la demoiselle que celle-ci s'écroula par terre en pleurs, conjurant le bellâtre de rester avec elle. Ce fut avec un regard dédaigneux et hautain, qu'il fit demi-tour, laissant son ex-copine au sol et marchant droit au bar. Alors qu'il entendait ses plaintes lamentables, il resta impassible et ne tourna même pas la tête. Nathalie était désormais une fille du passé et il pouvait maintenant se concentrer sur son avenir, c'est-à-dire ses amis.

Après quelques pas, il n'entendit plus les pleurs de Nathalie et pu enfin relaxer son esprit. Autant une altercation vis-à-vis de ses amis ou sa frustration grandissante pouvait le rendre agressif et hostile à n'importe qui, autant rompre avec une fille ne lui faisait rien. Il n'y avait pas de place dans son cœur pour les sentiments amoureux. Il n'apportait aucune importance aux ressentiments de ses copines, par conséquent complètement libre d'actes et de pensées, il n'avait pas de mal à passer de l'une à l'autre. Sans attache et sans amour pour elles, il vivait sa vie comme il l'entendait sans se poser des questions éthiques amoureuses ou de galanterie. Comme toujours Woods pensait toujours et encore à lui avant tout. Sous son air de consommateur de femmes, se cachait un enfant qui avait peur de perdre à nouveau un être aimé. Par conséquent, il décida, le jour de l'enterrement d'Allan, de plus jamais aimer de nouvelles personnes. Ainsi, les seules qui hantent son cœur à part lui sont : Allan, ses parents et ses cinq amis. Les autres avaient beau faire tout ce qu'il voulait, Cameron ne s'attacherait jamais à eux. Il y avait bien le coach Harrison qui pouvait prétendre à être un de ceux que Cameron appréciait. Mais de là à dire que c'était de l'amour, pour cette personne Cameron ne le savait pas lui-même, peut-être plus par peur qu'autre chose.

Alors que les néons du bar se faisaient entrevoir au loin, un sourire s'afficha sur le visage de Cameron qui accéléra le pas. Pour arriver à hauteur de la porte au plus vite. Une fois face à celle-ci, il l'ouvrit s'en plus attendre, hâtif de passer du moment avec ses amis. Alors qu'il poussa la porte et qu'il avança en même temps, il aperçut au loin à une table Savannah. Même si elle était de dos, rien au monde n'aurait pu empêcher Cameron de reconnaître son amie. Elle aurait même pu changer de couleur de cheveux qu'il l'aurait reconnu. Il observa rapidement avec qui elle était car, tout aussi vite qu'il reconnu son amie d'enfance, il su que ce n'était pas Alex, la blonde qui était en face d'elle. Plissant les yeux devant cette nouvelle venue, il préféra d'abord aller Alex au comptoir et commander son verre. Souriant à son amie, il saisit son verre d'alcool fort puis se dirigea lentement dans la salle. D'un pas sur mais délicat à la fois, ses Overlookmid Naturel de chez Timberland, semblait glisser sur le sol. Son blouson en cuir écru épousait parfaitement ses formes finement musclées, il en était de même pour son jean clair, délavé qui lui moulait parfaitement le derrière. Sa chemise noire à moitié ouverte tombait négligemment sur son épaisse ceinture beige en cuir. Malgré le froid, Cameron ne se refusait rien pour paraître le plus beau. Une chaîne en or oscillait sur la musculature du jeune homme, donnant le la de sa marche en direction de son amie.

Lorsqu'il arriva dos à Savannah, il posa son verre sur la table par-dessus l'épaule de son amie puis posa délicatement ses mains sur les yeux de celle-ci, lui murmurant à l'oreille :

"Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est dans ton dos!"

Il prononça ses mots dans un soupir lent et doux puis sourit. Ce sourire lumineux resplendissait sur son visage, la simple idée de pouvoir passer du temps avec Savy le rendait heureux au point qu'il ne se souvenait déjà plus du nom de son ex. Remarque jamais il n'a su réellement son prénom.
De sa position, il pouvait sentir le parfum de son amie, à croire que malgré tous les produits de beauté qui pouvaient exister au monde, rien ne l'empêcherait de reconnaître celle qu'il aime et qu'il aimera toujours, comme sa sœur.
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Mer 30 Juil - 17:28

Ok, ok, plus de sauveuse… même si je n’en pense pas moins !

Elle lui sourit et attrapa son verre qu’Alexandra avait apporté quelques minutes plus tôt. Elle contempla quelques minutes la couleur ambrée du liquide. C’était beau, elle aimait les petites bulles et la mousse. Elle porta le verre à ses lèvres et bu une gorgée. Elle fut surprise par le gout. Elle avait oublié le gout de la bière, et elle se souvint qu’elle n’aimait pas vraiment ça. C’était un gout particulier qui avait des difficultés à passer sa gorge. Elle reposa le verre mais ne dit rien, elle le boirait, elle ne serait pas la cliente emmerdante qu’elle était à New York, elle n’était pas à New York. Elle en but une autre gorgée avec plus de facilités. La boisson passait mieux, il fallait juste s’y habituer. Elle écoutait Savannah d’une oreille attentive. Elle semblait passionnée par tout ce qu’elle faisait dans sa vie. Ses études paraissaient énormément lui plaire, et surtout, les liens qu’elle semblait entretenir avec ses amis la fascinait. Elle ne connaissait personne qui soit aussi proche de ses amis, ou même de sa famille. Même elle, finalement, alors qu’elle l’aimait énormément, elle n’entretenait pas avec son père ce genre de lien. Elle n’aurait jamais pu imaginer que des gens partagent autant de choses. Elle était impressionnée voir même émerveillée, mais n’en laissait rien paraître.

Anthropologie, je ne pense pas que c’est ce que j’aurais choisit, mais ça doit être intéressant…

Elle lui sourit et bu une nouvelle gorgée. Savy paraissait heureuse, elle l’était certainement, ça devait aider, d’avoir des amis. Elle essaierait de s’en faire, mais des vrais. Elle fit claquer ses ongles sur sa chope, dans un petit bruit de verre agréable au début mais rapidement exaspérant. Elle ne le fit cependant pas très longtemps, c’était quelque chose qu’elle aimait faire pendant une conversation. Une sorte de tic. Elle écoutait son interlocutrice, et sa première remarque la fit sourire. Oui, elle était plutôt forte, du moins moralement parlant. Elle avait également beaucoup de volonté. Et il en fallait pour survivre à New York. Elle sourit, cela lui faisait plaisir qu’on remarque ça chez elle. En même temps, elle avait certainement vécu des choses que la petite brune ne pouvait pas imaginer. Oui elle avait réussit à s’en sortir, mais le chemin qu’elle avait parcouru était long et éprouvant. Elle était faible, ces derniers temps, elle n’avait jamais été aussi faible. Et pourtant on la considérait encore comme étant forte. Ça lui faisait plaisir, vraiment. Mais, peut être par peur de la mettre mal à l’aise, sa nouvelle ami changea de sujet, elle voulait l’entendre parler de sa vie de paillettes, elle lui en parlerait, mais elle devait d’abord mettre deux trois choses au clair. Elle laissa un petit temps de silence avant de répondre, elle réfléchissait aux bons mots à employer.

Tu sais, je ne suis pas certaine d’être courageuse. J’étais dans une des cliniques privées les plus cher de Manhattan, entourée de trois médecins et de je ne sais combien d’infirmière. Seule j’aurais peut être mis plus de temps à m’en sortir. Mais tu vois, si je suis venue ici c’est que je suis encore trop vulnérable pour retrouver mon habitat naturel, comme on dit. Elle sourit et continua. Si j’étais restée à New York, comme je suis aujourd’hui, je me serais faite bouffer, et j’aurais replongé, en moins de temps qu’il ne me faut pour le dire. Je n’ai pas vraiment de mérite, j’étais très bien encadrée. En fait je suis une assistée complète. Elle éclata de rire et ses yeux d’azur éclataient de vérité. Et en fait, je n’ai pas vraiment l’habitude de contourner les choses, je suis à l’aise avec moi-même, je me connais plutôt bien, j’ai des défauts des qualités, et je les assume totalement. Si ma mère m’a bien apprit une chose, c’est peut être une des seules d’ailleurs, c’est à être fier de ses origines, de là où l’on vient, mais aussi du chemin que l’on a parcouru. Parce que tout ça fait partie de qui nous sommes. Alors j’ai été une toxico, c’est terminé, ou presque, mais je ne m’en cache pas, ça fait partie de moi, et il faut m’accepter avec ça.

Elle lui sourit, elle ne pouvait être plus claire. Elle en était certaine Savannah comprendrait. Elle avait la maturité d’esprit qui le lui permettrait. Elle était même plutôt fière de ce qu’elle venait de dire. C’était peut être la première fois qu’elle était aussi franche avec quelqu’un. Parce que même si elle se comportait ainsi dans la vie de tous les jours, elle ne faisait pas part de ce qu’elle ressentait à tout le monde. Elle n’en avait peut être même jamais parlé à son psy. Enfin, à l’un des nombreux psys qu’elle avait rencontré dans sa courte vie. Elle était d’ailleurs très fière de les faire craquer les uns après les autres, ils finissaient toujours par demander à ce qu’elle voit un autre de leurs confrères, elle les pressait comme des citrons.

Sinon, la vrai Lena, celle que les magazines ne connaissent pas n’est pas un simple mannequin. Du moins c’est ce que j’aime à penser. Je suis passionnée d’art, d’art contemporain évidemment. Mais étant totalement dénuée de talant pour la photographie, la vidéo, le dessin, la peinture, la sculpture etc, je travail le seul medium que je suis parfaitement capable de maitriser : mon corps. Elle afficha toutes ses dents blanches, particulièrement enthousiaste à l’idée de parler de qui elle était pour de vrai. Alors oui, je fais des pubs, je me fais prendre en photo par les plus grands photographes, et pour un bon nombre de marques, je défile sur les podiums des plus grandes villes, je suis même l’égérie Chanel en ce moment, mais tout ça, ce n’est que pour montrer ce que j’ai créé. Je suis un idéal féminin, un modèle de beauté, un fantasme ambulant, un corps à la plastique de rêve totalement vide de vie. Beaucoup admirent mon œuvre, mais personne n’est en mesure de voir ce que j’ai créé. Lena Adams Swensson, la princesse de Park Avenue, la cruche blonde des trottoirs de Manhattan est ce que j’ai créé. Lena, elle, est une fille qui adore l’art, comme je viens de te l’expliquer, mais aussi le cinéma, dont elle veut faire son vrai métier, et qui est passionnée par la littérature. En réalité, je suis une fille assez simple, qui adore les fringues, comme de nombreuses jeunes filles de mon âge, et je dirais qui est assez cultivée, enfin j’espère être relativement cultivée !

Elle se mit à rire, mais timidement. Elle avait révélé ce qui était peut être un de ses plus grands secrets, et doutait que ce n’était pas réellement banal. En fait, elle était totalement timbrée. Elle n’avait peut être pas le tallent manuel d’une artiste, mais elle en avait bien l’esprit torturé. Elle rougit légèrement, un peu gênée, et même angoissée à l’idée d’effrayer Savannah.

J’ai peut être été un peu trop franche sur ce coup…

Alors que sa nouvelle amie lui répondait. Elle vit un jeune homme entrer. Plutôt mignon, certes, mais il avait quelque chose en lui qu’elle connaissait bien. Il était un peu comme elle, il était sûr de lui, voir arrogant. Il venait ici victorieux, son sourire charmeur devait faire craquer pas mal de femelle. Il était un des siens, mais à un stade peu avancé de son évolution. Sa vie à New Way l’avait protégé, c’était comme s’il était partagé entre deux vies. Une vie aussi remplie et malsaine que celle de l’égérie, ou une vie calme, tranquille et beaucoup moins destructrice. Il s’approcha du bar, il connaissait Alex, ce devait être un des six dont lui avait parlé la brunette. Il s’approchait d’elle. Sans le savoir, il brisait le climat qui s’était créé entre les deux jeunes filles. La petite princesse regarda avec douceur Savy, un air résigné dans les yeux, puis elle afficha son sourire Colgate, le mannequin revenait, pour préserver son image. Lena Adams Swensson faisait son grand retour. Elle balança ses bouclettes blondes en arrière, son regard sembla se couvrir d’un voile impénétrable. Elle n’était plus du tout la même. Ce jeune homme ne devait pas avoir l’habitude qu’on lui résiste, avec la blonde, il serait surpris. Des comme lui elle en avait connu des dizaines, malgré sa jeunesse. Elle serait un adversaire redoutable. Elle se voyait un peu comme un prophète, lui montrant que la voie qu’il avait choisit n’était pas la bonne, elle se voyait le remettre sur le droit chemin… Mais rien n’était garantie, elle avait souvent tendance à prendre ses délires personnels pour des réalités. Elle se trompait peut être totalement sur son compte. Elle verrait bien…




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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Ven 1 Aoû - 16:45

{Haaan comment je suis pas satisfaite. En même temps, pour écrire quand t'es interrompue par ta soeur toutes les vingt secondes pour lui trouver des réponses de mots fléchés, c'est pas simple mdr xD}

Une fois qu'Alex fut repassée auprès des deux jeunes femmes pour leur apporter les boissons commandées, la conversation suivit son cours. Lena accepta de ne plus désigner la brunette comme sa sauveuse, ce qui rassura un peu Savannah étant donné que ce petit surnom l'embarrassait un peu. Ce qu'elle avait dit à Lena était vrai : elle n'avait pas l'impression d'en avoir fait beaucoup pour elle, puisqu'elle n'avait pas pu changer sa roue et avait donc délégué cette tache à l'un de ses meilleurs amis mécanicien. Tout en souriant à la remarque de la demoiselle qui avoua tout de même ne pas en penser moins, Savy apporta le verre à ses lèvres et goûta à son Monaco. Comme d'habitude, il était excellent ! Elle espéra que Lena soit tout aussi satisfaite de sa bière mais n'en doutait pas vraiment. Ce bar avait beau ne pas être le plus génial de New Way, il vendait des boissons de qualité. Le patron avait fait son choix : au lieu d'arnaquer les clients, il arnaquait ses employés. Du coup, les premiers seraient toujours contents et reviendraient pour devenir - peut-être - des habitués. Et les seconds devaient se battre pour avoir leur salaire à temps, et le bon nombre de billets surtout ! Alex et Jack avaient plusieurs fois raconté ça à leur groupe d'amis, mais en général le boss n'était pas trop chiant et même s'il tentait des les entourlouper, il lâchait très vite le morceau. Les employés n'étaient pas naïfs et vérifaient toujours qu'ils avaient bien le compte avant de quitter l'établissement.

Savannah parla un peu de sa propre existence et annonça à la blondinette qu'elle faisait des études en anthropologie. Lena avoua qu'elle n'aurait pas choisi cette voie mais que cela devait être intéressant. La jeune femme acquiesça bien sûr : si elle trouvait ce domaine ennuyeux, elle aurait tout intérêt à quitter la fac ! Mais non, cela lui plaisait toujours autant d'étudier les comportements humains et les différentes sociétés, qu'elle soient encore existantes ou non. Bien sûr, elle avait une préférence pour les peuples aujourd'hui pratiquement disparus, comme les nombreuses tribus de l'Amérique du Sud. Rien ne ferait plus plaisir à Savy de visiter des ruines Incas ou Mayas. Malheureusement l'argent de ses parents suffisait à faire vivre la famille mais ne pouvait pas lui offrir un tel voyage. Néanmoins, l'université pouvait en organiser, il fallait simplement un peu plus d'expérience. Peut-être que l'année prochaîne, elle aurait enfin cette opportunité. En tout les cas, la brunette mettait de l'argent de côté depuis un moment en vue d'un tel séjour : son travail à la bibliothèque lui permettait de soulager ses parents au niveau financier, mais également de mettre une certaine somme au chaud sur un compte en banque régulièrement. Ainsi, quand on lui proposerait de venir voir de quelconques ruines dans le cadre de son enseignement, elle n'aurait pas à refuser... Et pourrait réaliser une partie de son rêve.

Poussée par son envie de faire comprendre à Lena qu'elle la trouvait courageuse, Savannah n'hésita donc pas à dire tout haut ce qu'elle pensait tout bas, quoi qu'un peu effrayée à l'idée que ce soit mal perçu. Du coup, sans laisser le temps à son interlocutrice de répondre, elle changea de sujet et parla de son métier, espérant que cela ne la dérangerait pas de discuter de sa vie remplie de paillettes et de billets verts. Lena partit ensuite dans une longue explication, où elle donna de nombreux détails sur la façon dont elle avait été soignée de la drogue. Evidemment, elle était dans une clinique privée et entourée de plein de personnes qui la surveillaient à chaque seconde, et qui étaient là pour l'aider quand elle en avait besoin. Tout en éclatant de rire, Lena fit allusion à elle-même comme une "assistée complète" avant de continuer sur un trait important de sa personnalité : sa franchise. La jeune femme acceptait avoir été une toxico et ne cherchait pas à le dissimuler aux gens avec qui elle discutait. Cela faisait partie de sa vie et la chose la plus sensée qu'elle pouvait faire était de l'accepter et de vivre avec, de prendre cette expérience comme une erreur de jeunesse et d'en tirer des leçons. Savannah ne put s'empêcher de l'apprécier encore plus : Lena était loin d'être la blondasse stupide que l'on devait forcément décrire dans les tabloïds. Parce que même si Savy ne les lisait pas, elle savait quand même quel genre de conneries les journalistes pouvaient y écrire. Ces torchons ne valaient pas un clou, et la brunette en avait une preuve bien réelle juste devant ses yeux.

- Et bien courageuse ou pas, en tout cas je peux t'affirmer que tu as une façon de voir les choses peu commune, et c'est vraiment tout à ton honneur... Au lieu de cacher ce que tu as vécu, tu n'hésites pas à en parler, tu acceptes totalement d'avoir été dépendante de la drogue. Je ne suis pas psy, mais je pense qu'il n'y a pas meilleur moyen pour en finir avec ce genre de choses. Ceux qui ne l'acceptent jamais ne peuvent pas être totalement guéris. Enfin, c'est un point de vue, dit-elle finalement en souriant avant de boire une nouvelle gorgée de son Monaco.

La New-Yorkaise entreprit par la suite de répondre à la remarque de Savannah sur cette envie d'apprendre à connaître la vraie Lena, et pas celle que l'on décrivait dans tous ces magazines people. Adorant l'art mais ne pouvant se servir que de son corps pour vivre de sa passion, elle avait donc choisi de faire de la publicité et de mettre en avant sa superbe plastique pour défiler sur les plus beaux podiums. Cela dit, la jeune femme s'était par la même occasion créé une façade : celle d'une blonde cruche qui vivait dans la richesse et la célébrité mais qui ne semblait pas avoir beaucoup de matière grise. Pourtant, et Savannah avait eu tout le loisir de s'en rendre compte au cours de la conversation, Miss Adams Swensson était loin d'être dénuée d'intelligence. En fait, elle avait du adopter ce comportement pour se protéger, ou pour une autre raison qui échappait encore à Savy. Dans la réalité, Lena voulait faire du cinéma et était aimait la littérature. Elle se décrivit comme une fille simple qui aimait faire du shopping comme toutes celles de son âge et qui était plutôt cultivée. Là-dessus, Savannah ne pouvait certainement pas la contredire, et d'ailleurs elle n'hésita pas à rassurer Lena lorsque celle-ci se mit à rougir légèrement, songeant avoir été un peu trop directe dans son explication.

- Non, pas du tout, au contraire ! Je trouve ça dommage de cacher au monde qui tu es réellement, mais je comprends tout à fait que l'univers dans lequel tu vis tous les jours puisse t'y forcer.

Savy n'eut pas l'occasion d'aller plus loin puisqu'un verre vint se poser comme par enchantement sur leur table. Elle voulut suivre le bras pour arriver jusqu'à son propriétaire, mais le temps qu'elle réagisse, elle sentait déjà deux mains sur ses yeux. Un murmure se fit entendre dans son oreille, et lorsqu'elle reconnut la voix de son ami, elle esquissa un sourire ravi. La brunette ne l'avait pas vu depuis la sortie des abris quelques jours auparavant, et tout comme le reste de ses proches, il lui avait beaucoup manqué. D'un autre côté, elle aurait du se douter qu'il serait là ce soir, puisqu'il était le membre le plus fêtard de leur petit groupe.

- Caaaam ! annonça-t-elle alors de sa voix la plus enjouée.

Le jeune homme lui rendit alors sa vue et elle put se tourner pour poser ses yeux sur lui. Comme d'habitude, il était d'une élégance imparable, et cela lui valait pas mal beaux sourires en pleine rue. Les autres hommes qui faisaient partie de leur clan étaient loin de manquer de charme, mais Cameron était le seul qui sache vraiment l'utiliser pour attirer toutes sortes de demoiselles auprès de lui. Il ne s'était jamais engagé dans une histoire d'amour, préférant de loin les aventures d'un soir. Bien que Savannah ne soit pas du tout pareil - Sam et elle étaient probablement les plus romantiques - elle respectait la façon de vivre de Cam et ne lui faisait aucun reproche. De toute façon, elle savait que ce n'était pas vraiment "voulu" : Cameron avait peur de s'attacher à d'autres gens depuis la mort d'Allan et refusait de tomber amoureux de peur de perdre celle à qui il aurait offert son coeur... Un jour il changerait. La brunette en était persuadée.

- Ca fait vraiment très plaisir de te revoir, tu vas bien ?

Mais Savannah n'était pas venue dans ce bar toute seule et se devait de présenter son interlocutrice à Cameron, comme elle l'avait fait lorsque la blondinette de service s'était approchée de la table pour prendre les commandes. Se tournant vers Lena à qui elle fit un grand sourire, elle ne laissa donc pas l'occasion à son ami de répondre tout de suite et enchaîna.

- Je te présente Cameron, l'un des cinq amis dont je te parlais tout à l'heure. Et voici Lena Adams Swensson.

N'ayant pas envie de se lancer dans un grand discours pour expliquer comment les deux demoiselles s'étaient rencontrées, Savy jugea que cette information était bien suffisante pour le moment. De toute façon, Cameron n'avait surtout pas intérêt à s'en aller tout de suite : Savannah avait bel et bien l'intention de le retenir un peu pour qu'il puisse lui donner de ses nouvelles. L'isolement dans l'abri avait soulevé quelques tensions, et même si celles-ci s'étaient envolées lors de la sortie, elles avaient pas mal ébranlé les six inséparables qui détestaient littéralement se prendre la tête. Chacun avait retrouvé sa petite famille, mais Cameron vivait seul dans un manoir et cette sortie, puis la quarantaine, ne s'avéraient peut-être pas aussi faciles à supporter dans ces circonstances. Même si, bien sûr, Cam savait qu'il pouvait parler à n'importe lequel d'entre eux en cas de besoin. De toute façon, il était rarement chez lui : étudiant en art, il était également barman au nightclub et parfois stripteaseur lors de certaines soirées réservées aux filles. Il vivait donc le jour comme la nuit, et il arrivait à Savy de se demander quand est-ce qu'il trouvait le temps de se reposer...

- J'espère pour toi que t'as rien de prévu dans la minute, parce qu'il est hors de question que je te laisse filer ! dit-elle en riant avant de se pencher pour récupérer une chaise près d'une table voisine. Allez, pose tes fesses là-dessus et dis-moi comment tu vas.

Oui, elle se répétait un peu, mais l'état d'esprit de Cameron était important à ses yeux, tout comme celui de ses autres proches. Savannah avait toujours besoin de savoir que tout allait bien pour chaque personne qui comptait pour elle. Et quand ce n'était pas le cas, elle pouvait passer des heures entières à écouter et à réconforter. C'était son rôle de Coeur d'or non ?

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Cameron Woods
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Ven 1 Aoû - 18:21

Entendre son nom était une chose courante dans la vie de tous et de tous les jours. Ne serait-ce que vos parents qui vous ont attribué ce prénom. Mais s'il y avait bien une chose qui réjouissait notre playboy c'était d'entendre ses amis prononcer le sien. La solitude qu'il vivait actuellement n'était pas faite pour lui mais pour ses parents le garçon sacrifia ses envies et ses peurs. Malgré cette solitude familiale, il savait qu'il n'aurait jamais à pleurer au niveau amitié. Chacun de ses amis serait à ses côtés pour le reste de sa vie. Sa vie étant devenue plus noire, en proie aux doutes et face à ses peurs, Cameron n'avait pas de répit pour vivre heureux. Mais dès qu'il entendait son prénom prononçait par ses amis, cela enlevait tout le noir, les peines et les pleurs qu'il aurait pu avoir, connaître ou nourrir en son sein.

Se fut donc le sourire aux lèvres et la joie au cœur, qu'il allait débuter sa soirée. Sa rupture il n'y pensait même plus et il avait totalement oublié son ex. Cameron fixa son regard dans celui de son ami, admirant le marron de ses iris comme si c'était la première fois qu'il les voyait. Pour dire vrai c'était la première fois depuis leur sortie de l'abri. Là où Cameron avait complètement pété un plomb. Lui l'impulsif enfermé 24h/24 avec ses cinq amis dans un petit abri. Il avait cru que jamais il n'en sortirait vivant et avait été peut être des six, le plus chiant et le plus fouteur de merde. Il râlait parce qu'il n'avait pas d'affaire chic à se mettre, il râlait parce qu'il voulait sortir, il râlait parce que la bouffe n'était pas bonne. Bref une vraie tête à claque, il se demandait encore, comment ses amis avaient fait pour ne pas lui avoir tourné le dos définitivement. Lui qui pensait qu'ils restaient avec lui uniquement parce qu'Allan avait voulu de lui il y a des années de cela. Cameron Woods avait été un vrai emmerdeur durant ce mois souterrain et s'en rendait à peine compte. De plus suite aux bombardements il avait eut une migraine à tuer un cheval. Son cerveau semblait vouloir sortir de son crâne par les oreilles. Très mauvais malade, Cameron en était devenu que plus agressif et râleur sous la douleur. Par chance, pour lui, ses douleurs s'estompèrent plus vite que celles de Jason. Mais cela ne l'empêcha pas de continuer à faire chier son monde. Enfant unique, tout avait toujours tourné qu'autour de lui et vivre constamment avec des gens du même âge qui eux aussi ont leur problèmes n'était pas du tout pour Cameron. Il avait adorer à un point inimaginable ses amis, sa petite personne avait besoin de son espace vitale et d'une attention particulière. Bref en manque de tout il avait finit par déprimait suite à une énième engueulade avec Jack, regrettant sa vie d'avant, râlant sur son manque de sexe, d'alcool et les vibrations des fêtes qu'il affectionnait tant.

Lorsqu'il sortit de ce calvaire, il voulut partir loin de New Way, loin de cette ville maudite qui le faisait tant souffrir mais pour laquelle il avait un attachement sentimental inaliénable. C'était sa ville, celle de ses amis, là où Allan reposerait en paix pour toujours. Alors qu'il voulu s'engager dans l'armée pour fuir son cauchemar, la quarantaine fut instaurée et il ne put mettre en œuvre son plan. Mais à posteriori il ne regretta pas d'être resté ici. Au moins il pouvait veiller sur ceux qu'il aimait : Sam le romantique, il tacherait de lui trouver la bonne fille, clean sous tous rapports. Savannah et Alex, il les protégerait de tous les porcs qui leur traîneraient autour. Enfin pour Jason et Jack, il ferait en sorte des les aider indirectement sur le plan financier. Mais cette isolation devînt vite à nouveau un fardeau qui pesa lourd sur le jeune homme qu'était Cameron. Seul dans son manoir d'un temps reculé, seul avec ses peurs et ses mensonges, il devait faire face à la vie impitoyable des adultes. "Mister Parties" et fêtes en tout genre, buvant, couchant, embrassant, jetant tout et n'importe quoi du moment qu'il prenait son pied et oubliait ses problèmes, était trop jeune pour surmonter ce que la vie lui avait donné d'affronter. Il se mentait à lui-même, mentait aux autres et à ceux qu'il aimait. Pour les protéger et leur faire croire que le petit garçon qu'il était savait se prendre en charge. Si c'était grâce à ses amis que Cameron n'était pas devenu un alcoolique maquereau toxico, c'était aussi pour eux qu'il mentait sur sa vie. Mais malgré ses mensonges, son attitude elle ne pouvait pas trahir ses fidèles compagnons qui le connaissaient depuis plus d'une décennie. Devenu agressif pour un rien et bagarreur comme pas possible, surpassant Jason lors de son adolescence, Cameron avait changé profondément. Il n'arrivait pas à vivre avec les poids qu'il s'était infligé de subir.

Il parlait très peu de ses problèmes réellement, noyant toujours ses derniers avec des liquides forts ou des rondeurs généreuses. Il évoquait peu ses peurs, ses rêves et ses envies. Secret sur ce qu'il était pour ne pas que ses amis se fassent du souci, il était celui que rien n'affectait et qui vivait de jour comme de nuit tel un Jet-Setteur d'Ibiza. Cette fougue de vivre lui pompait son énergie mais il feintait toujours d'aller pour le mieux et avançait toujours. Ne voyant pas qu'il se détruisait lui-même et en proie à des doutes de plus en lus profonds, il ne savait plus qui il était. Seul, le coach Harrison arrivait à le calmer comme un père l'aurait fait avec son fils.

Il ne fallut pas attendre très longtemps pour que Savannah lui demande comment il allait. Á cet instant, il décocha un léger sourire et bu un verre d'alcool. Préférant l'ironie à la vérité puis en présence d'une inconnue dont il n'avait toujours pas posé les yeux, il s'apprêta à répondre. Mais il fut couper dans son intention par son amie qui lui présenta donc celle qui partageait sa table avant que Cameron ne fasse irruption. Ce fut donc par respect pour Savy que Cameron tourna les yeux et posa enfin son regard sur elle. Son regard se mit subitement à pétiller en voyant que Savannah traînait avec pareille beauté. Jamais une fille de New Way n'avait été aussi belle et stylée, exception faite de Savannah et Alex, mais comme elles étaient des sœurs pour Cameron et qu'on ne couche pas avec ses sœurs, jamais il ne porta sur elle et ce même jeune, un regard autre que l'amour fraternel. D'ailleurs elle n'était pas de New Way parce que sinon, Mr Charme l'aurait déjà eut dans son lit. Décidément cette soirée s'annonçait de plus en plus intéressante. Secouant la tête, le plus jeune de la bande saisit la chaise que lui tira Savannah et s'assit sur celle-ci, reprenant son verre d'alcool fort dans les mains. Il sourit délicatement à Lena sans pour autant faire son grand numéro car avant tout, c'était Savy qui comptait. Il se tourna donc vers elle et lui répondit :

"Je me portes comme un charme. La preuve, je suis de sortie ce soir après une journée de cours sur la conception et la notion de perspective. Tu sais que mes jours de repos je les passe au bistrot. De cette manière je vois Lex et G.I. Jack mais de là à te trouver toi. Il est vrai que je ne passe pas beaucoup à la bibliothèque, tu me connais je tiens à mon image de playboy sans neurones. Mais finis de parler de moi et toi?"

Puis reprenant une gorgée de son alcool, il se remémora le prénom de la nouvelle amie de Savannah. Il faillit mourir en avalant de travers ce qu'il venait d'ingurgiter en se rappelant où il avait vu ce nom si long et rose bonbon. Lena la top modèle égérie de Chanel. Un fana de mode comme Cameron ne pouvait pas passer à côté de ce nom là, car monsieur avait offert à sa maman un des derniers sacs Chanel beige avec des dorures. Mais comment avait-il pu oublier ce visage. Il se souvînt alors que la presse people avait durant un moment parlé d'une cure de repos pour la demoiselle mais des doutes subsistaient quant à la véracité de la cure. Si elle était de repos ou d'autre chose. Il tapa un grand coup sur son thorax pour faire descendre la gorgée d'alcool récalcitrante et pouvoir enfin respirer. Lorsqu'il eut enfin déglutit et prit une profonde inspiration, il jeta un regard noir à son verre d'alcool assassin. Mais après quelques instants de silence de sa part et de honte aussi. Il se tourna vers Lena avec un sourire un peu plus charmeur et lui dit :

"Égérie de Chanel, qui aurait cru que si jolie demoiselle vienne se perdre dans un trou comme New Way. La quarantaine rajoute encore plus de charme à cette ville je trouve, elle n'a jamais été aussi attrayante qu'aujourd'hui. Les militaires ça attire les filles et les journalistes."

Il émit un rire entre sourire et toux pour marquer sa dernière phrase. Car il souffrait de la présence militaire mais devait avant tout faire comme si de rien était et que seul la fête comptait pour lui.

"En tout cas, Lena, tu as eu de la chance de tomber sur Savannah. Une amie comme elle il n'en existe pas beaucoup. Moi j'en connais deux, c'est pour ça que jamais je gagnerais au Loto j'ai trop de chance."

Il se tourna vers Savannah et trinqua son verre sur le sien en lui faisant un clin d'œil.
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Dim 3 Aoû - 18:13

Si seulement elle savait, Savy serait bien désenchantée. Car à mesure que les jours passaient, Lena désirait plus que tout retoucher à la poudre magique. Celle qui vous faisait voir des petites étoiles. Elle n’avait jamais cessé de penser qu’elle n’était pas prête à s’en séparer, elle était, avant sa cure, dans une phase ou tout était encore beau. Elle n’avait pas eu le temps de connaître le côté sombre de la drogue, elle n’avait profité que de ses effets bénéfiques jusqu’à présent, et aurait eu besoin d’approcher le gouffre dans laquelle elle vous entrainait pour pouvoir y renoncer définitivement. Mais elle ne voyait encore la coke que comme une source d’euphorie, d’invulnérabilité, de plaisir, en un mot, une source d’extase. C’était vrai, elle acceptait ce qu’elle avait été, mais dans son esprit elle l’était encore, et elle l’acceptait tout autant. Elle n’en aurait réellement fini avec la drogue que quand elle aurait subit ses effets les plus négatifs. Là, elle en serait totalement guérie.

Son interlocutrice était une personne dont l’innocence était évidente. Lena admirait sa façon de voir les autres, comme s’ils étaient tous bons. A New York, elle serait certainement l’une des personnes les plus appréciées, mais aussi l’une des plus critiquées. Mais Lena n’en mettrait pas sa main à couper, le comportement humain est parfois étrange, et son instinct pourrait lui dicter une autre conduite, afin de se protéger. Comme ils le faisaient tous. En fait, pour sa part c’était différent, elle ne cachait à personne qui elle était vraiment, ses fréquentations étaient souvent confrontées au génie dont elle pouvait faire preuve. C’était comme s’il y avait plusieurs personnes en elle et qu’elles avaient toutes un rôle à jouer dans la vie de la blondinette. Si elle mettait en avant la princesse de Park Avenue, ce n’était pas seulement pour se protéger, Lena Adams Swensson était une de celle que l’on ne pouvait détrôner, elle serait à jamais la fille de Carter Adams. Non, cette personnalité était vraiment son œuvre et quand elle la mettait en avant, c’était pour l’exhiber, parce qu’elle était particulièrement fière de cette image. Mais c’était bien elle, la petite Lena qui contrôlait tout.

Mais l’heure n’était plus aux réflexions psychologiques et philosophiques. Les deux demoiselles n’étaient plus seules, l’incarnation du mâle dans toute sa splendeur les avait rejoint. Et il n’était plus question d’être aussi naturelle. Car effectivement, le mannequin faisait son entrée. Oh bien sur, elle ne ferait pas la nunuche, hors de question de jouer les cruches, elle n’en avait pas envie, et elle n’avait aucun intérêt dans cette affaire à jouer les écervelées. Ce genre d’homme pouvait avoir la pétasse qu’il voulait, rien ne les déstabilisait plus que d’être ignoré, ou au moins de montrer que la demoiselle n’était pas intéressée. Et c’est ce qu’elle allait faire, la pétasse désintéressée. Parce que c’était bel et bien ce qu’elle était, totalement désintéressée. Elle appréciait énormément Savannah, et jouer les salopes en chaleur devant l’un de ses meilleurs amis ne serait très certainement pas perçu comme étant du meilleur gout par sa sauveuse. Et elle ne voulait pas risquer d’entacher cette merveilleuse amitié naissante. Elle lança ses boucles blondes en arrière, son visage devint un peu plus lointain, plus hautain, elle remonta avec son pull sur l’une de ses épaules, croisa les jambes et attrapa son verre dont elle but une gorgée. Ils échangèrent les banalités d’usage… ce qui lui permit de constater que les conversations commençaient toujours par les même mots, elle les employait elle-même avec ses connaissances. Puis elle les présenta. Son nom ne sembla pas avoir l’effet escompté. Qu’est ce que Manhattan lui manquait ! Ce porc ne la regarda que très peu d’ailleurs, il lui souri, aimablement, mais même si ces yeux semblaient être attirés par elle, il ne lui prêta pas une grande attention. Mais il finit par réagir au nom de Lena, il mit un peu de temps, certes, mais il finit par réussir. Elle manqua d’exploser de rire quand elle le vit s’étouffer, mais se retint, son rire serait peut être mal interprété.


Enchanté Cameron, dit elle entre deux sourires Colgate.

Elle pencha légèrement la tête de côté, elle essayait toujours de ne pas rire, mais c’était relativement difficile. Néanmoins il sembla reprendre un peu de contenance. Et sur un ton des plus charmeurs, un ton qu’elle connaissait bien pour l’avoir rencontré un bon nombre de fois, il adressa la parole. C’était un novice, on pouvait lire dans ses yeux qu’il était honteux de ne pas l’avoir reconnu plus tôt… ou peut être était ce parce qu’il s’était étouffé. Un vrai gamin, elle aurait pu exploser de rire, mais s’aurait été interprété comme du foutage de gueule. Et même si s’en était proche, c’était surtout qu’il l’amusait, il se voulait un véritable don juan, mais il redevenait facilement petit garçon. C’était mignon. C’était un dragueur elle en avait maintenant la preuve, il l’avait rapidement classée comme une fille à baiser et lui lançait son numéro, en lui la complimentant. Il la complimentait d’ailleurs d’avantage sur sa paire de seins que sur son QI, qui ne semblait pas le captiver, bien qu’à l’évidence son Q l’intéresse.

Apparemment les jolies filles ne sont pas rare à venir se perdre par ici, j’en vois une en face de moi et une autre derrière le comptoir… remarque, nous sommes peut être des spécimens rares ! Elle lui sourit, ses yeux riaient. En tous cas, ce ne sont pas les militaires qui m’ont attirés, je n’ai jamais été très admirative de la gonflette surdéveloppée et des neurones atrophiés ! Quant aux journalistes, j’ose espérer que la bombe qui les a attiré dans les parages c’est plutôt moi que celle qui nous est tombée sur la tête… Elle éclata de son rire clair et mélodieux avant d’enchainer. Effectivement j’ai eu beaucoup de chance, et même si elle ne veut pas l’entendre, Savannah, tu es ma sauveuse, je persiste ! Je ne gagnerais donc certainement jamais au loto puisque je l’ai trouvé sur mon chemin, mais en même temps je ne suis pas certaine que la grande cagnotte suffise à couvrir mes dépenses chez Tiffany.

Elle rit de nouveau et bu une gorgée de bière. Elle sentit le liquide amer couler dans sa gorge et sourit, plutôt heureuse de ce qu’elle avait répondu.
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Savannah Andrews
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Mar 5 Aoû - 20:14

{Désolée du retard, en ce moment je suis super occupée ><}

Alors que le soleil se couchait et que Savannah se trouvait au milieu des débris de l'usine, ses pensées tournées vers Ryan, Allan ainsi que le danger qui pesait sur les six amis, elle n'aurait pas imaginé passer une telle soirée. Son humeur un peu triste lui aurait certainement valu de rester dans sa chambre et de s'occuper par divers moyens, en solo. Elle aurait écrit dans son journal, envoyé des mails à des membres de sa famille et amis lointains puis se serait couchée sur son lit avec un bon roman. Snowball et Chocolate se seraient probablement pointés, espérant trouver une place auprès de leur maîtresse pour dormir tranquillement, près de la chaleur humaine. En bref, Savy n'aurait rien fait de bien palpitant mais après tout, c'était quelque chose qui lui arrivait souvent. Contrairement à son ami ici présent, les soirées, les bars et tout ce qui l'obligeait à sortir de son nid douillet n'était pas spécialement son truc. Elle aimait ça, mais à petite dose. Non, elle n'était pas casanière non plus. Disons que c'était compliqué, ça suffira largement comme explication... Seulement c'était sans compter sa rencontre avec Lena, qui l'avait presque fait oublier l'espèce de déprime dans laquelle la brunette s'était plongée cette après-midi. Lorsque celle-ci avait voulu la remercier, elle avait accepté de l'emmener dans un coin sympa de la ville sans réticence aucune, et même, avec envie. Ca lui faisait du bien, parce que ces derniers jours beaucoup de choses l'avaient pesé, surtout cette histoire de quarantaine et la recherche que les militaires effectuaient pour trouver les gens qui n'avaient pas respecté le protocole... Comme le groupe des inséparables.

En entrant dans le bar, Savannah avait donc espéré trouver deux de ses amis, puis n'en avait finalement vu qu'une. Mais cette brève discussion lui avait encore plus remonté le moral, elle avait besoin de sentir la présence de ses proches pour se souvenir qu'elle n'était pas toute seule dans cette galère. Intérieurement, elle le savait déjà, mais en avoir la démonstration était plus rassurant. Alex était venue lui dire un petit mot, et rien que le fait de la voir déambuler à travers les tables, de savoir qu'elle allait bien, suffisait à l'étudiante. L'arrivée de Cameron avait rendu cette soirée presque parfaite. Bien sûr, il en manquait toujours trois autres, mais ce serait étonnant qu'ils se pointent maintenant, et puis rien ne l'empêchait de les voir dans un autre contexte. D'ailleurs, elle aurait l'occasion de prendre des nouvelles de Jason en emmenant Lena au garage pour qu'elle puisse récupérer sa voiture, dès le lendemain matin. Pour le moment, toute la concentration de Savannah se trouvait sur Cam, qui ne tarda pas à s'asseoir sur la chaise tirée de l'autre table pour lui, et de répondre à la question de son amie. Elle hocha la tête tout en l'écoutant. Bien sûr qu'elle savait qu'il passait tous ses jours de congé ici, d'ailleurs parfois ils se croisaient : Savy venait un peu quand elle le voulait, ça pouvait être à n'importe quel moment de la semaine. Ses cours ne duraient évidemment pas jusqu'à neuf ou dix heures du soir, et comme la bibliothèque fermait à partir de dix-neuf heures... Toutes ses soirées étaient libres, d'où son large choix pour venir boire un bon Monaco et discuter avec ses amis qui seraient présents. A l'évocation de G.I. Jack et de son image de playboy sans neurones, Savannah ne peut retenir un rire. C'était du Cam tout craché. Le surnom donné à Jack avait été inventé par ses soins et il l'utilisait souvent - sauf quand ce dernier était présent, quoi que. Et aussi loin qu'elle se souvienne, Cameron n'était presque jamais venu lui rendre visite au travail. Une fois en fait, et encore c'était pour la voir elle et non pour emprunter un bouquin.

Parce que Savy n'était pas la seule à vouloir prendre des nouvelles de ses proches, Cam lui retourna la question. En fait, à un niveau général ça n'allait pas trop mal, malgré tout elle était inquiète et avait très peur des interrogatoires des militaires et de ce qu'ils pourraient découvrir sur eux. Mais ça, non seulement ça ne pouvait pas être précisé parce qu'ils se trouvaient dans un lieu public, en compagnie d'une inconnue en plus, mais il était également inutile d'en parler. Tout le groupe avait peur, qu'ils l'avouent ou non, chacun des cinq autres membres craignait pour sa sécurité. Logique au vu des circonstances. La brunette laissa donc ce sujet de côté pour toutes les raisons citées sourit à Cam, l'un de ses sourires qu'elle ne réservait qu'à ses amis les plus proches.

- Pareil, tout roule. Reprise des cours, du boulot... Ca fait vraiment du bien de plus se sentir complètement inutile et de reprendre le cours de sa vie.

Savy aurait voulu ajouter que néanmoins, elle se passerait bien des énormes devoirs donnés par les profs pour rattraper le retard sur le programme, mais elle n'en eut pas le temps. Cameron sembla avoir bu de travers pour une raison encore inconnue - parfois, il n'y en avait pas - et cela eu le don de la stopper dans son élan. Le regard rivé sur Cam, elle fut ravie de voir que quelques secondes et un bon coup sur le thorax plus tard, tout était rentré dans l'ordre. Savannah aurait souhaité lui demander si ça allait mais il semblait déjà bien assez embarrassé comme ça, et après une poignée de secondes silencieuses, Cam se tourna vers Lena. Evidemment, vu ses activités et ses connaissances dans ce domaine, il l'avait reconnue. D'ailleurs c'est à cet instant précis que Savy se demanda comment il avait fait pour ne pas percuter tout de suite. Visiblement, il lui avait fallu un peu de temps pour que le nom de Lena Adams Swensson fasse son petit effet. Avec un sourire charmeur, il lui sortit un compliment à la sauce Woods, et la brunette eut bien du mal à se retenir de sourire. Ce ne serait pas étonnant que ce soit lui qui finisse par ramener la demoiselle chez elle où il irait "prendre un dernier verre". Et tout le monde savait où finissait ce genre de trucs. Cameron ne s'attachait pas aux femmes, il avait peur de se laisser aimer, c'était évident. Enfin pour ses amis les plus proches seulement. Du coup il ne vivait que des aventures qui ne duraient pas, et vu la plastique de Lena, il était forcément intéressé.

Savannah ne savait pas trop quoi penser de tout ça. Elle aimerait tellement que Cameron change ! Certes elle respectait sa façon de vivre mais cette peur d'aimer quelqu'un vraiment fort ne pouvait pas lui apporter que du bon, au contraire. Pour le moment il était jeune, il avait le temps de voir venir. Seulement ce serait vraiment bien qu'il rencontre la fille de ses rêves et qu'il se rende compte que se laisser aimer et aimer en retour, ce n'était pas si dangereux et que ça en valait la peine. Quoi qu'il en soit, s'il voulait entreprendre quoi que ce soit avec Lena, ce serait pas si dérangeant, il était grand et savait se prendre en charge tout seul. Le seul truc que Savy surveillerait ? Qu'on ne lui brise pas le coeur, mais comme il ne semblait pas s'attacher plus que ça, ce n'était pas problématique dans l'immédiat... Pourquoi s'y opposerait-elle ?

Le jeune homme étant le plus charmeur et dragueur de tous ses amis, c'était également celui qui avait le plus de talent au niveau des compliments. Savannah eut le droit au sien, qui la toucha énormément même après autant d'années d'amitié, à être persuadée que ses amis l'aimaient autant qu'elle. Qu'importe ce qu'on pouvait lui dire de bien sur sa personne, c'était toujours pris avec une grande considération. Ne jamais prendre l'amour de vos proches pour acquis, c'était pratiquement ça devise. En tout cas, elle tâchait de suivre ce conseil à la lettre. Ce fut donc avec un sourire et un regard emplis de remerciements que Savy trinqua son verre contre celui de Cameron, juste avant que Lena ne réponde. Et bien sûr, tout comme elle l'avait appelée sa sauveuse depuis le début, elle aussi n'hésita pas à faire un nouveau compliment, qui visait également Alex. La suite fit rire la brunette, étonnant sachant que ce genre de choses aurait eu plus tendance à la faire fuir. Les personnes qui se vantaient, que ce soit de leur plastique, de leur fric, ou de quoi que ce soit d'autre la rebutaient. Mais Lena avait ce petit truc en plus, et puis peut-être n'était-ce que de l'humour après tout... En tous les cas, Savy se contenta d'en sourire franchement, autant à l'évocation de son corps qu'à celle de ses dépenses de shopping.

- Qu'est-ce que je devrais dire alors, moi qui ai rencontré les quatre hommes les plus géniaux de la Terre entière ! Avec ça, non seulement je gagnerais jamais au Loto, mais en plus je risque fort d'attirer la poisse. J'ai l'impression d'avoir usé tout mon quota de chance pour mes dix prochaînes vies ! lança-t-elle en éclatant de rire.

Cameron devait bien se demander ce qui justifiait ce titre de sauveuse, c'est pourquoi la brunette entreprit de le lui expliquer après avoir bu une bonne gorgée de Monaco. Décidément, ce truc avait beau n'être que peu alcoolisé par rapport à d'autres boissons, c'était vraiment délicieux. Si elle s'écoutait, elle pourrait en avaler quinze par jour. Bon après, elle risquerait fort de se retrouver clouée au lit... A moins qu'elle ne choisisse ceux des grandes surfaces, qui n'étaient pratiquement composés que de grenadine histoire que les enfants puissent y goûter. Enfin, revenons à nos moutons, elle n'était pas toute seule devant son verre !

- J'ai été promue sauveuse de Lena pour avoir été la première à passer sur la route de l'usine après que son pneu ait crevé, dit-elle avec un petit sourire pour la jeune femme, un air faussement fier sur le visage. J'ai appelé Jason qui passera récupérer le véhicule demain matin, j'emmènerai Lena. Je n'ai pas cours et puis ça fait trop longtemps que je l'ai pas vu, il faut que j'aille prendre de ses nouvelles ! Lena ne doit pas être bien d'accord avec moi, mais je suis ravie de ce petit incident, ça m'a permis de faire une excellente connaissance ce soir.

Eh oui, elle qui pensait que sa soirée ne serait agrémentée que de lecture et d'écriture, finalement elle se retrouvait à passer un bon moment au bar en compagnie de l'un de ses meilleurs amis et d'une jeune femme qu'elle appréciait de plus en plus au fil de la conversation. C'était sa première véritable soirée après sa sortie des abris, et ça faisait drôlement du bien. Ca changeait les idées au moins. Seule dans sa chambre, elle n'aurait pu s'empêcher de penser aux militaires... Comment oublier leur présence quand on avait un secret si lourd à cacher ?

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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Mer 6 Aoû - 17:20

Le bellâtre écouta les paroles de Lena comme on pouvait écouter le chant d'une sirène mais à l'inverse des compagnons d'Ulysse qui avaient de la cire dans les oreilles, notre matelot Woods conserva toute son ouïe et buvait les paroles de son interlocutrice. Lorsque cette dernière eut finit sa phrase Cameron resta sans voix. Elle était donc si riche et ça et elle n'avait aucune honte à se vanter de sa richesse. Ce point fit froncer les sourcils au jeunot qui n'appréciait guère qu'on mette en avant sa fortune. Lui-même en avait une conséquente, certes loin derrière Miss Adams mais suffisamment pour ne pas avoir à travailler toute sa vie mais jamais eu grand jamais il déballait cet argument dans une conversation. Même s'il ne se gênait pas pour acheter des choses futiles à un prix exorbitant, jamais il ne parlait d'argent ou alors il se dévalorisait avec voit faisait de l'humour dessus. Il avait une conception de l'argent très particulière et de ce fait, il n'était pas snobinard au point d'en faire baver ses amis. Au contraire, à la moindre occasion il les aidait sans pour autant les assister car il ne voulait pas non plus les blesser. D'ailleurs il allait donner sa New Beattle à Jack dans les jours qui suivent.

Ainsi, il ravala sa salive, oublia la blonde et se concentra donc sur celle qui l'intéressait le plus Savannah, la sauveuse. Elle semblait toute gênait lorsqu'on lui attribua ce surnom et se sentit obligée d'expliquer à Cameron de quoi il en retournait. Ce dernier savait à quel point Andrews était altruiste et généreuse envers n'importe qui. D'ailleurs les études qu'elle faisait montré bien à quel point elle appréciait la vie, les humains et les civilisations. Inutile de demander à Cameron quelle était la matière qu'apprenait Savannah car il n'avait jamais pu retenir ce mot barbare antromachinbidule. Autant lui : Art c'était court autant la matière de son amie était improposable. Il avait déjà retenu le contenu de la matière, le nom serait pour plus tard voit pour jamais.

Il plongea son regard dans celui de Savannah, ce regard qui en disait long sur son envie d'être seul avec elle mais malgré son asociabilité, Cameron respectait tous les amis de ses amis. Même si cela était dur. Il avait déjà oublié qu'une star était à côté de lui au profit de Savannah, dans d'autres circonstances, il lui aurait déjà sortit son grand jeu de charmeur à 3$ mais qui marchait à coup sur. Puis il l'aurait amenait chez lui, salit ses draps et l'aurait mise à la porte après le petit déjeuner. Mais en présence de ses amis, le Cameron con disparaissait au profit de l'ami fidèle voir possessif même trop possessif. C'était donc dans ces moments qu'il savait donner de sa personne. Rares moments mais toujours présents qu'en l'occasion faisait le larron.

Lorsque Savy parla de l'usine, Cameron baissa les yeux dans un moment de peine profonde et de rage intense. Pensant à la fois à Allan et au bombardement, le jeune homme ne savait plus quoi faire pour éviter qu'une larme ne perle à son œil. Il se mordit donc violement la lèvre inférieure et secoua la tête pour oublier ses deux moments difficiles et qui lui faisaient tellement mal encore aujourd'hui.

Il passa sa main dans les cheveux de son amie et lui sourit à nouveau, cette fois-ci ce sourire voulait dire à quel point il l'a trouvait belle mais ça elle le savait déjà et par ce simple sourire elle le saurait à nouveau. Woods était très tactile, il devait toujours toucher ce qu'il aimait qu'ils soient objets ou humains, plus si affinité. Il était là tel un grand sot, à regarder son amie sans rien lui dire. Il aimait que ses sentiments se transmettent autrement que par la parole et c'était souvent pour son regard ou son sourire que ses amis pouvaient lire à travers lui. Sinon Cameron disait toujours des conneries mais rarement des trucs philosophiques ou intellectuels au point que toute une assemblée l'écoute. Il cultivait ce côté mystérieux surtout pour sauvegarder son intimité et ne pas avoir à justifier de paroles déplacées comme : Je t'aime ou autre. Si toutes les filles avec qui il avait couché avaient eu droit à un Je T'aime, il aurait eut pas mal de plaintes pour mensonge. Cameron était adepte du silence émotionnel et jamais de sa bouche il n'était sortit un mot trop fleur bleue. Le dernier en date et encore sans le volume, fut un "Je t'aimerais toujours" prononcé sur la tombe d'Allan le jour de l'enterrement du garçon. Depuis il s'était blindé sentimentalement, ne tolérant plus d'ouvrir son cœur à des étrangers et à de nouvelles connaissances. Il aimerait toujours ses amis et ses parents, le reste si c'était des filles ben ça se passait dans un lit et si c'était des garçons un coup de poing dans la mâchoire et l'affaire était réglée.

Il but de nouveau une gorgée de son alcool, jetant un rapide coup d'œil à Alex au fond du bar puis posant de nouveau son regard sur celui de Savannah. Puis il englouti sa vodka pomme en moins de dix secondes et lorsqu'il posa son verre il prit enfin la parole :

"C'est cool si demain tu vois Jason. En parlant de lui, ça me fait penser que mercredi je réunis la bande chez moi pour une soirée Monopoly. T'es obligée de venir!"

Á ces mots Savy comprendrait vite qu'il était hors de question de faire un Monopoly mais plutôt une soirée mise au point. En effet Cameron ne pouvait plus vivre comme aujourd'hui. La pression du mensonge, les interrogatoires des militaire et maintenant la faculté qui imposait aux étudiants des tests sanguins. Il ne pourrait pas passer à travers tout le temps. Il avait énormément de mal à gérer sa vie depuis le bombardement, la frivolité de son existence en avait été toute chamboulée au point qu'il avait prit comme nouvelles amies la violence et l'agressivité. Seul dans sa vie, seul dans son manoir et trop seul dans son cœur, Cameron était sur le point d'exploser. Mais s'il le faisait ses amis allaient eux aussi avoir des problèmes. C'était pour cette raison qu'il gardait le silence et le garderait jusqu'à qu'une nouvelle solution soit envisageait. Il était dépassé par les évènements et il ne savait plus comment gérer son existence pour trouver le calme et la sérénité dont son être avait besoin. Il était trop jeune et il n'arrivait pas à assumer sa nouvelle vie comme il l'avait cru lorsqu'il avait dit à ses parents de partir en Floride.

"Sinon comment vont tes parents?"

Comme toujours, cet emmerdeur de première interrogeait toujours sur les parents de ses amis. Seuls les Andrews étaient restaient en bon termes avec les enfants de la bande, les autres voyaient d'un mauvais œil les amis de leur enfants. C'était comme ça depuis la mort d'Allan. Mais c'était aussi une manière de penser à ses parents qui étaient loin de lui et qui lui manquaient profondément même s'il nierait cette éventualité.
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Sam 9 Aoû - 18:43

Glauque. Oui c’était le mot qu’elle cherchait pour qualifier l’ambiance soudaine du lieu. C’était franchement glauque. Pour elle en tous cas. Elle se sentait même un peu mal à l’aise. Ils avaient leur petite vie à eux, et elle comprit pourquoi ce groupe était appelé les inséparables. Ils vivaient dans leur monde. Et plus qu’à n’importe quel moment de la soirée, elle n’en faisait pas partie. Elle trouvait même ça plutôt terrible cette façon qu’ils avaient de se fermer totalement du reste du monde. Si Savannah s’était montrée particulièrement ouverte, Cameron avait clos toute possibilité d’échange. Lena le regarda avec dédain, tandis qu’il n’avait d’yeux que pour son amie de toujours. Elle attrapa son verre et bu une gorgée. Finalement elle s’emmerdait. Si pendant un instant elle avait pensé pouvoir se faire à la vie à New Way, elle déchantait. Elle détestait être ici, avec eux. En réalité non, elle détestait être ici avec ce type. Il lui était totalement antipathique. Elle claqua ses ongles sur le verre et se laissa entrainer par ses pensées.

En réfléchissant sur leur amitié, elle trouva le terme quel jugeait le plus juste pour qualifier leurs rapports : ils étaient malsains. Il n’y avait de la place que pour eux dans ce cercle. C’était une amitié tellement prenante que tout lien extérieur était exclu. Elle avait senti une certaine animosité de la part d’Alexandra et Cameron. Comme si elle allait leur voler Savy, comme si elle était une menace pour le groupe. Pourtant elle n’avait pas d’exigences. Elle cherchait simplement à créer des liens. Elle ne voulait pas d’une grande amitié. Elle n’en avait jamais eu, et ce ne serait certainement avec une jeune fille qu’elle avait rencontré une heure plus tôt qu’elle créerait un lien aussi fort. Non, les seules personnes de qui elle pouvait réellement se rapprocher étaient celles qui avaient partagé son abri. Mais manifestement, créer un échange demandait trop d’attention, du moins si cette prise d’attention ne posait pas de problème à la brunette, ses amis avaient leur propre avis. Lena ne mit même pas en cause sa mauvaise blague sur son compte en banque qui avaient peut être été mal perçu, elle ne s’en vantait pas à proprement parler. C’était un fait. Elle était riche, très riche, et en générale c’était une information connue de son entourage. Quand elle en parlait, c’était avec un humour que tout le monde ne pouvait comprendre. Mais elle avait toujours assumé qui elle était et ce qu’elle disait. Même si ça faisait grincer des dents.

Le temps était long. Elle regarda sa montre. Il était tout juste 22h45, Seth devait être rentré. Elle avait envie de le retrouver, mais ne voulait pas paraître impolie, aussi elle attendrait. Elle les regardait, l’un après l’autre, les bras croisés, ses boucles blondes sur ses épaules, elle posa sa main contre ses lèvres quand elle bailla mais essaya d’être discrète. Elle décida de se laisser emporter par ses songes pendant qu’ils continuaient de discuter.



[c'est bref... et pas terrible, m'enfin vous m'avez pas aidée hein XD]
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Jeu 14 Aoû - 0:23

A force de parler de l'usine sans laisser apparaître la douleur que ça lui causait, Savannah avait fini par ne plus faire attention à ce mot et à le dire comme si jamais rien ne s'y était déroulé. Ce fut donc en toute innocence que ses explications sur sa rencontre avec Lena étaient sorties de sa bouche. Et ce ne fut que lorsque Cameron se mordit la lèvre inférieure et secoua la tête qu'elle se sentit immédiatement coupable de ne pas avoir été plus attentive. Le barman était tout sauf un bon menteur aux yeux de son amie. Avec les autres, peut-être qu'il était doué, mais ses cinq meilleurs amis savaient toujours lire en lui. Quand il ne se sentait pas bien, ça se voyait. Et à cet instant précis, il était certainement assailli par de terribles souvenirs à cause de cinq malheureuses petites lettres. Savannah était capable de cacher sa tristesse quand on lui en parlait, de toute façon elle n'avait pas trop le choix. Bossant dans une bibliothèque en parallèle de ses études, elle accueillait de nombreuses personnes qui entraient et sortaient sans arrêt. Certaines étaient des petits vieux qui aimaient rabâcher à quiconque voulait l'entendre que cette usine était maudite, et vu que Savannah se trouvait derrière la réception la plupart du temps, ça retombait sur sa pomme. Hors de question pour elle de les envoyer balader : ils ne seraient pas contents et ne reviendraient pas, ce qui ferait perdre de l'argent à la propriétaire. Une bibliothèque ne rapportait pas tant que ça, on ne payait en général qu'un abonnement pour emprunter un nombre de choses illimitées - bouquins, DVD documentaires... - mais il fallait bien boucher un peu le trou des dépenses, parce que l'Etat ne donnait pas grand-chose. Comment faire de nouvelles acquisitions pour satisfaire les habitants de la ville si on n'avait pas de billets verts ? Quoi qu'il en soit, Savy devait bien avouer qu'entendre les papis et mamies de New Way expliquer à chacune de leur visite - ils étaient biens connus pour radoter - que le terrain de l'usine avait reçu une malédiction était insupportable. Dans d'autres circonstances, ça l'aurait fait sourire, mais elle avait beaucoup trop perdu là-bas pour cela. Alors oui, elle affichait un air des plus neutres quand on lui parlait de cette putain d'usine, et avait tellement prononcé ce mot devant un nombre incalculable de personnes différentes que c'était pratiquement devenu quelque chose de normal. Mais pour Cameron et les autres, ça ne l'était pas. La brunette voulut lancer un regard d'excuse à son ami mais ne voulait pas que Lena ne réalise qu'un truc clochait. Sinon, elle poserait peut-être des questions, et là... Ca finirait très mal. Allan était un sujet que même les inséparables n'abordaient pas, sauf les 13 octobre. C'était beaucoup trop difficile.

Cam eut un geste d'affection pour la jeune femme ainsi qu'un sourire qui laissait passer tout l'amour qu'il ressentait pour elle. La brunette adorait ces instants où ses amis lui prouvaient qu'elle comptait et qu'elle était importante à leurs yeux. C'était un besoin, un truc vital dont elle ne saurait jamais se passer. Elle-même du style à toujours devoir montrer aux cinq membres du groupes qu'elle les adorait, l'étudiante rendit à Cam son sourire et se promit de le prendre dans ses bras dès qu'elle en aurait l'occasion. Pour se rassurer, pour le rassurer lui... Pour qu'il sache qu'il serait comme un véritable frère à jamais. La relation qu'ils entretenaient tous était si forte que Savy avait du mal à s'imaginer ce que ça aurait pu être avec Ryan. Si elle aimait autant que ça un frère de coeur, alors elle aurait vraiment adulé son frère de sang. Des moments comme celui-ci étaient paradoxaux : d'un côté elle aimait les démonstrations d'amour, mais d'un autre ça lui faisait penser à celui qu'elle avait perdu et a tout ce qu'elle aurait pu vivre à ses côtés.

Quand Cam enchaîna sur sa visite à Jason et sa soirée Monopoly, elle saisit l'occasion pour laisser cette tristesse la quitter et afficha un sourire ravi. Mais c'était bel et bien un sourire amusé qui s'affichait dans son esprit. Une soirée Monopoly... Il neigerait avant que le groupe des six en entame une partie. C'était un code comme un autre pour faire comprendre à l'étudiante qu'ils devaient se voir tous ensemble, de façon à discuter de choses importantes. Comme la bombe, le mois d'enfermement et la quarantaine. Depuis leur sortie des abris, ils ne s'étaient pas revus les six en même temps. Ca manquait à Savannah. Elle acquiesça et but une gorgée de son Monaco avant de répondre à Cam.

- Ouais bien sûr ! J'ai hâte d'y être.

Portant toute son attention sur Savannah, l'étudiant en art ne lui laissa pas le temps de poser une question à son tour ou de dire quoi que ce soit. Il lui demanda comment allait ses parents. Chacun prenait des nouvelles sur la famille de l'autre, et Cam était le moins interrogé. Ses propres parents se trouvaient en Floride maintenant et comme il vivait seul, il n'avait pas énormément de trucs à raconter sur les Woods, qui n'avaient donc pas vécu ce mois d'abri, contrairement aux Andrews. Ces derniers allaient bien et c'était tout ce qui comptait pour Savy. Elle avait déjà perdu son frère et l'un de ses meilleurs amis. Elle ne supporterait pas de perdre encore quelqu'un de proche, si ça venait à arriver, elle deviendrait folle. Elle avait besoin de chacun d'eux dans sa vie, car tous lui apportaient quelque chose de particulier. Et tout simplement : elle les aimait.

- Ils vont bien, je te remercie. Ils sont tout aussi heureux que moi de retrouver la maison et toutes les petites habitudes du quotidien.

Savy s'adressait à Cam mais ne pouvait s'empêcher de regarder Lena du coin de l'oeil. Evidemment, la pauvre demoiselle avait été mise de côté dès l'arrivée du jeune homme. La brunette n'en voulait pas à Cameron de ne pas s'adresser à sa nouvelle connaissance, mais elle se sentait mal de ne pas incluer Lena dans leur conversation. Oui, elle aussi était possessive et aurait bien aimé qu'ils ne soient que tous les deux pour discuter, cela dit ce n'était pas une raison pour la mettre à part. Nate avait trop vécu ça ; une période qu'elle n'oublierait jamais. Il avait souffert de ne pas pouvoir faire vraiment partie du groupe. En fait, il ne souhaitait même pas devenir un membre à part entière, mais demandait seulement à se faire accepter. Néanmoins, personne n'avait fait d'effort pour lui, Savannah non plus d'ailleurs, puisqu'elle passait plus de temps avec ses "potes" qu'avec son propre petit-ami. Du coup, il avait finit par quitter New Way et ne lui avait laissé qu'un message sur le le répondeur en guise de rupture, lui demandant expressément de ne jamais tenter de le rappeler.

Lena regarda sa montre, comme Savy put le constater en lui lançant un bref regard que la blondinette n'avait pas remarqué. Il était temps de faire quelque chose : soit de faire comprendre à Cam que ce serait bien qu'il discute aussi avec Lena, qu'ils auraient l'occasion de parler mercredi, soit de proposer de rentrer. Que faire ? Pour la première solution, c'était râpé. Elle savait à quel point Cam pouvait s'avérer possessif, encore plus que les autres. Il se refusait à donner son coeur à d'autres personnes que sa famille et le groupe des six, alors il était normal qu'il veuille les garder pour lui. C'était un mauvais comportement que Savy comprenait, mais elle continuait à espérer qu'avec le temps, il faiblirait pour disparaître totalement. Du coup, la pauvre jeune brune ne voyait pas ce qu'elle aurait pu faire d'autre que demander à Lena si elle souhaitait rentrer. Quoi que, ça aurait pu paraître déplacé sachant que pour le moment, c'était elle qui se trouvait éloignée de la conversation.

- Je vais pas pouvoir rester, mon devoir est à rendre pour... trop tôt à mon goût, et je dois revoir quelques points. J'ai pas du tout eu le temps de m'en occuper aujourd'hui...

Le temps ? Tu parles. Elle avait préféré partir sur le terrain de l'usine et y rester jusqu'au coucher du soleil. En fait, elle se trouvait bel et bien sur son bureau en train de plancher sur les Mayas, mais prise d'une soudaine déprime et d'une envie irrépressible de consacrer du temps à Ryan et Allan, elle avait tout laissé en plan pour prendre la voiture et se diriger vers les décombres de cet endroit soi-disant maudit. S'étant interrompue, elle devrait forcément y retourner avant d'aller se coucher où elle risquait de perdre le fil. C'était comme ça, elle devrait travailler avec une façon bien précise sinon ça ne fonctionnait pas. Jusqu'à maintenant, elle s'y était tenue et ça avait réussi, alors hors de question qu'elle change. Et finalement, dire qu'elle devait partir n'était pas une fausse excuse, même si une demi-heure de plus ne l'aurait pas tuée non plus.

- Je te ramène, Lena ! dit-elle tout en se levant avec un sourire chaleureux, espérant qu'elle n'était pas trop agacée d'avoir été mise de côté. On conviendra d'une heure pour aller chercher ta voiture demain. Quant à toi Cam, je te vois mercredi alors. Tu me rappelles pour me donner l'heure ! Prends soin de toi en attendant.

La brunette enlaça tendrement son ami qui s'était levé pour dire au revoir, et qui ne tarderait pas à aller finir son verre au bar maintenant qu'il était tout seul. Dommage, Savy aurait vraiment adoré discuter plus longtemps avec lui, en fait son histoire de compo à rendre c'était vrai, mais si elle n'avait pas été en compagnie de Lena ce soir, elle serait certainement restée quitte à perdre le fil de son devoir, parce que prendre des nouvelles de ses amis était plus important que quoi que ce soit d'autre. Mais continuer cette discussion à trois serait suicidaire : Cam resterait tout aussi centré sur Savannah et l'étudiante ne voulait pas faire vivre ça à Lena. Elle relâcha Cam, lui fit un bisou sur la joue et enfila son manteau.

{Je voulais pas forcément clore mais vu la tournure des choses... Bref, chacun respecte son perso quoi, et je voyais pas Savy réagir autrement xD}

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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Jeu 14 Aoû - 22:38

Comme toujours dès que Cameron arrivait tout partait en cacahuète. Á croire que le jeune homme était un repousse personne. Certes il n'avait nullement envie d'aller avers les gens mais uniquement vers ses amis. Cependant, là il avait fait louper une soirée sympathique à Savy. Sur le coup, il s'en voulu et baissa son regard sur son verre vide, comme un gamin qui bouderait après qu'on lui eut fait un reproche. Il cherchait à se rattraper mais hélas cela semblait être trop tard, Savy sortie une excuse qui aux yeux de Cameron semblait louche puis enchaîna. Tout se passa très vite et Cameron se rendit compte bien trop tard de son erreur et du fait qu'il avait mis Savy mal à l'aise vis-à-vis de Lena. Lui et sa connerie allaient battre des records. Prêts à tout pour se rattraper lorsque Savannah eut fini de lui faire un bisou, il proposa :

"Si tu veux rentrer plus vite chez toi pour travailler, je peux ramener Lena chez elle"

Ce grand bêta proposa de ramer l'inconnue pour prouver à Savannah sa bonne volonté. Changeant de tout au tout, le jeune homme devînt plus doux et charmeur. Bref le kéké de base, celui qu'il était lorsque ses amis n'étaient pas là. Il ne voulait pas jouer le grand jeu non plus mais il se montra courtois t classe, ce qui était assez rare de la part de Woods en présence de jolies filles. Avec ces spécimens, il était expéditif, faisait jouer sa fortune pour accélérer l'accroche. Il se tourna vers Lena et sortit avec un large sourire :

"Si Mlle Admas Swensson accepte bien entendu d'être raccompagnée par un pouilleux de New Way…"

Il s'inclina grossièrement pour ironiser sa demande afin de détendre l'atmosphère qu'il venait de pourrir il y a quelques minutes. Décidément Woods ne tournait vraiment plus rond et il changeait trop vite d'émotion pour être constant dans ses actions. Voulant tour à tour faire plaisir à ses amis, à ses parents et puis à lui, enfin superficiellement, il en oubliait l'essentiel : sa vie. Vivre pour les autres même s'il on les aime d'un amour inconditionnel, cette vie ne peut être pleinement vécue que s'il l'on vit avant sa propre vie avant tout. Pour donner du bonheur, il faut savoir ce que c'est et surtout savoir l'apprécier pour pouvoir le transmettre. Or Woods ignorait tout du vrai bonheur pensant qu'à la superficialité des choses et qu'il arriverait à heureux les autres même si lui souffrait au fin fond de son moi. Pour cela il fallait qu'il se laisse aller à ses envies et à ses réels plaisirs. Ceux que Woods revendiquaient : alcool et femmes n'étaient qu'une façade de sa personnalité meurtrie et en rien il espérait cela de toute son âme. Bien au contraire, une vie de famille, avec lui en tant de chef de famille, avec une femme et des enfants, voilà le rêve inavoué du jeune garçon. Un rêve qui pour lui était irréalisable dont il ne parlerait à personne. Effectivement lui-même avait du mal à se l'avouer. Sa peur de la perte d'autrui lui rendait sa vie sentimentale impossible sur le long terme et son cœur s'était formaté a n'aimé de nouvelles personnes que pour une semaine.

Il tendit la main à Lena se proposant de lui passer sa veste, si cette dernière le voulait bien. Il se conduisait en parfait gentleman pour s'excuser auprès de Savannah d'avoir été aussi con. Il mettait du temps à comprendre mais il savait reconnaître ses tords même si jamais au grand jamais, il ne l'avouerait à voix haute. Il avait trop de fierté pour ça.

Il attendit donc de voir comment les choses allaient tourner et surtout si il allait pouvoir se rattraper aux branches pour que Lena continue d'apprécier Savannah car Cameron combien Savannah pouvait être sensible à se genre de choses.
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MessageSujet: Re: Gente Alu et Escarpins (suite) [PV Savannah/libre]   Dim 2 Nov - 19:04

Oh du mouvement, enfin, quelle merveilleuse idée, de bouger un peu. Certes elle sentait que Savy essayait de se tirer d'une situation désagréable, et d'éloigner les deux individus qui ne pouvaient manifestement pas se sentir et cohabiter, mais en plus d'être tout à son honneur c'était une proposition intéressante. Rentrer pour se poser devant la téler à larver comme une grosse locque devant une série bidon du 20ème siècle. Elle ne le faisait jamais, ça, à Manhattan. Elle avait découvert cette activité ici et elle pouvait dire qu'elle avait bien apprécié! C'était frais, oui voilà,une activité fraiche, qui ne demandais ni concentration, ni attention, seulement d'être posé, comme une larve et de laisser l'appareil balancer toutes ses images. Quel programme palpitant!
Mais la proposition de Cameron, pour le moins déconcertante, vint bouleversé ce programme alléchant. Et si elle choisissait de faire autre chose... Ce serait intéressant, aussi, de s'amuser avec ce petit bonhomme qui ne connaissait pas grand chose de la vie. Elle allait jouer sa pétasse, sa connasse, sa grognace et tout autre chose qui finit par asse. C'était follement excitant!
Bon, elle n'était pas certaine d'en sortir avec les honneurs, elle n'était pas convaincu que tout se passerait bien pour Cameron et ne pensait pas non plus, et surtout, que Savy et les autres l'apprécient encore par la suite. Il la maudiraient, sans doute, mais à bien y réfléchir, elle s'en foutait totalement. D'ici quelques temps elel pourrait repartir pour sa cher vilel adoréeet oublier tout ce qui s'était passé ici.

C'est trés gentil Cameron, je pense que je vais accepter ta proposition, je ne voudrais pas empêcher Savannah de travailler, j'ai déjà tellement abusé.

Elle lui décrocha un de ses sourires les plus Colgate, mais qui semblait étrangement sincère, et elle le laissa reposer le manteau sur son dos. Elle souleva ses lourdes boucles blondes pour les remettre en place correctement, sur ses épaules. La masse de cheveux retomba en laissant s'échaper un doux parfum sucré qui envouterait le pape lui même. Elle était exquise ce soir, rayonnante et plus d'un garçon aurait voulu la raccompagner chez elle.

Et bien allons y!

Elle se retourna vers Savy et la serra dans ses bras, comme font toutes les pouffiasses de NY avec leurs amies.

Vraiment merci pour tout j'ai passé une trés agréable soirée. J'espère qu'on se reverra trés vite!

Elle regarda Cameron lui adressa un autre sourire et prit la direction de la sortie. Elle monta en voiture, en silence, et ne parla pas beaucoup de tout le trajet. Pas qu'il ai de tensions entre eux, c'était une sorte de gêne qu'aucun d'eux n'aurait pensé éprouver dans ce genre de situations. Lena avait pour sa part vécu des choses beaucoup plus génantes et ne s'était pas senti mal pour autant. Quand il la déposa devant chez elle, elle se remémora son programme TV/larve. C'était ce qu'elel ferait ce soir. Elle n'abandonnait néanmoins pas l'idée de s'amuser avec lui une autre fois.

Merci de m'avoir raccompagnée, c'était trés gentil.

Elle marqua une pause, elle le regardait avec défi.

A une prochaine fois. Passe boire un verre à la maison, à l'occasion.

Elle lui décrocha un dernier sourire et se dirigea vers sa maison, sans se retourné une seule fois. La lumiète était allumée, Seth devait être rentré.
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